Liste
des questions les plus fréquentes à propos de soc.subculture.bondage.bdsm
seXrated
Cliquez ici si vous ignorez ce que seXrated signifie
Vous
êtes au moins le 1.447.818ème visiteur depuis le 3 décembre 1995. (Mon compteur
de visites fonctionne bizarrement depuis environ un an donc le nombre exact est
probablement plus important).
Free
Speech Online Blue Ribbon Campaign (Campagne du Ruban Bleu pour la Libre
Expression en ligne)
Des
discussions à caractère sexuel sont reprises sur cette page. Si vous ne désirez
pas lire d'information explicitement sexuelle, veuillez vous procurer un
logiciel de filtrage pour les parties traitant de ce sujet. Veuillez également
vous connecter à un site ne contenant pas ce type d'information.
Bienvenue
dans la liste "FAQ" (Frequently Asked Questions: questions les plus
fréquentes) du site web soc.subculture.bondage.bdsm !
Le
contenu de cette page:
*
Introduction
*
Les FAQ à proprement parler
*
Traductions, etc.
*
Questions les plus fréquentes à propos de la liste FAQ
*
Annexe sur d'autres potins intéressants
*
Déclaration sur le plagiat et renom de copyright illégal
Veuillez
prêter une attention particulière à la dernière FAQ de la liste de FAQ à
proprement parler; c'est une section assez importante, qui reprend toutes
sortes de liens BDSM en ligne ou non. Si cette liste ne vous suffit pas,
rendez-vous ici !
Introduction
Soc.subculture.bondage.bdsm
est un groupe de discussion d'internautes, ou "newsgroup", à propos
de différents thèmes dont le sexe et le bondage (littéralement:
"ligotage"). Cette liste de FAQ est mon jeu de réponses aux questions
les plus fréquentes dans ce groupe. Elle pourrait présenter quelque intérêt que
vous ayez ou non vécu une expérience s.s.b-b (soc.subculture.bondage.BDSM)
*
Quel genre de sujets sont abordés sur soc.subculture.bondage-bdsm ? Et quels
sont les sujets de discussion qui ne sont PAS appropriés sur ce site ? Veuillez
lire les conditions d'utilisation du site ! Tout sera dès lors très clair.
Cette
section FAQ comporte des informations à caractère explicitement sexuel. Si vous
ne désirez pas prendre connaissance des ce type d'information, je vous
conseille de ne pas consulter la section des FAQ. Si vous estimez que la
section FAQ en elle-même est obscène, je vous demanderais de lire ma réponse à
la question 20.
Rendez-vous
sur "quoi de neuf dans les FAQ ?" (si vous êtes curieux, visitez
également my personal adults-only home page).
Des
ouvrages pourraient être et seront écrits sur le sujet; n'oubliez pas que ceci
est une liste à onglets reprenant des FAQ. Si vous deviez apprendre quoique ce
soit de cette liste, il est à espérer que ce soit le nombre de questions qu'il
faut se poser et à quel point il reste à apprendre ! Si vous êtes intéressés ou
curieux à propos de questions qui vous semblent avoir été abordées d'une
manière trop brève, référez-vous à la fin de la section FAQ à la liste
d'ouvrages fantastiques et de sources d'informations complémentaires. Et si
vous désirez davantage d'idées ou de conversations à propos de quelque sujet
que ce soit, et bien, à quoi d'autre pourrait servir
soc.subculture.bondage-bdsm ?
LES
FAQ
1.
Que signifie B&D, S&M, D&S, "top" et "bottom" ?
Commençons
par la partie la plus facile: "B&D" = "bondage &
dominance" (ligotage et domination) ou "bondage &
discipline" (ligotage et discipline). "S&M" = "Sadism
& Masochism" (Sado-masochisme). "D&S" = "Dominance
& Submission" (Domination et Soumission).
Les
personnes qui consultent s.s.b-b sont généralement intéressées par des
relations sexuelles qui sont en dehors de la norme. Un des thèmes fréquents sur
s.s.b-b est la question "comment nous définir ?", puisqu'il n'existe
pas un seul et unique modèle de pratiques sexuelles dont nous partagions le
goût et dans lequel nous serions intéressés, alors qu'il y a beaucoup de points
communs dans les choses dont nous parlons.
Certaines
personnes aiment à se soumettre à d'autres, se plaçant sous l'autorité de
quelqu'un d'autre, dans un contexte sexuel. Cela peut être quelque chose
d'extrêmement excitant pour quelqu'un de vous dire:" je vous appartiens.
Utilisez mon corps pour votre plaisir". Dans ce cas, il s'agit de
"D&S"; une personne domine, l'autre se soumet. Esclave/Maître,
Epouse de Harem/Sultan, Petit Garçon/Papa, Elève/Maîtresse d'école. La
"D&S" est un jeu de pouvoir érotique dans lequel les deux
partenaires prennent du plaisir - l'un par
le frisson du contrôle, l'autre par le frisson d'être contrôlé. C'est
aussi ici que les termes "top" et "bottom" interviennent;
le "top" étant, en gros, celui qui domine et le "bottom",
en gros, celui qui se soumet.
Que
font les dominants et les dominés ensemble ? Et bien, une possibilité
intéressante est qu'ils aient de nombreuses relations sexuelles très intenses.
Une autre possibilité est que le dominant attache le dominé d'une certaine
manière; ce qui met le dominé directement et physiquement à la merci du
dominant, puis le dominant s'amuse avec le dominé, le taquinant, le séduisant,
le frustrant et finalement, on l'espère, le satisfaisant. Ce type de jeu est du
bondage-dominance (ligotage-domination). Certaines personnes aiment jouer avec
la notion de punition: "Tu n'as pas été sage donc maintenant je dois
t'attacher et te donner la fessée !" C'est du ligotage-discipline.
Ensuite
il existe un type de jeu appelé "S&M" - "sado-masochisme".
Ce qui inclut des fouets, des bâtons, des pinces pour tétons, toutes ces choses
merveilleuses étudiées pour causer la douleur, à un niveau plus ou moins
intense. Cela peut être une expérience puissante de se soumettre à quelqu'un
qui veut vous faire mal: c'est un fantastique acte de confiance. Et comme nous
en parlerons plus avant, la douleur n'est plus réellement de la douleur dans le
jeu S&M; elle se transforme en une stimulation incroyablement intense, qui,
si le dominant qui l'administre est expérimenté, peut amener le dominé à un
niveau d'extase entièrement nouveau.
Parfois
l'aspect D&S passe au second plan par rapport au plaisir sexuel; il n'est
pas nécessaire d'aimer obéir aux ordres de quelqu'un pour aimer être ligoté et
fouetté ! Et bien sûr la douleur (qu'elle soit légère ou intense) n'est qu'une
sorte de sensation; il y en a beaucoup d'autres, et toutes peuvent apporter
énormément de plaisir lorsqu'on en joue.
Ce
type d'aventure, mêler la douleur et le plaisir pour créer une expérience
étonnament puissante pour le dominé est parfois appelé "SM":
"Sex Magick". Les définitions précises des termes
"B&D", "S&M", importent moins que les expériences
qu'ils visent. Tous ces domaines, ainsi que vous pouvez le constater, se
chevauchent et s'entremêlent de nombreuses manières, mais à mes yeux ils se
fondent tous dans le seul concept de "Sex Magick": soit prendre une
pensée imaginaire et la rendre réelle, créer un lieu magique dans lequel votre
désir peut accéder à une exaltante réalité !
Tant
que nous en sommes aux abréviations, en voici d'autres: "motos" =
Members of the Opposite Sex (Personnes du sexe opposé), "motss" =
"Members Of The Same Sex" (Personnes du même sexe), "IMHO"
= In My Humble Opinion (A mon humble avis), "BTW" = By The Way (Au
fait, à propos), "SO" = Significant Other (l'autre personne
d'importance, c'est-à-dire le (la) partenaire), "SMBDLMNOP" = SM et
BD et tout autre sujet dont nous parlons d'habitude sur s.s.b-b:
"Munch" se rapporte à "toute réunion sociale de personnes
habitant la même région et lisant s.s.b-b" (une abréviation pour
"Burgermunch", une tradition ayant débuté à Palo Alto),
"plonk", voir une question ultérieure, "WIITWD" = What It
Is That We Do (ce que nous faisons), un nouveau terme pour
"SMBDLMNOP", "YMMV" = Your Mileage May Vary (Votre
kilométrage peut être différent -au sens figuré bien sûr !- (ndlt),
c'est-à-dire: voici mon expérience personnelle: la vôtre pourrait être
différente; "ObBDSM" = Obligatory BDSM" (BDSM exigé), si une
note ne contient qu'un peu de BDSM, celui qui la publie indiquera à la fin de
la note "ObBDSM: <some hot BDSM item>"; "YKINOK" =
Your Kink Is Not OK" (votre Kink ne convient pas -> kink est un terme
d'argot désignant une personne sexuellement déviante) -> voir question 17 et
bien sûr "FAQ" = Frequently Asked Questions" (questions les plus
fréquentes).
Oh,
la raison pour laquelle je qualifie le comportement SM de "jeu" est
qu'il ne s'agit pas d'une corvée ! Jeu ne signifie rien de plus qu'une activité
ayant un but récréatif afin d'en retirer du plaisir, ce qui implique que le
terme "jeu" est très adéquat pour qualifier de nombreux comportements
BDSM. Beaucoup de mes amis utilisent le mot "jeu" de la même manière.
(Toutefois permettez-moi de débuter les nombreux "YMMV" en constatant
que de très nombreuses autres personnes pratiquant le BDSM considèrent que
c'est un aspect très réel et très profond de leur orientation sexuelle; ces
personnes estiment que le terme "jeu" n'exprime pas de manière
adéquate à quel point ces relations et ces comportements sont importants et
fondamentaux à leurs yeux. J'ai de plus en plus l'impression de faire partie de
ces personnes. Et pour d'autres personnes encore, certaines pratiques BDSM sont
un jeu, et d'autres pas. Toujours dans le vague ?)
Afin
que les choses soient absolument claires dès le début, AUCUNE INFORMATION
DIFFUSEE ICI NE PRONE DE COMPORTEMENT NON LIBREMENT CONSENTI. Ce que je décris
ici sont des manières pour des partenaires sexuels de prendre du plaisir
ensemble, uniquement si les deux sont consentants et donnent leur consentement.
Quiconque déclarant que cette information soit d'une manière ou d'une autre une
façon d'encourager des actes criminels et non consentis librement est par la
présente accusé de n'avoir ni lu ni compris ce que je suis en train de dire.
Lorsque j'utilise le terme "SM" dans cette section FAQ, j'évoque
spécifiquement un comportement consensuel. (Voir une question ultérieure pour
plus de précisions).
Enfin,
vous avez certainement déjà remarqué que nous parlons de davantage de sujets
que simplement de sexe ou de ligotage.
Si cela ne vous convient pas, publiez donc vous même quelque chose sur
l'un ou l'autre de ces sujets ! Se
plaindre en disant:" Mais où sont les messages sur le sexe et le
ligotage?" ne mène à rien; si vous désirez qu'on aborde plus un certain
sujet, abordez-le vous même. Chacun sur
s.s.b-b publie des messages pour des raisons personnelles qui n'ont pas souvent
pour but de titiller des étrangers.
Mais
encore une fois, ce groupe traite de titillation, d'érotisme conscient,
d'obtenir ce que l'on désire, et la première étape est souvent de l'admettre.
Poursuivez votre lecture et amusez-vous ! Qui sait, peut être serez-vous devenu
quelqu'un d'autre d'ici à ce que vous ayez terminé de lire ce FAQ... c'est
arrivé à d'autres avant vous :-)
2.
Qu'est-ce qu'une "scène", et qu'est-ce que la "négociation"
?
Le
SM a de très nettes connotations théâtrales. Le fait que vous soyez un dominé
lorsque vous jouez sexuellement ne signifie pas que vous soyez facilement battu
dans la vie réelle, pas plus que d'être dominant pendant le jeu ne fait de vous
un égoïste autoritaire. Ce ne sont que des rôles que vous pouvez jouer; en un
certain sens vous êtes un acteur.
D'où
le concept de "scène". Une scène est une interaction particulière
entre un groupe d'acteurs, habituellement centrée autour d'un dominé. Ce n'est
pas un concept formel, mais juste une manière pratique de décrire l'action.
"C'est la scène de coups de fouet la plus chaude que j'ai jamais vue
!", "notre dernière scène m'a vraiment fait dépasser mes limites,
Maître(sse); je n'ai jamais rien ressenti de tel auparavant".
Habituellement une scène a un dynamisme qui lui est propre: vous (un dominant)
commencerez à pénétrer/fouetter/sucer/etc. votre soumis, vous serez tous deux
totalement impliqués, l'un de vous vient/atteint le sommet/commence à fatiguer,
et vous redescendez et vous vous reposez un peu et parlez de ce qui a marché et
de ce qui n'a pas marché, de ce que vous pensez de la scène.
Les
joueurs SM novices peuvent tirer avantage de cette description libre et
l'utiliser à leur profit comme structure de leurs premières scènes. S'il y a
quelque chose que vous désiriez essayer, négociez-le d'abord avec votre
partenaire; discutez ce que vous désirez de cette scène (ligotage, orgasme ?),
quelles sont vos limites (pas de pénétration, pas de sexe oral), et quel
safeword vous désirez choisir (voir la prochaine question). Entrez alors
"dans la scène" - jouez votre rôle (si vous en avez un), mettez le
collier (ou quoique ce soit d'autre), mettez-vous dans l'ambiance pour
jouer.... et jouez ! Et lorsque la scène est terminée, prenez le temps de
discutez comment chacun de vous l'a vécue. Prenez bien soin d'écouter votre
partenaire et de savoir comment il (elle) se sentait, et remerciez votre
partenaire d'avoir joué le jeu... après une scène intense, c'est très agréable
de se câliner et d'entrer en relation, plutôt que d'arrêter brutalement et de
rentrer chez soi. Une scène a un commencement, un milieu et une fin: les trois
parties sont toutes très importantes.
(Et pas nécessairement indépendantes l'une de l'autre; parler de ce que
vous ressentez et de ce que vous désirez continue tout au long du jeu).
Ce
concept de "négociation" dans la communauté "SM" signifie
simplement une communication honnête et ouverte à propos de ce que vous
acceptez et de ce que vous refusez. La négociation dans cette acception n'est
pas un marchandage, au cours duquel une personne tente d'obtenir quelque chose
aux dépends d'une autre; c'est une technique "win-win" (où il n'y a
pas de perdant) par laquelle vous parlez de ce que vous avez fait, de ce qui
vous excite ou pas, de telle manière que vous soyez plus à l'aise l'un avec
l'autre et plus excités l'un par l'autre. Il est totalement légitime de parler
tant de vos fantasmes que de vos limites - de ce qui vous excite, et de ce qui
vous fait reculer et vous raidir. Il est important d'avertir votre partenaire
des choses que vous ne voulez pas qu'il (qu'elle) vous fasse, car vous avez le
droit que l'on respecte ces limites.... et si vous ne dites pas ces choses à
votre partenaire, il (elle) pourrait les faire, et aucun des deux
n'apprécierait. (Si vous indiquez quelles sont vos limites, et que votre
partenaire les ignore, ce n'est pas du libre consentement, et il sera
nécessaire dès lors que vous réfléchissiez très longuement si vous pouvez faire
confiance ou non à votre partenaire. La négociation peut éclaircir ces points
d'une manière très nette, ce qui peut être très utile).
Si
vous débutez dans le SM, ou simplement dans une nouvelle relation, la
négociation est un procédé précieux. Cela peut être aussi franc que
"J'aimerais vraiment t'embrasser, ça te conviendrait ?" ou méchant
comme "raconte-moi tes fantasmes les plus noirs et les plus profonds ou
j'arrête de te caresser le sexe !" Parler de ce que vous attendez de vos
relations sexuelles peut être difficile au début, mais plus vous le ferez, plus
ce sera facile et plus vous en retirerez d'avantages ! Et notez bien que rien
de tout ceci n'est spécifique qu'au SM uniquement; la négociation est utile à
tous les niveaux relationnels, qu'ils impliquent ou non le SM. Le consentement
est bien plus qu'un simple "oui" - toute relation, et
particulièrement les relations SM, seront meilleures grâce à de nombreuses
conversations sur ce que chacun des partenaires désire, et pourquoi, et à
quelle intensité, et ce qu'ils ne veulent pas.
Certaines
personnes estiment que la négociation "détruit la dynamique". Il
semblerait qu'ils aient une image de deux partenaires s'aimant et n'ayant pas
besoin de parler, chaque contact, chaque geste est parfait. C'est génial quand
ça arrive, mais cela n'arrive pas automatiquement. Mon expérience personnelle
est que de parler franchement me fait me sentir beaucoup mieux à propos de la
personne avec qui je suis, qui que soit cette personne, et que j'ai beaucoup
plus confiance parce qu'elle ne fera rien pour lequel je ne sois prêt... ce qui
implique que je puisse me lancer sans retenue dans le scénario que nous avons
négocié; quel qu'il soit. De plus,
lorsque vous apprendrez à mieux vous connaître l'un l'autre, vous saurez ce que
vous aimez et ce que vous n'aimez pas.... parce que vous l'aurez négocié !
Alors la dynamique se met REELEMENT en marche !
L'autre
connotation de "scène" s'applique à l'ensemble de la population
B/D/S/M; parfois une personne demande à un autre joueur SM "X est-il
(elle) dans la scène) ?" ou "J'ai vu Y dans la scène il y a un
moment". Si vous voulez entrer dans la scène dans ce sens, reportez-vous
aux organisations que j'ai mentionnées à la fin de cette liste FAQ -
particulièrement la NLA, qui pourrait bien avoir un groupe d’adhérents dans
votre région ! Ceci peut s'avérer très intéressant, vous avez la possibilité de
vous faire de nouveaux amis, de trouver des tas de bonnes idées ainsi qu'une
communauté qui partage vos centres d'intérêts.
3.
Qu'est-ce qu'un "safeword" (littéralement, "mot de
sécurité")?
Une
des choses exaltantes dans le SM est que cela peut repousser vos limites. Si
vous aimez ce genre de jeu, il est naturel que vous essayez de plus en plus de
choses nouvelles, que vous acceptiez des sensations de plus en plus fortes, que
vous fassiez ou que vous ressentiez plus que vous n'avez jamais fait ou
ressenti auparavant.
Mais
le processus est lent et progressif, et personne ne lit dans les pensées des
autres. Il se pourrait que vous soyez le dominé dans une scène de fouet, votre
dominant vous fouette et tout d'un coup ce n'est plus du tout bon !! et vous
voulez qu'il s'ARRETE !!! Un safeword; c'est ça: un mot qui veut dire "ça
ne marche pas ! cette scène se passe mal ! S'il vous-plaît arrêtez !"
Un
safeword ne doit pas être pris à la légère. Il se peut parfois que vous jouiez
avec un dominant que vous ne connaissez pas très bien, et s'il vous fait subir
quelque chose que vous ne voulez pas qu'il vous fasse, il est important que
vous ayez un moyen de le lui faire savoir, IMMEDIATEMENT. Particulièrement si
vous êtes attaché ou sans défense de l'une ou l'autre manière.
Tout
le monde a son safeword préféré. Personnellement j'utilise "Yellow !"
("Jaune" !) pour dire "quelque chose est trop intense; je veux
que vous alliez moins fort, mais je ne veux pas interrompre la scène" et
"Red!" ("Rouge"!) pour dire "j'ai des problèmes et je
veux que tout s'arrête MAINTENANT, plus de jeu, la scène est finie, laissez moi
partir" Certaines personnes n'ont qu'un seul niveau de safeword, et
utilisent "aardvark" ou tout autre mot étrange qu'ils n'utilisent
jamais dans le contexte d'une scène. Lors de nombreuses parties, le safeword
universel est "safeword" ! C'est à vous de décider. Ce n'est qu'un
garde-fou lorsque les choses deviennent incontrôlables. Si votre dominant ne
respecte pas votre safeword, il est plus que probable qu'il (qu'elle) ne
respectera pas vos autres limites, et vous devrez décider si vous voulez ou non
jouer avec quelqu'un qui n'en tient pas compte.
Parfois,
il n'est pas aisé d'utiliser un safeword. Il est important de se rendre compte
que personne n'est parfait, et que si vous, en tant que dominant, faites
quelque chose qui pousse votre soumis au-delà de ses limites
("squick", le terme anglais utilisé par l'auteur est un néologisme
qui veut dire pousser au-delà de ses limites), cela ne veut pas dire que vous
soyez un mauvais partenaire ou une personne mauvaise. Cela signifie seulement
que vous avez atteint une limite dont vous ignoriez l'existence, ou que vous
étiez fatigué ou pas concentré et pas en phase avec votre soumis. Cela arrive à
tout le monde de temps en temps. Si vous, en tant que dominant, vous sentez
dépassé et que vous vouliez mettre fin à la scène subitement, ou que vous ayez
une réaction puissante à laquelle vous ne vous attendiez pas et que vous ne
soyez pas sûr(e) de la manière de poursuivre la scène, vous pouvez également
utiliser un safeword; ce n'est pas réservé qu'aux soumis ! Si, en tant que
dominé, vous estimez que votre dominant vous pousse trop loin, et que vous ne
vouliez plus jouer, que ce n'est plus agréable, alors vous utilisez un safeword
- votre dominant sera content que vous l'ayez fait pour lui dire où vous en
étiez.
Un
safeword n'est rien d'autre qu'un outil de communication. Si vous jouez de
manière intense, il se peut qu'il soit difficile d'arrêter la scène, de revenir
du bord de l'extase en utilisant ce safeword... mais si c'est nécessaire, c'est
ce pour quoi ils sont prévus. Certains dominants poussent délibérément leurs
dominés jusqu'à ce qu'ils utilisent leur safeword; de telle manière que le
dominé ait vécu l'expérience. Un safeword qui n'est jamais utilisé pourrait
sembler impossible à dire, ce qui n'est pas une bonne chose.
Parfois
un dominant voudra vous bâillonner, que vous ayez été trop bruyant, ou qu'il
veuille augmenter votre vulnérabilité ou que vous ayez été impertinent ou pour
d'autres raisons encore. Vous pourriez tout de même avoir besoin d'un safeword
pour avertir le dominant qu'un nœud serre trop fort, que les pinces font trop
mal, etc. Certaines personnes donnent au dominé un mouchoir qu'il tient dans sa
main, s'il laisse tomber le mouchoir, le dominant sait que quelque chose se
passe mal. Personnellement j'utilise le signal traditionnel de SOS: trois cris
forts et répétés: "Mmh ! Mmh ! Mmh!". Je n'ai jamais vu aucun bâillon
qui empêche réellement de produire des sons, et ce signal fonctionne même si mes
mains sont prises dans des moufles ou une camisole et que je sois incapable de
tenir quelque chose en main.
Avant
de jouer avec quelqu'un il est utile de négocier, pas uniquement à propos du
safeword, mais aussi de la manière dont les choses se passeront au cas où vous
utiliseriez ce safeword. Lorsque vous débutez dans le SM, il est inévitable que
certaines scènes se terminent prématurément ou abruptement. Si vous
reconnaissez cette possibilité dès le départ, et que vous parliez de quels
types de consolation ou de remède vous aimeriez dans ce cas, il sera beaucoup
plus facile et plus agréable de se remettre d'un incident. Et le fait qu'une scène se passe mal n'est
pas une raison pour penser que vous ou votre partenaire soyez fondamentalement
mauvais ou indigne de confiance- les erreurs sont inévitables. (Si toutefois
votre partenaire ne veut pas écouter votre avis à propos de l'incident, ou
qu'il (qu'elle) minimise ou tourne vos préoccupations en ridicule, il ne vous
sera sans doute pas possible d'éviter de futurs incidents. Si votre relation ne profite pas de ces
expériences pénibles, il n'est sans doute pas prêt à gérer la pratique du SM.
Evidemment, ce genre de processus est une partie primordiale de toute relation
saine, que ce soit dans le cadre du SM ou non).
Tous
les joueurs SM n'utilisent pas de safewords. Certaines personnes pratiquant le
SM n'estiment pas que ces mots soient utiles pour le type de jeu qu'ils
préfèrent; une communication plus directe leur suffit. Certains partenaires se
rendent compte que leur besoin d'un safeword décroît au fur et à mesure qu'ils
se connaissent mieux. Certaines personnes pratiquent un type de SM dans lequel
le dominé ne veut pas d'échappatoire verbale pendant le déroulement de la
scène. (Ce jeu "no-safeword" (sans safeword) est parfois appelé
"edge play" (jeu à la limite). Vous vous rendrez compte que les
scènes BDSMMLMNOP présentent d'énormes variations dans les styles, et que les
expériences des joueurs sont étonnament diversifiées. Mais pour beaucoup de
personnes débutant leur exploration (et pour beaucoup de ceux qui ont
énormément exploré également), les safewords se sont avérés très utiles.
4.
Quand la douleur n'est-elle plus de la douleur ?
Souvent
les personnes en dehors de la scène ne conçoivent pas l'attrait qu'il peut y
avoir pour les joueurs SM à faire des choses qui semblent douloureuses. Qu'y
a-t-il d'agréable à se faire frapper ? Quelle satisfaction peut-on retirer à
avoir des ecchymoses ?
Et
bien, pensez à ceci. Avez-vous jamais eu une relation sexuelle très intense et
remarqué par la suite des marques de morsure dans votre cou dont vous n'aviez
pas le souvenir ? Ce qui s'est passé c'est que votre partenaire amoureux vous a
mordu, FORT, suffisamment fort pour vous laisser des marques, et tout ce que
vous avez ressenti alors a été une décharge de plaisir. Si on vous avait mordu
aussi fort alors que vous n'étiez pas en train d'avoir une relation sexuelle,
vous auriez crié "AIE!!!" parce que cela aurait fait très mal. Mais
lorsque vous êtes sexuellement excité, votre tolérance à la douleur augmente,
et les stimulations que vous ressentez habituellement comme étant de la douleur
donnent en fait du plaisir.
C'est
une chose communément admise. Une autre explication fréquente est que le
cerveau produit de l'endorphine, une substance
opiacée naturelle, qui compense la douleur. En fait, on
"plane" sur cette sensation ("planer" dans le sens de
quelqu'un qui a pris une substance hallucinogène). Le "trip du
sprinter" est généré par le fait qu'il pousse son corps jusque dans des
limites si douloureuses que le cerveau se met à produire de l'endorphine; la
sensation que vous ressentez après avoir mangé du piment a la même source; et
c'est également pour cette raison que les joueurs SM trouvent agréable d'être fouettés,
fessés, etc. Ce n'est pas de la douleur, c'est du plaisir ! Tous les athlètes
qui sont "accro à l'entraînement" sont par essence des masochistes
qui aiment pousser leur corps afin d'obtenir cette réponse chimique. Ainsi
donc, votre partenaire qui aime recevoir la fessée pourrait bien être beaucoup
moins masochiste qu'un marathonien standard !
Précisément
pour cette raison, une dominante bien connue utilise la douleur comme une
récompense, lorsqu'elle domine un masochiste. La douleur en tant que punition
peut avoir l'effet inverse, lorsque votre dominé aime être fouetté !
L'endorphine
n'est en aucun cas La Seule Explication de la raison pour laquelle les
masochistes recherchent les sensations intenses. Tous les masochistes ne
planent pas dans l'extase lorsqu'on les fouette, d'ailleurs tous n'ont pas
forcément envie d'être fouettés. Les manières de vivre des sensations intenses
varient du flash onirique au aïe du fouet, à la brûlure irritante à en devenir
fou, à la chaleur apaisante, aux frissons qui font monter les larmes aux
yeux... et quelle que soit la sensation, il y a probablement quelqu'un qui
l'apprécie.
De
plus, la douleur est un continuum. Il y a énormément de sensations différentes
que vous pouvez utiliser dans vos relations sexuelles - de légères égratignures
avec les ongles, des fessées à la main, des pincements, .... il existe des tas
de manières de toucher quelqu'un et toutes peuvent être agréables.
Des
personnes différentes apprécient des niveaux de sensation différents: "des
caresses différentes pour des gens différents" Ce qui peut constituer une
caresse merveilleusement sensuelle pour une personne en particulier peut n'être
pratiquement ressentie par une autre, et ce qui peut être une flagellation
délicieuse pour telle autre n'est absolument pas agréable pour cette dernière.
La négociation est le secret pour trouver le juste milieu.
Certaines
personnes considèrent tout ceci comme étant absurde. "Comment pouvez vous
DESIRER la douleur ?" La meilleure réponse que je puisse donner est que
certaines personnes sont tout simplement calibrées différemment. Elles ont
besoin de plus de sensation; elles trouvent l'intensité exaltante et excitante,
alors que d'autres trouvent cela écrasant et angoissant. Certaines personnes
aiment leur nourriture plus épicée que d'autres; pourquoi n'en serait-il pas de
même pour leurs rencontres sexuelles ? Chaque personne a sa propre manière
d'expérimenter les sensations, et si vous désirez davantage, il existe des
moyens sûrs de l'obtenir. Obtenir ce que vous désirez, sans danger, peut rendre
votre vie beaucoup plus heureuse. (Pour plus d'information sur les sensations
et les sensations du jeu, je recommande chaudement l'ouvrage de Pat Califia
intitulé Sensuous Magic. Voir la liste de liens à la fin de ce FAQ).
5.
Quelles sont les bases du SM sans danger, émotionnellement et physiquement ?
Le
SM est souvent un jeu et, en tant que tel, c'est amusant ! Mais le SM peut
également devenir intense et puissant. Voici quelques conseils utiles pour les
débutants.
Sécurité
émotionnelle
Premièrement
et avant tout; communiquez. Faites savoir à votre partenaire ce que vous voulez
et ce que vous ne voulez pas. Entretenez le dialogue; observez votre
partenaire, soyez attentif à ce qu'il (elle) ressent et pense, et respectez ses
limites. Etablissez un safeword, et précisez bien qu'il sera pris EXTREMEMENT
au sérieux s'il est utilisé. Ne supposez PAS que votre partenaire partage l'un
de vos fantasmes à moins d'en avoir parlé EXPLICITEMENT avec lui (elle); si
quelqu'un aime qu'on lui bande les yeux, il n'aimera pas forcément qu'on le
(la) ligote. Et le plus important, donnez entière permission à ceux qui jouent
le jeu de le stopper à n'importe quel moment, pour n'importe quelle raison;
respectez-vous l'un l'autre suffisamment pour vous engager à arrêter et à
arranger les choses si ça se passe mal.
Soyez
sensible. Le jeu SM qui peut (mais pas forcément !) impliquer la vulnérabilité,
des sensations intenses et la domination psychologique, est quelque chose de
fort; cela peut aller très loin dans le psychisme de quelqu'un et faire
remonter des traumas de l'enfance ou des peurs inconscientes, sans qu'on puisse
le prévoir. Soyez conscient que vous nagez en eau profonde, soyez respectueux,
aimant et plein de précautions. Toutefois, ne laissez pas cette réalité vous
effrayer et vous détourner du SM si vous désirez essayer ce type de relation;
faites en sorte que cela vous rende tous deux plus conscients et plus ouverts à
ce que vous ressentez. Par dessus tout, décidez vous-même si le SM (ou des
éléments du SM) ont leur place dans votre vie sexuelle; n'écoutez pas si l'on
vous dit "le SM sera bon pour vous" ou "le SM ne vous conviendra
pas". Vous êtes le (la) seul(e) à pouvoir prendre cette décision.
Soyez
honnête. Si vous ne voulez pas faire quelque chose, ne laissez pas votre
partenaire vous y forcer. Lorsque vous commencez à explorer le SM, vous
pourriez souvent vous retrouver dans une situation où votre partenaire veut
plus que vous n'avez donné jusque là, ou qui est d'humeur à vous demander
quelque chose qui ne vous dit rien du tout à ce moment là. De ma propre
expérience, il est généralement plus intéressant de dire "je pense que
nous avons des désirs différents. Nous devrions en parler". Participer à
une scène alors que vous n'en avez pas envie peut déboucher sur n’importe quoi,
d'une expérience médiocre à une épreuve dont vous souhaiteriez qu'elle se
termine le plus vite possible. Vous avez tout votre temps.... avec honnêteté et
sans forcer la main de quiconque, vous construirez une relation basée sur la
confiance qui sera solide par la suite.
Un
jeu de soumission-domination particulièrement controversé est celui par lequel
le dominé concède au dominant une certaine part de leur libre arbitre, de telle
manière que le dominant puisse lui donner des ordres. Bien que de nombreuses
personnes dont les liens sont forts puissent jouer à ce jeu en toute sécurité
(et d'ailleurs en retirer énormément de bonheur et de satisfaction), ce type de
jeu peut comporter de réels risques émotionnels pour les personnes souffrant
d'une mauvaise image d'eux-mêmes. Le risque est que le dominant finira par
abuser de son pouvoir, et qu'il utilisera la dynamique de soumission/
domination pour rendre le dominé encore plus impuissant et moins sûr de lui, et
par là-même amener le dominé à demander qu'on lui retire encore davantage
d'indépendance.
Si
vous souffrez de certains problèmes liés à la notion de valeur personnelle, et
que vous croyez qu'être un dominé (même si cela semble séduisant) pourrait
confirmer voire consolider l'image négative que vous avez de vous-même, il vous
faudra bien peser votre décision quant à savoir si la D/S est appropriée à
cette période dans votre vie. La réponse pourrait bien être "non".
(Et vice versa, si vous envisagez de dominer une personne qui veut se soumettre
parce qu'elle estime ne pas mériter mieux, vous devriez réfléchir si vous
accepteriez un partenaire qui a une si mauvaise image de soi). En général, il
est impératif pour quiconque pratiquant le SM de s'interroger précisément sur
ses motivations et ses limites, et de voir clairement si le SM (quelle que soit
la forme qu'il prenne) est un accomplissement personnel ou un acte
auto-destructeur.
Il
se peut que la situation ne soit pas aussi contrastée, par ailleurs; certaines
activités particulières, certains rôles ou certains mots peuvent vous
déstabiliser, vous effrayer, vous donner l'impression d'être sans valeur; vous
feriez mieux d'éviter ces activités, ces rôles et ces mots. C'est exactement
l'utilité de la négociation; vous avez le droit de faire ce que vous trouvez
agréable et d'éviter ce qui ne l'est pas, et vous avez le droit d'exiger que
votre partenaire respecte vos limites. (Ceci vaut pour toute relation,
évidemment, que ce soit du BDSM ou pas). La problématique de "quand les
relations de domination/ soumission deviennent-elles excessives ou
abusives" est d'actualité sur s.s.b-b, et ce pour une bonne raison: c'est
un sujet important.
Le
BDSM peut parfois avoir des aspects thérapeutiques, mais ce n'est en aucun cas
un substitut à une thérapie proprement dite. L'on dit parfois que "on ne
peut prendre le pouvoir aux impuissants". Une relation de domination/
soumission saine est basée sur le respect mutuel; et dans la certitude que
chacun des partenaires a choisi ce type de relation en toute connaissance de
cause, hors de toute contrainte; le dominé est fier de se soumettre, et le
dominant est fier de recevoir le cadeau de sa soumission. C'est très différent
d'une relation de maltraitance par laquelle un partenaire contrôle toute
l'existence de l'autre, avec pour but de rendre cette personne irrémédiablement
dépendante de lui, sans aucun recours.
La
sécurité physique
Revenons-en
à l'aspect physique: si vous êtes le dominant, et que vous ligotiez votre
dominé, soyez attentif à ce que vous êtes en train de faire. Votre dominé va
être pris par l'extase; il vous appartient de vous assurer qu'il soit dans une
position confortable et qu'il s'amuse. "L'amusement" peut être aussi
pervers qu'il vous plaira, mais évitez qu'il ne s'ennuie; c'est rarement
agréable). En fait, si en tant que dominé vous êtes réellement mécontent de
votre dominé qui romprait un arrangement que vous auriez pris tous les deux,
l'ignorer ou le renvoyer est la punition la plus dure que vous pourriez lui
administrer. Mais c'est déjà beaucoup plus complexe).
N'oubliez
pas le problème du SIDA. Tout ce qui va plus loin qu'un baiser à bouche fermée
ou le contact peau à peau est potentiellement dangereux, à moins que vous
n'utilisiez un accessoire en latex. N'ayez aucun contact non-protégé entre les
parties du corps comme les doigts, les parties génitales, la bouche, l'anus;
utilisez un carré de latex lors des cunnilingus ou des contacts entre la bouche
et l'anus, des gants en latex sont nécessaires lors des pénétrations manuelles,
il faut également recourir à l'usage du préservatif pour les hommes ainsi que
sur les godemichés. Utilisez des lubrifiants à base d'eau comme ForPlay,
Astroglide, Wet, KY Jelly; si le gel contient du nonoxynol-9 (qui a pour effet
de détruire le virus VIH), c'est d'autant mieux (mais certaines personnes sont
allergiques au nonoxynol-9 et nom d'un chien ça a un goût affreux !). LES
LUBRIFIANTS A BASE D'HUILE ET LES HUILES DISSOLVENT LE LATEX; éviter que les
huiles de massage ou les huiles minérales n'entrent en contact avec vos gants
ou vos préservatifs (et pour la même raison avec vos vêtements en latex !).
Le
sang, le sperme, les sécrétions vaginales, l'urine... tous ces fluides peuvent
être porteurs du virus VIH. Jouez fort, mais jouez sans risque. (Un des
avantages des jeux SM est qu'ils peuvent étendre les possibilités de plaisir
mutuel! Mais ils augmentent également la liste des jeux à risque...) Il existe
d'autres conseils de sécurité, mais si vous désirez approfondir le sujet,
consultez les informations de certains ouvrages à la fin de cette liste.
Désinfectez
votre matériel SM après le jeu, à l'aide d'une solution désinfectante.
L’isobétadine est vraisemblablement le désinfectant le plus couramment utilisé,
ainsi que l'Hibiclens. Il est impératif de désinfecter les godemichés, les
objets tranchants, tout ce qui est utilisé pour les pénétrations ou qui
pourrait entrer en contact avec le sang. Désinfectez également les fouets et
les triques, si la scène a été intense au point que le dominé ait été blessé.
L'alcool à 90° n'est pas aussi efficace pour la désinfection qu'on le dit;
utilisez donc un produit avec des propriétés anti-bactériennes.
Beaucoup
de dominants ont sur eux un kit de sécurité propre au SM, contenant (entre
autres choses), une torche électrique, des clés de rechange pour toutes les
serrures, des ciseaux pour bandages (avec une lame plate) au cas où il
s'avérerait nécessaire de couper un lien en urgence, une trousse de secours
avec tous les accessoires standards, du désinfectant (de la Bactine ou de
l'Hibiclens par exemple) pour les jouets qui entreraient en contact avec tout
fluide corporel, du matériel de protection contre les maladies sexuellement
transmissibles (comprenant parfois de nombreuses sortes de lubrifiant - suivant
les personnes, les goûts varient), etc. Consultez SM 101 (un ouvrage de la
liste de la section "Ressources")
pour une excellente description de ce type de kit.
Il
existe certaines pratiques considérées en général comme potentiellement trop
dangereuses à moins d'y avoir été initié par une personne compétente. La
suspension en est une: des tas de problèmes peuvent survenir, et se terminer
par de graves blessures. La crucifixion est une forme de suspension
particulièrement risquée. Le body piercing (littéralement: perçage du corps)
n'est pas non plus recommandé aux novices; cela nécessite du savoir-faire et de
la précision, une maladresse peut se solder par de graves complications.
Heureusement,
la plupart des pratiques SM telle que le bondage, la fessée, le teasing
(littéralement "tourmenter") ne sont pas aussi intenses; vous pouvez
démarrer en douceur et augmenter l'intensité aussi loin que vous et votre
partenaire désirez aller. Soyez attentif à ce que vous faites, ayez recours au
bon sens et tout se passera bien. En général, il est conseillé de commencer
sans hâte et de S'ENTRAINER ! Vous apprendrez vite et vous en retirerez du
plaisir tout au long de votre apprentissage, et bientôt vous atteindrez des
niveaux dont vous auriez seulement pu rêver !
6.
Est-on toujours soit dominant, soit dominé ? Qu'est-ce qu'un "switch"
(changement)
L'impression
qu'ont certaines personnes, en regardant la scène de l'extérieur, est qu'on est
soit dominant, soit dominé. Soit vous aimez dominer, soit vous aimez qu'on vous
domine. Et parfois les novices peuvent être troublés, parce que les deux
possibilités les excitent.
En
fait, chaque personne est différente, et chaque personne a ses préférences.
Personnellement, j'aime beaucoup dominer ma petite amie, mais également me soumettre
à elle. Certaines personnes sont des dominants dans toutes les situations de
jeu, de même que d'autres sont toujours des dominés - mais je connais des
personnes qui dominent les hommes et se soumettent aux femmes, ou qui inversent
parfois les rôles à de nombreuses reprises lors d'une relation sexuelle, les
possibilités varient énormément !
Les
dominants sont appelés des "tops" (littéralement: au-dessus), les
dominés sont appelés "bottoms" (littéralement "en bas"), et
ceux qui intervertissent les rôles entre la domination et la soumission sont
appelés des « switch » (littéralement, changement, inversion). Un
« switch » peut être dominant dans une scène et dominé dans une
autre. Certains intervertissent les rôles fréquemment, d'autres uniquement d'une
scène à l'autre, mais conservent le même rôle tout au long d'une scène donnée,
d'autres n'intervertissent les rôles que très rarement s'ils se trouvent avec
un partenaire en qui ils ont une très grande confiance; et enfin certains ne
changent jamais de rôle.
Si
vous intervertissez les rôles, et que vous n'êtes pas sûr de savoir quel rôle
choisir, vous pouvez jouer de cette question en elle-même. Des scènes entières
peuvent avoir comme pivot central la question: "qui domine ?". Vous
pourriez par exemple combattre corps à corps, et le perdant sera celui qui
terminera attaché. Vous pouvez également régler une minuterie, qui lorsqu'elle
sonne indique qu'il est temps d'intervertir les rôles ! Il existe autant de
possibilités que vous pouvez en imaginer.
Encore
une fois, seul un aspect de la relation présente un attrait pour vous, et dans
ce cas, vous aurez envie de jouer avec des partenaires qui n'ont pas envie de
jouer le rôle qui vous plaît le plus... tous les goûts sont dans la nature, et
il existe des partenaires aux goûts très variés.
Il
faut également préciser qu'il n'existe pas automatiquement de relation entre le
fait que quelqu'un soit dominant ou dominé dans la vie de tous les jours avec
le rôle que cette personne joue dans le jeu. Certains des cadres les plus
autoritaires adorent être humiliés et maltraités en secret... c'est pour eux
une chance de pouvoir perdre le contrôle, de renoncer aux responsabilités. Et
parfois les personnes les plus discrètes, les plus humbles et les plus timides
que vous ayez jamais vues se transforment en diaboliques génies de la douleur
et du plaisir lorsqu'elles ont quelqu'un avec qui jouer.
Il
n'est pas du tout rare qu'une personne qui n'ait jamais pratiqué qu'un seul
rôle (par exemple, la soumission) d'éprouver un jour le désir irrépressible de
dominer, ou vice versa. Les gens changent, les préférences changent, ce n'est
pas inhabituel. Ceci, toutefois, nous amène à la question suivante...
7.
Comment puis-je apprendre à être un bon dominant ?
Lors
de sa première scène, il est parfois intimidant d'essayer de jouer au jeu SM,
particulièrement si aucun des partenaires n'a pratiqué cela auparavant. Devant vous ce(tte) partenaire
merveilleux(se) qui veut que soyez le dominant. Vous l'attachez, et il (elle)
se retrouve impuissant(e), frissonnant
de jouissance anticipée et de désir... Et maintenant on fait quoi ?
Jouez
avec le dominé ! Toute une série d'objets de tous les jours peuvent produire
des sensations délicieusement intenses à votre partenaire. Laisser traîner un
peigne sur sa peau, chatouiller un pied à l'aide d'une plume, les pinces à
linge (n'en utiliser que quelques-unes ou plusieurs artistiquement alignées-
cela peut devenir aussi intense que vous le désirez!), les glaçons, la pâte à
tartiner au chocolat, les fraises (vous n'avez pas vu 9 semaines et demies ?),
les ceintures de cuir pour fouetter ou fesser, les brosses à cheveux pour
érafler ou frapper, et bien sûr vos doigts, votre bouche, votre sexe, et tout
le reste. Profitez-en pour prendre tout votre temps avec votre victime
consentante; déconcentrez-le (la), puis amenez-le (la) au bord de l'orgasme,
puis faites le (la) redescendre et vous supplier de continuer !
N'oubliez
pas que vous pouvez choisir l'ambiance selon votre envie. Vous pouvez être
joueur, amusé de votre propre stupidité même lorsque votre dominé gémit de
désir. Vous pouvez être sévère et
impérieux, sympathique mais pervers, agréable et sadique - tout ce qui
vous plaira. Tant que vous centrez votre attention sur votre soumis, il prendra
du plaisir ! Relaxez-vous, laissez les choses se mettre en place, et si vous
n'éprouvez plus de plaisir, utilisez votre safeword - le dominant peut lui
aussi s'en servir.
Bien
sûr, vous ne devez pas vous sentir obligé d'apporter toute votre attention à
satisfaire le dominé; à quoi servirait un bon esclave si ce n'est à satisfaire
son maître ? A de nombreuses reprises, j'ai joué avec ma partenaire et je l'ai
utilisée pour mon seul plaisir, en égoïste, et ne prêtant que peu d'attention
au sien - et elle a adoré ça ! Mais il n'y a aucune doute qu'il est aussi bon
de donner du plaisir que d'en recevoir. N'oubliez pas, communiquez, soyez
sensible à ce que le dominé ressent et il n'y aura aucun problème.
Il
est très important que le dominant n'oublie jamais qu'il est responsable du
dominé. Lorsque vous commencez à jouer au jeu SM, il se peut que vous placiez
le dominé dans des situations d'impuissance physique et/ ou de vulnérabilité
émotionnelle. Il est primordial que vous reconnaissiez qu'il (qu'elle) a une
énorme confiance en vous et en votre capacité à prendre en charge tout ce qui
pourrait arriver. Si au beau milieu d'une scène intense quelqu'un frappe
inopinément à votre porte, vous pourriez être tous deux extrêmement surpris et
choqués - le dominé se tournera immédiatement vers vous pour que vous le
protégiez. S'il se passe quelque chose que vous n'aviez pas prévu, prenez soin
du dominé en premier lieu - rassurez-le (la) qu'il ne lui arrivera rien tant
que vous êtes là, et ensuite occupez vous du problème calmement et avec bon
sens.
Ne
soyez pas limité par des idées préconçues sur ce que vous "devriez"
faire, ne soyez pas angoissé par votre "inaptitude" à dominer. Si
vous commencer à ressentir un stress ou une angoisse, prenez du recul, et
demandez-vous ce que vous attendez de la scène. Parfois, j'ai assuré le rôle de
dominant pour ma partenaire alors qu'elle n'avait pas envie de sexe avec moi à
ce moment précis - elle m'a donc pris comme esclave et m'a ordonné de la
baigner de la laver ! Cela fut un délassement très agréable pour chacun de nous
et cela lui a permis de se relaxer suffisamment pour continuer à jouer comme
elle le désirait. Soyez honnête, pas uniquement avec le dominé, mais avec
vous-même. Si au cours d'une scène vous vous dites soudainement et en toute
honnêteté: "je n'ai pas envie de faire ça" ou "j'ignore ce que
mon (ma) partenaire veut, ou ce que moi je veux", alors de grâce arrêtez
la scène - si possible avec élégance. Cela vaut mieux que de traîner la scène
en longueur jusqu'à ce que tous deux en soyez malades.
Si
vous n'avez toujours pas d'idée et que le dominé en veut toujours autant, il
est toujours possible de commencer à jouer avec le dominé et de l'exciter d'une
manière ou d'une autre, puis de lui ordonner de vous dire ses fantasmes les plus
secrets, sinon vous arrêterez. Se parler avec vulgarité - échanger des
fantasmes poussés, tout en sachant que vous pourriez les réaliser si tel était
votre plaisir - est la meilleure façon que je connaisse pour trouver des idées
de scènes. En fait, c'est valable pour TOUT jeu sexuel, qu'il s'agisse de SM ou
non !
Si
vous désirez des descriptions détaillées de positions, de scènes, etc., je vous
conseille de vous procurer un exemplaire de Sensual Magic ou de SM 101. Voir la
section "ressources" à la fin de la troisième partie des FAQ (vous
pouvez commander des catalogues de vente par correspondance de matériel SM qui
sont des mines d'idées !). Ou publiez vos messages et vos questions sur
soc.subculture.bondage.bdsm pour toute suggestion.
9.
Le BDSM est-il sexuel ?
C'est
une des questions d'une troublante généralité qui débouche généralement sur une
violente controverse.
Il
ne manque pas de cochons que les cochonneries excitent. Il ne manque pas non
plus de vicieux pour qui ce n'est pas le cas.
Il y a des vicieux qui aiment certains vices, et pas d'autres, pas
question jamais de la vie, vous plaisantez ???? Et puis il y a des pervers qui
trouvent certains vices érotiques uniquement en tant que fantasmes, mais qui ne
voudraient jamais de ces vices en réalité. Pour ne pas mentionner les vicieux
qui pensent que d'autres pervers ne trouveraient pas certains vices érotiques,
ou au contraire qu'ils en seraient excités. Et puis à quel point le sexe se
retrouve mêlé à ces vices - ou aux comportements pervers qui sont considérés
comme sexuels - est une autre variable énorme.
Donc
la réponse est: oui, parfois, pour certaines personnes !
Question
suivante ?
10.
Pourquoi le bondage est-il agréable ?
Pour
des tas de raisons. Pour de nombreuses personnes, le fait d'être impuissant,
que quelqu'un d'autre puisse se servir de leur corps sans qu'ils puissent
l'empêcher est très excitant. "Je vais te faire jouir, et tu ne pourras
rien y faire". C'est un aveu de confiance très puissant que de laisser
quelqu'un vous attacher sans défense, ou même en vous laissant une possibilité
de vous échapper. C'est tellement érotique de se voir ouvert, jambes écartées,
impudique et trempé, et de voir son partenaire s'agenouiller entre vos cuisses,
prêt à vous utiliser pour son plaisir - ou pour vous donner un plaisir
insupportable.
Pour
d'autres, rien que la sensation d'être attaché est agréable. Une forte
constriction peut créer des stimulations très intenses, et beaucoup de
ligotages serrés se révèlent de véritables aventures sensuelles, tout comme
peut l'être une scène de flagellation. Etre attaché peut donner une sensation
de soulagement, agréablement restrictive; il n'est pas nécessaire de se
tracasser pour quoi que ce soit, puisqu'on ne peut de toute façon rien faire.
Vous êtes entièrement entravé, et tout ce qui reste à faire est de prendre du
plaisir.
Alors
que pour d'autres, c'est une charge de se débattre, de laisser son corps perdre
le contrôle. Cela peut vraiment intensifier un orgasme lorsque vous jouissez
avec chaque muscle tendu et retenu par les liens, en tentant de libérer vos
mains pour enfoncer la tête de votre partenaire entre vos jambes, le corps
tremblant. Si vous n'étiez pas attaché, vous vous feriez mal !
En
ce qui me concerne, les trois raisons sont valables.
Une
forme particulièrement intense de bondage est le bondage verbal: faites prendre
au dominé une position (étendu bras et jambes écartés, à genoux, etc.) et
ordonnez lui de rester immobile... ensuite tourmentez le (la)! Une variation
perverse est la suivante: dites au dominé de mettre ses mains devant lui, les
doigts en dehors, chaque doigt d'une main touchant le doigt de l'autre main.
Donnez lui une pièce à tenir entre chaque doigt. Ensuite ordonnez lui de n'en
laisser tomber aucune, sous peine d'une quelconque punition et mettez-vous au
travail ! Cela fonctionne mieux sur un sol dur pour mieux entendre les pièces
tomber.
Il
y a une série de choses évidentes de bon sens à savoir si vous voulez commencer
à pratiquer le bondage. La plupart sautent aux yeux, mais je les mentionne car
c'est le rôle d'une liste de FAQ ! L'idée de base, en fait, est de faire des
essais. Les toutes premières fois, vous ne saurez pas vraiment ce que vous
faites, ce n'est pas un problème ! Prenez votre temps pour essayer différentes positions,
différents types de corde, etc. Et s'il vous vient une idée que vous voudriez
tester avant un rendez-vous important... pourquoi ne pas la tester sur vous ?
Si vous pouvez prendre la position sans vous faire mal, il est probable que
vous pourrez mettre le dominé dans cette position d'une manière confortable
également!
Assurez-vous
que les extrémités corporelles du dominés ne deviennent froides ou ne
bleuissent; ce sont deux signes très clairs que la circulation sanguine ne se
fait plus correctement; et c'est bien sûr à éviter. Si les mains du dominé sont
attachées dans des moufles ou que vous ne puissiez les voir, demandez-lui de
remuer les mains, les pieds, etc. pour vérifier qu'il n'y a pas de perte de
sensibilité. Il n'est pas toujours évident d'attacher quelqu'un sans trop
serrer; en général on conseille de ne pas trop serrer et de faire plusieurs
tours de corde. Vous attachez ce lien simplement en faisant un tour
supplémentaire, et ça peut vraiment être la barbe si en plein milieu de la
scène le dominé a le pied qui s'endort; ce genre d'incident peut être très
ennuyant et déconcentrer le dominé de ce que vous êtes en train de lui faire.
Les
foulards de soie, les bandanas, etc. présentent le désavantage de se resserrer
à la traction, parfois ils se resserrent tellement qu'il faut les couper. Si
vous êtes novice, vous pouvez éviter ce genre de tracas en achetant une paire
de menottes pour poignets et pour chevilles (en cuir, en velcro, etc.) dans un
sex-shop; si cela vous gêne, souvenez-vous de la bonne vieille excuse du
"c'est pour faire une blague à un mariage !"
Les
menottes sont sexy, mais elles peuvent faire mal. Les manchettes de mauvaise
qualité (du genre que l'on peut trouver dans les magasins de sport) pourraient
se déchirer - il faudra alors les ôter. Si vous voulez jouer avec des menottes,
procurez-vous une paire de bonne qualité; la marque habituelle est Peerless,
elles coûtent environ 30$ et elles ont une fermeture à deux crans, de telle
manière que vous puissiez les fermer et les bloquer pour qu'elles ne se
resserrent pas par la suite (ce que les menottes bon marché font en général).
Les menottes sont en métal, et il n'est pas bon de se débattre quand on en
porte car elles peuvent endommager des nerfs. Les menottes de bondage rembourrées
et avec des anneaux de serrage sont plus adaptées pour toutes sortes de jeux.
Ne
laissez pas une personne ligotée seule. Bien que ce soit un fantasme très fort
de ligoter quelqu'un dans une situation précaire (par exemple avec des
vibro-masseurs ou d'autres accessoires en train de fonctionner) pour ensuite
partir en le (la) laissant mijoter, vous devez tenir compte de certaines
probabilités: que se passe-t-il si la maison est cambriolée ? prend feu ? qu'il
y ait un tremblement de terre ? une urgence quelconque ? Le jeu, c'est le jeu;
mais une personne impuissante n'est rien d'autre que cela: impuissante. Un
partenaire qui consent est trop précieux pour qu'on prenne le moindre risque
avec lui (elle).
Soyez
très prudent si vous attachez quelque chose autour du cou de quelqu'un; tout ce
qui peut résulter en une pression MEME MINIME sur la gorge peut rapidement
mener à l'inconscience, car l'artère carotide irrigue directement le cerveau.
De la même manière, soyez attentifs avec les bâillons et les accessoires
attachés dans la bouche, à ne pas couper la respiration, cela peut provoquer un
haut le cœur, ce qui peut déboucher sur une situation très désagréable si le
dominé ne peut retirer le bâillon. Voir une autre question sur les safewords à
utiliser quand on est bâillonné.
Soyez
également conscient du fait qu'être ligoté fermement pendant une période de
temps plus ou moins longue peut ralentir la circulation sanguine vers le
cerveau; si soudainement vous faites subir quelque chose de très intense à la
personne ligotée, cela pourrait déclencher un coup de sang pouvant mener à
l'évanouissement. Utilisez toujours des boucles qui puissent être desserrées
instantanément même si le dominé pèse de tout son poids dessus (ces boucles
sont parfois appelées "panic snaps" littéralement "claquement
d'urgence" et sont disponibles dans les bonnes quincailleries), et gardez
toujours une paire de ciseaux médicaux à portée de main au cas où les liens
devraient être coupés.
Faites
attention à quoi vous attachez le dominé: une conduite d'eau peut être
pratique, mais elle peut devenir très chaude. De même avec les bougies, soyez
prudents lorsque vous promenez une flamme devant quelqu'un qui est ligoté, car
elles ne pourraient reculer en cas de problème.
Si
vous ne trouvez rien à quoi attacher le dominé, liez-lui les mains dans le dos,
puis à la taille. Si le lit n'a pas de montants, vous pouvez enrouler les
cordes autour des pieds du lit et écarteler le dominé de cette manière. Il y a
des tas de manières d'attacher quelqu'un, et un peu d'entraînement - sur le
dominé ou sur vous même - vous permettra d'improviser dans n'importe quelle
situation.
Je
reprends ici une liste de quelques types d'accessoires de bondage mentionnés
dans des fictions ou dans des notes publiées sur s.s.b-b. Si vous rencontrez un
terme que vous ne comprenez pas, écrivez-moi et j'ajouterai une description à
cette liste.
Momification
ou cocooning: la méthode de bondage la plus complète est sans doute
d'envelopper quelqu'un de telle manière qu'il ne puisse plus du tout bouger. La
façon la plus connue de momifier quelqu'un est d'utiliser un film plastique. La
technique la plus commune est d'envelopper chaque membre séparément, puis
d'envelopper les bras au tronc, et ensuite d'envelopper les jambes ensemble -
puis d'aider le dominé à s'étendre sur une surface proche et douce. Vous pouvez
alors pratiquer des incisions (avec précaution !) pour accéder aux parties
sensibles, ou appliquer de la bande adhésive par-dessus le tout pour plus de
sécurité, ou utiliser des bâillons, des bandeaux, etc. Un des processus
naturels par lequel le corps élimine la chaleur produite étant la
transpiration, et la momification empêchant la transpiration dans une certaine
mesure, soyez attentif à ce que le dominé ne souffre pas trop de la chaleur, et
préparez une couverture pour l'en couvrir lorsque vous le libérerez de son
cocon en utilisant les ciseaux médicaux (disponibles dans les magasins de
matériel médical - une lame plate facilitant le découpage) que vous avez bien
sûr sous la main. Et comme toujours, surveillez très attentivement le dominé,
il est impuissant et votre négligence ou votre inattention peuvent mener à un
désastre.
Les
cagoules: beaucoup de maroquineries et d'artisans fabriquent des cagoules de
bondage. Elles sont particulièrement serrantes, en cuir ou en caoutchouc.
Certains modèles ont des fermetures éclair, et vous montez la tirette pour les
fermer. D'autres ont des lacets à l'arrière ou sur les côtés, afin de pouvoir
ajuster la cagoule encore plus serré, pour une sensation plus forte. Certaines
cagoules ont des orifices prévus pour les yeux et/ou la bouche, et d'autres
pas. Quelques modèles de luxe ont des serre-tête intégrés, ou sont mêmes
prévues pour des écouteurs afin de pratiquer la privation sensorielle. Presque
toutes les cagoules ont des orifices pour le nez, pour des raisons évidentes.
Les cagoules peuvent entraver assez sérieusement les capacités respiratoires du
dominé, et le dominant doit demeurer continuellement attentif à l'état du
dominé pendant qu'il porte la cagoule - particulièrement si la cagoule est
portée en même temps qu'un bâillon. Ne laissez jamais un dominé cagoulé seul;
un problème respiratoire peut arriver très rapidement. Certaines personnes
estiment que les cagoules n'ayant pas de fermeture éclair ou d'autres
mécanismes d'ouverture très rapide sont trop dangereuses pour être utilisées
sur un dominé. Dans tous les cas, ayez toujours des ciseaux médicaux à portée
de main au cas où la cagoule devrait être retirée d'urgence.
Les
« bodybags » (littéralement: sacs pour le corps): si vous aimez être
ligoté, c'est le type de bondage le plus extrême qui entoure tout le corps, et
empêche tout mouvement. Les « bodybags » de bondage (aussi appelés
« sleepsacks »: littéralement « sac de couchage ») ressemblent
à sac de couchage douillet et confortable, souvent en cuir ou en spandex. Les
« bodybags » en spandex sont les moins chers, et si la qualité de
spandex utilisé est bonne, ils sont suffisamment restrictifs. Souvent les
« bodybags » ont une ouverture dans le haut, par laquelle vous pouvez
glisser vos pieds, et remonter le sac jusqu'à votre cou. Beaucoup d'autres
modèles ont des orifices pour les parties génitales ou les tétons, de telle
manière que l'on puisse donner du plaisir au dominé ou le torturer alors qu'il
est immobile. D'une manière arbitraire, les « bodybags » en cuir
peuvent être assez élaborés (et chers); quelques-uns ont des manches intégrées
à l'intérieur pour réduire encore les possibilités de mouvement, ou des sangles
de suspension qui permettent de suspendre le dominé qui a enfilé le sac.
Parfois, certains modèles ont des lacets à l'extérieur de telle manière que le
sac puisse être sanglé et carrément causer de la douleur. Si vous avez VRAIMENT
de l'argent à dépenser, vous pouvez vous procurer des « bodybags » en
caoutchouc gonflables - enfilez-le, gonflez-le et envolez-vous ! Les
avertissements à propos de la respiration et de la libération en urgence sont
ici encore d'application.
Les
« hobble skirts » (littéralement « jupes d'entrave »): les
vêtements de fétichisme n'ont pas toujours pour but d'être beaux et agréables à
porter, mais de constituer pratiquement un accessoire de bondage en soi. Les
jupes d'entraves en sont un parfait exemple: ce sont simplement des jupes qui
s'ajustent très étroitement de la taille aux chevilles (d'où le terme de
"jupe d'entrave"). Lorsqu'on les porte avec des talons aiguille, ce
type de jupe conduire à une immobilité quasi complète, sans même recourir à un
autre type de bondage. Le cuir et le caoutchouc sont (encore) les matériaux les plus utilisés, bien que certains
tailleurs créent leurs propres modèles en velours, en satin, ou d'autres
matières sensuelles.
Les
« Armbinders » (littéralement: « Liens pour les bras »)
sont des entraves en cuir, qui lient les
deux bras dans le dos. La plupart
ressemblent à des gants hauts qui montent jusqu'en haut des bras et qu'on
boucle autour des épaules. D'autres sont des sangles qui descendent jusqu'au
milieu du dos et ont des liens pour les poignets intégrés. Il existe de
nombreux appareils de bondage, et vous pouvez même inventer les vôtres...
11.
Pourquoi est-il agréable d'être fouetté ?
Une
des manières de considérer la flagellation est tout simplement de se dire que
c'est une façon différente de toucher quelqu'un. Les personnes qui commencent à
pratiquer le SM jouent à la fessée: c'est agréable d'être fessé !C'est une
punition, un stimulus très fort, qui provoque une douleur très agréable. Mais
lorsque vous aurez fessé quelqu'un pendant longtemps, vous vous rendrez compte
que la main que vous utilisez pour la fessée se fatigue très vite!
C'est
ce pourquoi on utilise un fouet - afin de vous permettre de frapper quelqu'un
plus longtemps, sans vous fatiguer. Il existe de nombreux types de fouets
(martinets, gros fouets, triques, cravaches finement tressées, fouets en daim
-pour la sexe-, etc.), qui provoquent tous des sensations différentes et ont
chacun leur effet propre. Un dominant qui aime le fouet en possède généralement
toute une panoplie, mais ces fouets sont tous en quelque sorte des extensions
de la main du dominant. En fait, lorsque je fouette ou que je cravache
quelqu'un, j'ai vraiment l'impression de le (la) toucher, comme si l'instrument
était un prolongement de mon bras et de mon désir.
Il
y a des raisons plus profondes à la grande variété de fouets qui existent. Une
scène de flagellation commencera souvent d'une manière assez calme, pendant
laquelle le dominant va utiliser un petit fouet pour sensibiliser le dominé et
le faire entrer dans le rythme, passant à des fouets de plus en plus importants
au fur et à mesure que le dominé entre plus profondément dans le jeu, et est de
plus en plus réceptif aux sensations nouvelles qu'il ressent. Bien sûr, le
dominant peut choisir d'entraîner le dominé dans le voyage tactile qu'il lui
plaira, en passant d'une baguette légèrement cinglante à des cravaches
mordantes, puis des matières douces. (Oui, cela peut être très agréable que le
dominant s'arrête subitement de vous frapper et vous caresse le dos avec un
morceau de velours! Il peut aussi utiliser un glaçon...) Tout est dans la
sensation physique.
Bien
souvent les joueurs d'une scène décrivent les fouets comme "rendant un son
mat" ou "cinglant". Les fouets "mats" ont un impact
fort; ils vous bousculent, la sensation se situe entre une étreinte et un coup
de poing. Les fouets "cinglants" ont un impact mordant; la sensation
se situe entre un coup de griffe et une gifle. Chacune de ces sensations est
agréable d'une manière différente, un dominant expérimenté peut alterner les
fouets cinglants et mats afin de créer des vagues de sensation qui font dériver
leur dominé vers l'extase.
La
plupart des joueurs aiment que la flagellation soit progressive. Cela peut se
terminer en une apogée d'impacts explosifs qui laissent le dominant et le
dominé à la fois épuisés et enchantés. Cela peut aussi se calmer doucement, et
s'arrêter par hasard. Ou cela peut tout
à coup cesser d'être bon et résulter en l'utilisation d'un safeword. Ou se transformer en une scène d'une
intensité sexuelle galopante ! Mais en général le tempo du "commencer
doucement, faire monter, et terminer intensément" est habituel à la
plupart des jeux SM: du doux au dur au WOW puis de nouveau au doux, puis un peu
plus dur, puis WOOOW!!! ... et doux ensuite. C'est le ressac de l'océan. De la
pratique est nécessaire afin de savoir
comment faire prendre son pied au dominé, mais plus vous en apprendrez, plus
vous serez habile, et croyez-moi cette habileté - tourmenter son partenaire et
lui faire ressentir de plus en plus de plaisir - est aussi très utile dans des
contextes sans rapport avec le SM !
Les
fouets ne sont pas les seuls accessoires qui existent. Parfois on utilise des
martinets -en cuir ou en bois, parfois perforés afin d'augmenter la pénétration
dans l'air et de rendre l'impact plus fort. Les martinets produisent un grand
claquement qui peut être ressenti comme une fessée très puissante. Certains
joueurs aiment les cravaches, qui peuvent être épaisses ou minces, rigides ou
relativement flexibles. Les cravaches produisent les impacts les plus forts -
le sifflement d'une cravache en mouvement est très particulier. Tout le monde
n'est pas à même de gérer la douleur intensément concentrée que les cravaches
peuvent causer, mais ceux et celles qui en sont capables y prennent beaucoup de
plaisir. On a introduit l'usage des cuillers de bois et des spatules de cuisine
en tant qu'instruments de flagellation. Pendant un certain temps, les
nerfs-de-boeuf ont eu du succès dans certaines soirées auxquelles j'ai assisté
à San Francisco. (boum !). Si rien de ceci n'a de sens pour vous, et bien si
vous vous posez la question c'est que vous pourriez bien ne jamais rien y
comprendre.
La
flagellation ou la fessée peuvent parfois faire partie d'une scène de
"punition", dans laquelle le prétexte est que le dominé a désobéi ou
qu'il n'a pas été sage et que cela nécessite une forme de châtiment. Cela peut
être amusant de pratiquer cela comme un jeu, mais cela pourrait ne pas
fonctionner dans une dynamique de soumission-domination à plus long terme. Les
dominés trouvent érotique de recevoir du dominant des sensations non mutilantes
- et bien sûr toute scène causant un préjudice durable n'est ni sûre ni saine.
Si le dominé réalise que la meilleure manière d'être agréablement battu est de
se mal comporter, il deviendra un très mauvais dominé pour vous. Il est donc
préférable de séparer les punitions "de jeu" - qui ont pour but le
plaisir - des punitions "réelles" relevant de graves entorses aux
conventions qui ont été prises entre le dominant et le dominé. C'est ici qu'il
faut délicatement séparer la réalité du fantasme, et que le monde réel se
distingue du jeu SM et de la fiction.
Lorsque
vous fouettez quelqu'un, soyez prudent. Les coups de fouets violents sont
généralement appliqués sur le dos ou les fesses, tout simplement parce que ces
parties du corps sont le plus à même de le supporter. Prenez garde de ne pas
frapper la colonne vertébrale, la peau pourrait se lacérer à l'endroit où les
vertèbres affleurent. Evitez les reins également, car un coup trop rude
pourrait les endommager. Pour les mêmes raisons évoquées à propos de la colonne
vertébrale, le cou est une autre zone à éviter.
Soyez
conscient que si vous frappez quelqu'un suffisamment fort (et cela peut être
bien moins fort que ce que vous imaginez) vous occasionnerez des ecchymoses, et
que si vous poursuivrez vous déchirerez la peau, ce qui est définitivement une
pratique à risque du point de vue des Maladies Sexuellement Transmissibles; le
cuir et les fouets à plusieurs lanières sont difficiles à nettoyer. Pour cette
raison, certains masochistes scrupuleux ont leurs propres jouets qui ont été en
contact avec leur propre sang, et qui par conséquent ne peuvent être utilisés
que par et pour eux. De telles flagellations demandent des efforts
considérables, mais comme pour tout autre jeu SM, vous pouvez commencer
doucement et poursuivre aussi fort que vous le désirez ! Les ecchymoses, même
importantes, disparaîtront, ainsi que les coupures légères et les égratignures,
mais vous devriez savoir comment éviter tout dommage non intentionnel qui ne
serait pas aussi bénin.
Une
autre chose à surveiller (un risque moindre mais qu'il est important de
connaître): le mélanome, une forme de cancer de la peau, peut s'aggraver à la
suite d'un traumatisme cutané. Si vous remarquez un grain de beauté sur le dos
de votre dominé qui semble irrégulier, décoloré ou avoir changé en peu de
temps, évitez cette zone et conseillez à votre partenaire de consulter un
dermatologue.
Il
y a eu des messages sur s.s.b-b qui traitent BEAUCOUP plus en détail des
méthodes et des raisons de la flagellation. Si vous désirez en savoir plus,
publiez votre question sur s.s.b-b ou consultez d'autres sources. (Ce FAQ
n'entend pas être totalement exhaustif dans tous les domaines... quoique cela
serait une bonne chose...)
12.
Qu'en est-il du body piercing (littéralement: perçage du corps)? Qu'est-ce que
le jeu du C&B, ou « génitorture » ?
On
ne perce pas que les oreilles. Les personnes dont je parle ici ont les tétons,
le nombril, les sourcils, le clitoris, le prépuce, le pénis, les lèvres ou
d'autres parties du corps percées de trous dans lesquels on introduit de petits
ornements en métal. Voilà pour les faits, mais dans la pratique, il semblerait
que cela ait beaucoup à voir avec le SM.
Se
faire faire un « piercing », tout d'abord, est un flash d'une
incroyable intensité, sur le plan purement physique. C'est une chose d'une
incroyable force d'accepter que quelqu'un transperce une partie de votre corps
avec un morceau de métal pointu. Cela peut vous permettre d'atteindre un niveau
de sensation au-delà de tout ce que vous avez jamais expérimenté dans votre
vie.
Lorsque
le piercing est fait, cela peut complètement altérer la manière dont vous
percevez cette partie de votre corps. Un de mes amis m'a raconté que s'être
fait percer les tétons avait fait évoluer sa perception de ces deux simples
petites parties agréables à des zones érotiques à part entière, directement
reliées à son sexe au niveau des sensations. Pour lui, le piercing de ses
tétons était la meilleure chose qu'il ait jamais faite pour son corps et sa
libido, et il avait l'air très sincère ! Il en est de même pour tous les
piercings dans la région génitale; ils peuvent vraiment améliorer le plaisir
sexuel.
Il
existe des preuves médicales que les nerfs entourant l'endroit percé deviennent
beaucoup plus sensibles; ce n'est donc pas du folklore. Au cas où ce ne serait
pas clair; lorsqu'un piercing a cicatrisé, cela ne fait pas du tout mal; c'est
plutôt le contraire !
Certaines
personnes pratiquent le piercing-jeu, de très fines aiguilles sont insérées
temporairement dans la peau et retirées à la fin de la scène. Au fond, c'est un
autre genre de voyage sensoriel, que certains trouvent très agréable. Les
aiguilles ne provoquent pas exactement de la douleur, mais il est impossible
d'ignorer leur présence, et elles font sans aucun doute monter l'endorphine !
Il
est totalement déconseillé de s'essayer au piercing définitif à moins d'être un
professionnel expérimenté; un tas de connaissances sont nécessaires, et les
conséquences d'un mauvais piercing ne sont pas du tout agréables. Les
piercings-jeu sont moins durs, mais vous devrez tout de même vous assurer de
connaître les techniques stériles (n'oubliez pas les pratiques à risques).
Le
perçage des tétons chez la femme peut-il causer des problèmes à l'allaitement ?
Parfois oui, parfois non; les deux cas sont possibles. Un téton comporte
énormément de vaisseaux glactophores (canal par lequel monte le lait), donc les
chances de pouvoir allaiter sont grandes, mais rien n'est certain.
Pour
plus d'information sur le piercing, reportez-vous à rec.arts.bodyart (ou
peut-être à une version ultérieure de ce FAQ).
Le
jeu « C&B » veut dire jeu « Cock and Ball »
(littéralement: verge et testicules). « Genitorture » est une
juxtaposition de « genital » et « torture » (torture
génitale). Certains hommes, en entendant ces mots, se cramponnent à leurs
testicules et s'enfuient épouvantés, alors que d'autres entrent immédiatement
en érection et en demandent plus. Les parties génitales masculines sont à la
fois les plus vulnérables et les plus sensibles de toutes les parties du corps
d'un homme, donc bien sûr beaucoup de dominants aiment en jouer.
Les
« cockrings » (anneaux pour pénis) sont des anneaux qui se placent
sur le pénis, plus précisément à sa base, derrière les testicules. Le pénis
entre en érection lorsque les vaisseaux sanguins à sa base se contractent
(suite à l'excitation), emprisonnant le sang dans la verge et la faisant
gonfler. Les anneaux pour pénis ont un effet similaire, prolongeant l'érection
chez la plupart des utilisateurs. (Ils compriment également l'urètre, ce qui
peut rendre tout orgasme plus douloureux, ou même renvoyer l'éjaculation dans
la vessie. Ce n'est pas dangereux sauf si cela se produit de manière répétée.
Exercez-vous pour trouver le bon degré de serrage).
La
plupart des anneaux pour pénis sont en cuir, avec des sangles ajustables, pour
qu'on puisse les serrer ou les desserrer à la taille exacte du pénis (ainsi que
pour pouvoir les enlever facilement). Il existe des modèles en caoutchouc. Il y
en a même en métal, mais ces derniers sont risqués; si vous employez un modèle
trop petit sur votre sexe au repos, votre érection peut devenir tellement
importante que vous ne pourrez plus le retirer - et s'il est trop serré, il
empêchera votre sexe de dégonfler. Cela peut résulter en une visite aux
urgences et l'utilisation d’un coupe-boulons. Ce n'est pas une blague.
Certains
anneaux pour pénis ont plusieurs anneaux, un à placer derrière les testicules,
un autre autour, et un à la base du sexe. Certaines personnes aiment en
utiliser plusieurs pour écarter les testicules du corps.
Conseils
de sécurité: la ligne directrice la plus large est de procéder lentement
jusqu'à ce que vous sachiez jusqu'où vous pouvez aller. Si la douleur d'une
pratique particulière se propage à d'autres régions du corps, ou si la douleur
continue longtemps après que la stimulation ait cessé, vous avez probablement
dépassé vos limites. Si vous prenez votre temps, vous n'en arriverez
généralement pas à ce stade. Comme pour toute pratique SM, si vous éprouvez de
la douleur après la scène, ou que vous remarquez des choses anormales sur votre
pénis ou vos testicules que vous soyez au repos ou en érection, consultez un
médecin. Bien sûr, évitez toute pratique exerçant un mouvement de traction ou
de torsion violente sur les parties génitales; elles contiennent énormément de
ligaments et de vaisseaux sanguins, qui, s'ils sont endommagés, pourraient
avoir des conséquences sur vos capacités d'érection. Toutefois le pénis et les
testicules peuvent être légèrement fouettés ou frappés, pour autant que cela
soit fait avec précaution.
Evidemment,
le bondage du pénis et des testicules peut être fait à l'aide de lanières de
cuir, de rubans, de cordes de velours, etc. Il n'y a pas de limites aux
ornements: attacher un pénis en
érection peut se transformer en oeuvre d'art affriolante, et le tourmenter peut
être encore plus artistique. Ne vous attendez pas à ce que le bondage
« C&B » maintienne le pénis en érection indéfiniment; un pénis
qui n'est pas stimulé se dégonfle en général, et un bondage qui lui
conserverait son érection serait sans doute le signe que les liens sont trop
serrés. Dans tous les cas de figure, assurez-vous de pouvoir retirer votre
bondage rapidement, comme toujours.
On
peut également faire énormément de choses avec les parties génitales féminines.
Certaines femmes aiment qu'on leur place des pinces à linge sur les grandes ou
les petites lèvres; qu'on les leur flagelle doucement, ou même qu'on fouette
légèrement le clitoris. Parfois les piercings peuvent être utilisés pour le
bondage; les piercings des lèvres peuvent tenir le sexe d'une femme
délicieusement ouvert, les piercings de la calotte clitoridienne peuvent être
écartés à l'aide de fil, exposant le clitoris à nu. Certaines femmes aiment
qu'on caresse leur sexe avec des matières douces, d'autres aiment être apaisées
puis tourmentées tour à tour jusqu'à ce qu'elles n'en puissent plus.
A
nouveau, procédez lentement. Ne donnez PAS de coups dans le vagin, quoique vous
fassiez d'autre. Ne laissez pas les pinces très longtemps avant de connaître
les limites du plaisir de votre partenaire (et comme elle se sentira le
lendemain lorsque la scène sera finie). Une seule et même sensation prolongée
trop longtemps peut rapidement devenir désagréable; changez de stimulation,
faites en sorte que la dominée demeure excitée et surprise. Toutes sortes de
choses peuvent être utilisées pour les parties génitales féminines; j'ai un
article qui cite "brochettes en bambou, bougies, râpes à fromage, pinces,
tapettes à mouches, cubes de glace, couteaux, carrés de latex, lanières de
cuir, brosses à cheveux, fourrure de lapin, cordes, soie, cuillers, serviettes,
poids et fouets" comme des articles utiles pour donner à la dominée un
plaisir qu'elle n'est pas prête d'oublier. (Bien sûr, il ne faut pas pratiquer
ce genre de chose jusqu'à causer d'irréparables dommages, tout comme pour les
parties génitales masculines. Ne grattez pas, n'écorchez pas et ne mutilez pas
- vous jouez avec les zones les plus sensibles du corps humains !)
La
communication est souveraine dans le jeu impliquant les parties génitales de la
femme; un sexe féminin varie d'une personne à l'autre autant (et même
davantage) que n'importe quelle autre partie du corps; et les réactions seront
également terriblement différentes d'une femme à l'autre. En général, le rythme dont il était question
dans la partie sur la flagellation s'applique également au jeu avec le sexe
féminin, bien que le dominant devrait procéder encore plus lentement, car les
sensations seront plus intenses et plus concentrées qu'au cours de tout autre
genre de scène.
Une
dernière petite chose: apparemment, pour beaucoup de femmes, une réaction
pré-orgasmique commune consiste en une rétraction du clitoris dans sa calotte.
Si vous procurez à votre partenaire une sensation très agréable, éventuellement
combinée avec juste ce qu'il faut de douleur) et que son clitoris disparaisse,
NE VOUS ARRETEZ PAS ! (à moins que vous ne vouliez empêcher son orgasme...
n'allez pas trop loin, sauf si les pieds de la dominée sont attachés - elle
pourrait donner des coups de pieds). Et connaissez vos limites; si votre
dominée désire vraiment que la scène se termine par un orgasme, le lui donner
la rendra EXTREMEMENT reconnaissante, et attendre trop longtemps pourrait vous
user tous les deux. Ce sont de bons points à négocier au préalable avant toute
scène - comment aimeriez-vous que la scène se termine ? Rompre un tel accord
peut engendrer la méfiance, mais l'honnêteté, comme toujours, aidera chacun à
obtenir ce qu'il désire.
13.
Qu'est-ce que le « cutting »(coupure)/le « play piercing »
(jeu avec le piercing)/ le « burning » (brûlure)/ le
« branding »(marquage au fer)/ « l'eletrical play » (jeu à
l'électricité)? Qu'est-ce que sont les « bloodsports » (sports de
sang)
D'abord
les premières questions. Le « cutting » est une pratique SM utilisant
un scalpel ou une fine lame pour faire des coupures peu profondes dans les
couches superficielles de la peau de votre partenaire. Dans le « play
piercing », on utilise de très fines aiguilles pour percer temporairement
la peau du partenaire, puis on les retire à la fin de la scène. Le
« burning » est le fait d'avoir recours d'une manière ou d'une autre
à de hautes températures dans une scène SM; notez que le but est de jouer avec
la chaleur, et non de brûler réellement votre partenaire, puisque les brûlures
sont des lésions très difficiles à traiter. Le « branding », c'est,
littéralement, marquer au fer rouge - en utilisant de petites pièces en métal
chauffées à de très hautes températures pour faire de petites cicatrices de
brûlures sur la peau du partenaire. « L'electrical play » est le fait
de jouer avec de l'électricité. Et finalement, les « bloodsports »
est un terme générique pour toute pratique SM impliquant le sang.
Visiblement,
toutes ces pratiques SM sont potentiellement extrêmement dangereuses, puisque
chacune d'elle, si on s'y prend mal, pourrait avoir pour conséquence des
lésions irréversibles. Exécutées de la bonne manière, aucune de ces pratiques
ne se solde par des blessures allant au-delà des premiers soins et de la
désinfection. De plus, je ne suis pas en mesure de communiquer suffisamment
d'information dans ce FAQ pour expliquer comment les pratiquer en toute
sécurité. Il vous faudra vous référer à un dominant expérimenté, et le voir
pratiqué sur quelqu'un, avant de vraiment savoir comment jouer de cette manière
avec vos partenaires. Ceci étant dit, continuons notre tentative de travail
préparatoire.
Tout
d'abord, le « cutting » et les « bloodsports ». Les règles
de bases sont: propreté et sécurité. Pour la plupart, les personnes que j'ai
vues pratiquant le cutting utilisent l'alcool à la 90° pour nettoyer la surface
de la peau, puis de l’isobétadine pour désinfecter la zone de peau qu'ils vont
couper. Le dominant porte des gants en latex pour réduire les contacts avec le
sang de leur partenaire - n'oubliez pas que le sang est porteur du virus VIH,
et dans le cutting (dans les bloodsports en général, en fait), il y a du sang.
L'instrument habituel pour le « cutting » est le scalpel chirurgical,
qui est assez tranchant pour faire une coupure nette et lisse; utiliser des
lames moins affûtées peut causer une coupure irrégulière qui cicatrisera mal.
Les incisions seront pratiquées sur des endroits du corps où la peau n'est pas
soumise à trop de tension; par exemple, l'omoplate, ou la fesse, ou sur le
devant de la cuisse (bien que cela puisse poser des problèmes quand même). Il
ne faut PAS inciser la peau là où elle est tendue, car ces endroits cicatrisent
mal (la coupure se rouvrira sans cesse). Seule la couche supérieure de la peau
est incisée: superficiellement. Les incisions plus profondes cicatrisent plus
difficilement. On ne doit pas pratiquer d'incision en forme de boucle, car la
peau au centre de la boucle pourrait être sectionnée de telle manière qu'elle
n'est plus irriguée. Lorsque l'incision est terminée, on applique un pansement
sur toute la zone.
Comprenez-vous
toutes les implications d'une scène de « cutting » qui tourne mal ?
C'est vraiment le jeu limite le plus limite !
Si vous désirez en savoir plus, voyez le « Lesbian S/M Safety
Manual » - Manuel de sécurité pour le SM lesbien - (dans la liste à la fin
de la troisième partie). Le meilleur conseil de sécurité: faites-vous montrer
la manière de procéder par une personne sachant pratiquer les incisions.
Le
piercing-jeu est une forme quelque peu plus douce de « bloodsport ».
A nouveau, la peau du dominé doit être nettoyée et désinfectée et le dominant
doit porter des gants en latex. Les aiguilles utilisées sont des aiguilles
chirurgicales stériles disponibles dans les magasins de matériel médical ou les
magasins de SM de réputation sérieuse. Le dominant pince un peu de peau (la
zone juste autour du téton est souvent utilisée), et passe l'aiguille au
travers. Les aiguilles ne font pas nécessairement très mal, mais les nerfs vous
feront clairement savoir qu'elles sont en place, l'endorphine commence à monter
très vite. Après quelques temps, on ôte les aiguilles et on les jette dans un
container pour objets coupants, on applique des pansements adhésifs si
nécessaire - généralement les trous sont assez petits et se referment
immédiatement. Encore une fois, la meilleure manière d'apprendre cette pratique
est de se référer à quelqu'un qui sait personnellement comment s'y prendre.
Il
existe d'autres formes de « bloodsports ». J'ai assisté à une scène
durant laquelle le dominant (après avoir désinfecté la peau du dominé et mis
les gants en latex requis) utilisait une seringue pour prélever un peu de sang
au dominé et ensuite le lui donner à boire.
Cette scène était aussi violente que peuvent le devenir les
« bloodsports », mais (pour autant que je pouvais en juger) parfaitement
sûre au point de vue de la contamination par le virus du SIDA. Et je peux
seulement supposer que le dominant avait reçu une formation médicale - je ne
veux même pas ENTAMER de discussion à propos des conseils de sécurité
concernant le prélèvement sanguin, puisque que je n'en ai aucune idée.
Et
maintenant, passons au « burning » - en fait, il s'agit d'axer le jeu
sur l'utilisation de chaleur intense. Par exemple: la cire fondue. Plus vous
tiendrez la bougie loin du corps, moins les gouttes de cire seront chaudes -
jusqu'à un certain point. Cela fera glapir le dominé de toute façon !
N'utilisez toutefois pas de bougies à base de cire d'abeille - elles fondent à
une température beaucoup plus élevée. Si vous aimez la cire chaude, il se peut
que vous aimiez les cubes de glace également...
La
marquage au fer est une forme extrême de jeu avec la chaleur. Seules quelques
personnes aux Etats-Unis pratiquent beaucoup le « branding »: Fakir
Musafar, dans la région de San Francisco, en est une. Son magazine « Body
Play » contient de très bons articles sur les techniques de
« branding ». La technique de base consiste à chauffer de petites
pièces de métal incurvées avec un fer à souder, puis de les appliquer sur la
peau afin d'obtenir une brûlure ornementale. Je n'en connais pas beaucoup plus
sur les aspects de la sécurité et les possibilités de problèmes en pagaille,
ainsi je n'en mentionnerai pas plus ici. Ne vous aventurez dans AUCUN de ces jeux à la légère sans
avoir fait vous-même le travail de recherche et les déplacements auprès de
joueurs expérimentés.
Le
jeu qui consiste à utiliser l'électricité sous l'une ou l'autre forme pour
créer des sensations est appelé « electrical play ». C'est un autre
type de jeu très poussé qui peut être fatal (mortel, meurtrier) si on ne s'y
prend pas correctement. Tout jeu électrique comportant du courant électrique
qui passe dans le corps ne DOIT JAMAIS ETRE FAIT AVEC LA PARTIE SUPERIEURE DU
CORPS (au-dessus de la ceinture); le moindre courant électrique circulant dans
le torse ou à travers le cœur peut provoquer un arrêt cardiaque immédiat.
Je
connais deux principaux types de jouets électriques. Les premiers sont des
unités TENS (« Trans-Electric Nerve Stimulator » - « Stimulateur
Nerveux Trans-Electrique », ou quelque chose comme ça); ces appareils
fonctionnent sur piles, avec contrôle de l'intensité de puissance et de
fréquence, et deux fils pouvant être attachés à des anneaux électriques pour
pénis, des godemichés ou n'importe quoi d'autre. Ils peuvent produire des sensations
allant de légers picotements à un intense frisson, et à une sérieuse décharge.
Souvenez-vous: uniquement en dessous de la taille ! Personnellement, jamais je
n'utiliserais ces appareils à moins qu'ils ne soient branchés sur une source de
courant ou une pile n'excédant pas 9 volts; jamais au grand jamais je ne
laisserais quoique ce soit relié à une prise de courant envoyer de
l'électricité dans mon corps.
L'autre
type de jouet que je connaisse est un « violet wand » (littéralement:
baguette magique violette); qui ressemblent à un outil à main avec de petites
ampoules violettes à une extrémité. Lorsqu'on les allume, ces ampoules
deviennent violettes et émettent des craquements; à leur contact, on reçoit des
décharges statiques, un fort choc accompagné d'un bruit typique faisant comme
un « zap » ! Ces appareils n'envoient pas de courant électrique dans
le corps, et leur usage n'est pas dangereux sauf pour les yeux et les
principaux centres nerveux (par exemple le haut de la colonne vertébrale) -
bien que leur usage prolongé provoque des brûlures de la peau.
Si
en lisant tout ceci vous vous dites « POURQUOI quelqu'un ferait-il ça
? » - et bien si vous vous le demandez, jamais vous ne comprendrez J La chose la plus importante à
garder à l'esprit est que le SM est basé sur l'intensité des sensations; et que
toutes ces pratiques sont indubitablement à même de provoquer énormément de
sensations très violentes ! Comme toujours, soyez attentif à ce que vous faites
et aux raisons pour lesquelles vous le faites. Il est certain que l'on peut
faire toutes ces choses d'une manière malsaine (que ce soit physiquement ou
psychologiquement); mais il est également possible de les pratiquer d'une
manière saine, si c'est vraiment ce que vous désirez.
14.
Qu'en est-il du contrôle respiratoire ? Est-ce dangereux de faire perdre
conscience à quelqu'un ?
Certaines
personnes aiment se priver de respirer pendant des scènes intenses. Cela peut
se faire très simplement, par exemple en serrant le cou de quelqu'un pendant
qu'on l'embrasse profondément, ou de manière plus compliquée, par exemple en
utilisant une cagoule de latex et un masque à gaz par-dessus une camisole de
force. Lorsque vous manquez d'air, vos sensations sont beaucoup plus intenses;
c'est également quelque chose de profondément intime d'autoriser quelqu'un à
contrôler l'air que vous pouvez respirer. Une explication simple est que la
réaction naturelle du corps à l'approche d'un orgasme est une respiration peu
profonde et rapide - tout comme dans le jeu du contrôle respiratoire.
Il
est inutile de préciser que des tas de choses peuvent mal se passer; si vous
perdez connaissance et que personne n'est présent pour vous libérer et
s'assurer que vous respirez, vous risquez de mourir. Ce jeu n'est pas pour les
novices. Une manière simple de commencer est de serrer doucement le cou de
votre partenaire pendant que vous lui faites l'amour. Si ça lui plaît, il
(elle) vous le fera savoir d'une manière très démonstrative. Et vous pouvez
cesser immédiatement juste en relâchant votre étreinte. Dans toutes les formes
de contrôle respiratoire, il est vital que le matériel soit d'une sécurité
absolue, et que la respiration du dominé ne soit entravée que par
l'intervention directe du dominant - jamais par quelque chose (nœud coulant, masque
à gaz, etc.) qui pourrait continuer à couper la respiration si, par exemple, le
dominant s'évanouissait soudain.
Beaucoup
de personnes meurent chaque année en pratiquant « l'auto asphyxie
érotique » - une pratique qui consiste à se masturber en restreignant sa
propre respiration, et une nuit on attend trop longtemps avant d'enlever le sac
de sa tête ou de desserrer la pression autour du cou, on tombe inconscient et
on meurt. Certains se disent: « et bien, je vais jouer avec un partenaire
alors, si je veux perdre conscience ». Toutefois, perdre conscience, même
temporairement, peut provoquer un arrêt cardiaque. C'est pourquoi envisager de
faire s'évanouir votre dominé est probablement une idée beaucoup plus
dangereuse que vous ne le pensez.
Il
en est de même pour l'anesthésie. Parfois, on pense « Mmh, ce serait
excitant si je pouvais droguer ma partenaire - comme dans les films - et
qu'elle se réveille entièrement ligotée ! ». Même si votre partenaire
appréciait cette idée, ne faites jamais ça. Il n'existe aucune méthode sûre
d'anesthésier quelqu'un: les médecins anesthésistes passent leur vie entière à
étudier le sujet, ils ont du matériel de pointe, et malgré tout il arrive
encore des accidents. Ne jouez ni avec l'éther, ni avec le chloroforme, ni avec
la suffocation jusqu'à la perte de connaissance... sauf si vous et votre
partenaire êtes prêts à prendre un réel risque de mort. Des personnes plus
expérimentées que vous sont décédées.
15.
Que sont les « Golden Showers » (littéralement: « douches
dorées »)? Qu'en est-il des scatophiles ?
C'est
une autre sorte de jeu, portant aussi le nom de « water sports »
(littéralement: « sports d'eau »). En fait, certaines personnes
aiment uriner sur leurs partenaires, ou que leurs partenaires urinent sur
elles. Uriner est une chose vraiment très intime; votre urine est une part de
vous-même, c'est chaud et mouillé, c'est agréable à laisser s'écouler, et cela
vient de vos parties génitales. Certains ont un frisson de pouvoir de sentir
quelqu'un lié sous eux qui ne peut rien faire d'autre que de subir l'aspersion
d'urine; d'autres sont excités par l'idée d'être forcés de faire pipi, de
mouiller leur pantalon, c'est vilain et ils devront subir une punition.
D'un
point de vue sanitaire, l'urine est essentiellement stérile; mais pas
nécessairement exempte de tout risque de SIDA, donc boire l'urine d'une autre
personne est une pratique à risque. De plus, l'urine contient des sels dont le
corps essaye de se débarrasser, c'est pourquoi boire l'urine qu'on vient
d'éliminer peut mettre les reins à rude épreuve. Si vous buvez de l'urine, vous
devez également boire beaucoup d'eau.
Certaines
personnes sont scatophiles; elles jouent avec des excréments. Je n'en connais
pas personnellement, mais elles existent. La « scato » est visiblement
encore moins sûre que les ingestions d'urine; en particulier l'hépatite et les
parasites intestinaux se transmettent par contact oral avec de la matière
fécale, même en quantité très minime. Les personnes qui aiment qu'on leur lèche
l'anus (contact bucco-anal) doivent en être conscientes; et tout au moins se
laver TRES soigneusement, bien que l'hygiène la plus poussée n'élimine jamais
tous les risques. Pour plus d'information, voir la question suivante.
16.
Le sexe anal est-il dangereux ? Pourquoi certaines personnes le
pratiquent-elles ?
Le
sexe anal, pratiqué correctement, est tout aussi sûr que les autres pratiques
sexuelles. Certaines personnes le pratiquent parce qu'elles y trouvent du
plaisir - l'anus est une zone intensément érogène. En fait, ce sont les
hétérosexuels en majorité qui pratiquent le sexe anal ! L'anus contient
davantage de terminaisons nerveuses que n'importe quelle autre partie du corps
masculin, il en est de même pour la femme, mis à part le clitoris qui est plus
sensible encore. Il n'est pas étonnant que le sexe anal fasse partie de la vie
sexuelle de beaucoup de gens.
Le
terme « sexe anal » s'applique à toute une série de gestes, qui vont
de la simple caresse de l'anus de votre partenaire après avoir lubrifié votre
doigt, en passant par la pénétration de quelques doigts à l'intérieur de l'anus
suivies par des caresses internes, jusqu'à la pénétration anale proprement
dite. Toutes ces pratiques sont sources d'un fort plaisir physique, et si vous
lavez simplement votre derrière, elles n'ont rien de répugnant. Le tabou anal
est très ancien, mais il n'y a pas de raison médicale particulière à éviter ces
pratiques si vous êtes attentifs à ce que vous faites. Si vous attachez de
l'importance à l'hygiène, faites absolument un petit tour à la salle de bain
avant de commencer, et lavez-vous l'extérieur, et si vous le désirez,
l'intérieur du cul avec une poire à lavements. Si vous voulez vous sentir
propre afin d'apprécier le sexe anal, c'est très facile. (Il est également très
important, malgré tout, de se protéger des MST, ainsi que je le décris un petit
peu plus loin).
Les
grandes lignes du sexe anal sont: la communication, la relaxation et la
lubrification. L'anus consiste en fait en deux anneaux de muscles, appelés
sphincter externe et sphincter interne. Vous pouvez contrôler l'action de votre
sphincter externe - il vous est possible de le relâcher à volonté. Par contre,
vous ne contrôlez pas votre sphincter interne. Si vous êtes tendu, votre
sphincter interne sera contracté, et tenter d'y introduire quelque chose sera
douloureux, ce qui vous (et le) contractera davantage encore. Donc la règle
dans le sexe anal et de procéder lentement; il n'est pas possible d'y trouver
du plaisir en se forçant.
La
communication: parlez de ce que vous allez faire avant de le faire ! Ne
culbutez pas votre partenaire pour le (la) surprendre; il (elle) ne sera pas
détendu(e) et ce sera désagréable. Assurez-vous que vous êtes tous deux à
l'aise avec l'idée de pratiquer le sexe anal. La relaxation: écoutez votre
corps. Si votre cul en a envie, vous le saurez; sinon, ne précipitez rien. La
lubrification: votre anus ne sécrète pas de substance lubrifiante, il vous
faudra donc utiliser un lubrifiant A BASE D'EAU comme "KY Jelly" ou
"Probe". Ne lésinez pas sur la quantité; ça ne tache pas ! Plus vous
utiliserez de lubrifiant, plus vous vous sentirez à l'aise. Et finalement,
communiquez encore: si vous n'avez jamais pratiqué le sexe anal auparavant, les
sensations seront bizarres et intenses. Vous pourriez avoir l'impression qu'un
mouvement se produit à l'intérieur de votre intestin lorsque votre partenaire
retirera ses doigts; avec un peu d'expérience on se rend compte que c'est juste
une impression et que les draps n'en seront pas souillés pour la cause.
L'hygiène
de l'anus n'est pas suffisante, toutefois; il faudra également que votre
partenaire utilise une barrière en latex (un gant pour les caresses du doigt,
un carré de latex ou un morceau de saran pour les caresses de la bouche, et un
préservatif pour la pénétration). Ce qui vaut pour le sexe en général, vaut
encore plus pour le sexe anal; c'est la pratique la plus risquée en ce qui
concerne la transmission des MST (maladies sexuellement transmissibles). De
plus, utiliser une protection augmente souvent la sensation de sécurité et de
propreté, ce qui aide beaucoup de personnes à se relaxer et à profiter
davantage de l'expérience. (Certaines personnes estiment que le sexe anal n'est
pas aussi risqué que ça. Pourtant, dans certaines villes, on a considéré que la
transmission de parasites intestinaux à la suite de sexe anal non protégé était
un grave problème de santé publique, à la suite duquel des milliers de
personnes ont été infectées. C'est à vous de décider quels risques vous êtes
prêts à prendre). Tout ce qui est entré en contact avec l'anus doit être
soigneusement nettoyé (ou jeté à la poubelle, dans le cas des barrières en
latex) avant d'entrer en contact avec la bouche ou le vagin.
J'ai
déjà évoqué le fait que rien ne sert de forcer les choses. Permettez-moi
d'insister encore: si vous ressentez une douleur alors que vous pratiquez le
sexe anal, ARRETEZ-VOUS. Le sexe anal trop brutal peut contracter voire
déchirer la paroi anale, ce qui peut provoquer de graves infections. Le sexe
anal ne doit PAS être pratiqué de force, et ne devrait JAMAIS être utilisé
comme un moyen d'infliger de la souffrance. Si vous souffrez de saignements du
rectum, consultez un médecin IMMEDIATEMENT. (Ne vous sentez pas gêné - ils en
ont vu d'autres... faites-vous juste soigner !).
Ceci
étant dit, il me faut préciser ce que j'entends par « s'arrêter »
quand vous ressentez de la douleur. Ce qu'il faut faire, c'est arrêter de
bouger. La douleur pourrait n'être due qu'à une protestation du sphincter quand
il s'écarte un peu, et lorsque vous cesserez de pousser, vous n'aurez plus mal
- et peut-être vous relaxerez-vous. Si la douleur ne cesse pas lorsque le
mouvement s'arrête, ALORS vous devrez vous retirer (doucement) et prendre les
mesures adéquates. Si la douleur disparaît, attendez un petit moment, puis
recommencez... vous sentirez si vous devez vous arrêter définitivement ou pas.
(Alors écoutez bien ceci. Se saouler n'est PAS une bonne idée, car cela inhibe
les sensations de douleur. Cette FAQ attribue le prix du Plus Mauvais Produit
Sexuel à un lubrifiant anal qui contenait de l'huile (et de ce fait ne pouvait
être utilisé avec des gants ou des préservatifs), ET qui se vantait d'être le
meilleur produit pour le sexe anal PARCE QU'il contenait de la benzocaïne
« pour plus de confort »! Si quelqu'un a été blessé suite à
l'utilisation de ce produit, j'espère qu'ils ont intenté un procès énorme au
fabricant).
Si
vous désirez plus d'information sur quoique ce soit d'autre, reportez-vous à
l'ouvrage de Jack Morin cité dans la liste à la fin de ces FAQ.
16.
Qu'est-ce que le « fisting » (littéralement « usage du
poing »)
Tout
le monde (enfin presque tout le monde) sait ce qu'est le
« finger-fucking » (insérer un ou plusieurs doigts dans l'anus ou le
vagin). Dans le rectum ou dans le vagin, c'est terriblement bon de caresser
quelqu'un à l'intérieur. (Si on les oriente comme il faut, en introduisant les
doigts dans le rectum d'un homme, on a la possibilité de chatouiller sa
prostate, ce qui est INCROYABLEMENT bon... juste un petit truc, en passant!)
Certaines personnes sont généralement familiarisées avec l'idée d'utiliser
plusieurs doigts simultanément pour la pénétration. Mais peu d'entre elles le
sont avec le fait d'insérer la main tout entière dans le rectum ou dans le
vagin de son (sa) partenaire... ce en quoi consiste le « fisting »,
en termes simples. Oui, anatomiquement c'est possible et oui, c'est EXTREMEMENT
bon. (Je n'en ai jamais fait l'expérience, si ce n'est indirectement).
Ceci
étant dit, il est très important d'expliquer maintenant ce que le
« fisting » n'est pas. Vous ne serrez pas le poing pour le fourrer
brutalement dans le (la) partenaire. Le « fisting » est une des
manières les plus intimes et les plus complètes de toucher un autre être
humain, et c'est quelque chose qui doit être exécuté de manière lente et douce.
Il y a eu beaucoup de messages postés sur le « fisting » sur s.s.b-b,
abordant la bonne technique, les conseils de sécurité, la sensation fantastique
d'ouverture et de connexion, le vol magique que peuvent atteindre les deux
partenaires pratiquant le « fisting »... c'est une manière
incroyablement intense de faire l'amour. Je ne peux faire justice aux
descriptions de première main que d'autres ont publiées, mais je peux évoquer
quelques conseils de sécurité.
Tout
d'abord, coupez et limez vos ongles jusqu'à ce que chaque doigt soit aussi
lisse et doux que possible. Vos doigts entreront en contact avec des endroits
très fragiles, qui sont exempts de récepteurs nerveux et ne ressentent donc pas
le signal d'alarme de la douleur. Vous devez être bien sûr de réduire au
maximum les risques de blesser votre partenaire.
Utilisez
des gants en latex. Le SIDA est une question de vie ou de mort.
Vous
voudrez probablement laver le tractus gastro-itestinal de votre dominé. Et à quoi
servent les poires de lavement, selon vous ? Soyez doux; l'eau tiède est la
meilleure option. N'utilisez pas de produits à base de savon dans une poire de
lavement. Certaines personnes aiment mettre de l'alcool (des boissons
alcoolisées, pas de l'alcool à 90°!) dans les poires de lavement; si vous
faites de même, utilisez une solution TRES TRES TRES DILUEE, car l'alcool sera
absorbé très rapidement par l'organisme , et votre dominé ne sera pas en mesure
de l'éliminer s'il est trop ivre. (Je ne connais pas le dosage précis, mais
cela me semble un peu risqué).
Utilisez
BEAUCOUP (j'insiste bien BEAUCOUP) de lubrifiant. Appliquez-le avec vos doigts.
Mettez-en partout. Etalez-le soigneusement sur toute votre main, y compris le
dos, la paume, et entre les doigts. Continuez d'en mettre au fur et à mesure de
la pénétration. Il n'y aura jamais trop de lubrifiant de toute façon. N'oubliez
pas que les lubrifiants à base d'huile dissolvent le latex. On peut utiliser du
KY Jelly; mais certaines personnes trouvent qu'il s'assèche trop rapidement. En
Grande-Bretagne, la crème de la crème s'appelle "Aqueous Cream". On
peut aussi prendre du "J-Lube", qui est un concentré en poudre auquel
on ajoute de l'eau pour obtenir une crème incroyablement visqueuse et
glissante; on en trouve dans les magasins de matériel vétérinaire ! (Certaines
personnes utilisent encore de la Crisco -une marque de matière grasse
alimentaire- avec des gants en latex, sur base d'une théorie suivant laquelle
la Crisco est tout simplement le meilleur lubrifiant, et que les gants ne se
déchirent pas si vite. C'est risqué, mais c'est une option).
Procédez
lentement. Commencez par introduire un seul doigt et enfoncez-le. NE VOUS
PRECIPITEZ PAS. Soyez sensible aux sensations de votre dominé. Vous êtes en train
d'essayer de persuader cette partie de son corps de s'ouvrir à vous, d'accepter
une part de vous au plus profond. L'énergie se libérera d'avant en arrière, et
vous vous en servirez, obtenant de votre dominé, à force de cajoleries et de
pénétrations répétées, qu'il atteigne une sorte de transe. Continuez à
communiquer avec votre dominé, les bâillons, les jeux de rôle dans lesquels le
dominé est inférieur ou qu'il doit se taire, ne mèneront pas au type de
relaxation et d'empathie dont vous aurez besoin.
Si
votre dominé atteint subitement ses limites, vous le saurez; leur orifice se
refermera brutalement. NE RETIREZ PAS VOTRE MAIN. Ne bougez pas jusqu'à ce que
les contractions soient finies, ENSUITE commencez à vous retirer. Vous pouvez
déchirer un muscle ou deux si vous essayez de vous retirer au beau milieu d'une
contraction pareille. Si cela arrive, ça n'est pas grave; vous saurez que la
prochaine fois il faudra aller plus lentement (si, tous les deux, vous voulez
réessayer plus tard). Mais en supposant que tout se soit bien passé...
Lorsque
vous aurez introduit les 5 doigts, vous y êtes presque. C'est maintenant qu'il
faut être le plus sensible et le plus attentif. Votre dominé sera soulevé de
douleur et de plaisir; un mouvement brusque et vous vous rendrez compte que le
rectum (ou le vagin) ne veut plus de vous. Respectez cette réaction,
retirez-vous (lentement!). Mais si votre dominé le désire, alors vous
introduirez la main jusqu'à la jointure des doigts, vous replierez le pouce à
l'intérieur de votre main, et (à ce que l'on m'a dit), votre main prendra TOUTE
SEULE la forme d'un poing - vous ne devez PAS serrer votre main ou quoi que ce
soit d'autre !
Maintenant
le vrai plaisir commence... explorez, alléchez, satisfaites votre dominé, qui
sera au 7ème ciel... et lorsque viendra le moment de se retirer, faites le
doucement et naturellement !
Si
vous avez d'autres questions (comme toujours), postez les à s.s.b-b; nous avons
eu de SUPERBES messages sur le « fisting » par le passé, et il y en
aura d'autres si vous le demandez.
18.
La manière dont je pratique est-elle du « vrai » SM ? Mais au fond,
c'est quoi le « vrai » SM ?
Parfois
sur a.s.b., les gens publient des messages demandant si ce qu'ils font est
assez « hard » pour mériter qu'on en parle. Comment un simple novice
qui vient juste de recevoir sa première fessée pourrait-il avoir la présomption
de publier un message sur ce qu'il a ressenti, alors qu'il y a des habitués qui
n'auraient rien éprouvé à sa place ?
La
réponse à cette question est double. Premièrement, il existe une infinité de
manières de jouer. C'est une des raisons pour lesquelles j'aime dire que SM
signifie « Sex Magick »; Magick ne doit pas nécessairement impliquer
de la douleur, ou de l'intensité, ou du bondage, ou des jeux de rôle, ou quoi
que ce soit. Le Sex Magick est tout ce que vous accomplissez pour satisfaire
l'un de vos fantasmes. Il n'y a ni bonne, ni mauvaise manière de pratiquer le
SM, du moment que ce soit sur base d'un accord mutuel. Si vous êtes d'accord
avec ce que l'on vous fait, et que c'est bon (pendant et après la scène), c'est
ce qui est bon pour vous. Ce FAQ n'est rien d'autre qu'une série de
suggestions; il vous appartient entièrement de les suivre ou non.
(Il
y a ici des joueurs qui ont des pratiques bien plus hard que les miennes, des
pratiques qui les emmènent bien plus loin que je n'irai jamais, dans des
domaines que je considère personnellement comme dangereux voire même un peu
malsains. Zut, pour certaines personnes, se faire fouetter est une idée malsaine.
Mais la chose la plus importante est le fondement consensuel et la réciprocité
dans le jeu - que tout le monde impliqué dans la scène soit volontaire pour
faire ce qu'il y fait, et que chacun puisse en sortir si cela s'avère
nécessaire. Ce que les autres pensent n'a pas d'importance; c'est leur jeu,
c'est leur choix quant aux risques qu'ils veulent assumer).
Deuxièmement,
« l’intensité » d'une scène a très peu à voir avec le niveau de
« sensation physique » qui en découle. Encore une fois, la magie est
dans la manière dont vous percevrez les choses. Nous avons tous été des
novices; nous connaissons tous le frisson d'essayer quelque chose de nouveau,
de réaliser nos rêves. C'est ce qui rend le SM intense et bon - cette ineffable
ruée de nouveaux horizons qui se dévoilent, cette incroyable sensation de faire
confiance à quelqu'un au point de lui confier votre corps et votre esprit, ou
de recevoir le cadeau intime du contrôle qu'on peut exercer sur quelqu'un
d'autre. Il n'est pas important d'y parvenir par le sadisme, le masochisme, le
bondage ou la domination-soumission, ou aucune de ces pratiques; car une fois
qu'on y est, c'est fantastique ! ET cela vaut la peine de poster des messages
sur le sujet !
Parfois,
les discussions sur a.s.b. virent à un débat enflammé sur ce qui est ou n'est
pas la « vraie » soumission-domination, ou le « vrai » jeu
BDSM. Le fait qu'il est difficile de se baser sur tel ou tel type de
comportement comme valeur absolue par rapport à laquelle le terme « vrai »
puisse être défini, au vu de la diversité des joueurs et des styles de jeux
dans la scène, mais aussi à cause du nombre de scènes indépendantes dans
« la scène ». La ligne directrice principale que je pourrais
observer, c'est que les personnes pratiquant le SM tentent d'explorer leurs
fantasmes sur le pouvoir et/ou la sexualité, pour réaliser quelques-uns de
leurs rêves dans la vraie vie.
Une
chose est sûre: tenter de poser des limites strictes autour de ce qui est ou
n'est pas du « vrai » SM, de la « vraie » soumission, ou du
« vrai » jeu sadique ou du « vrai » jeu de rôle, est une
entreprise vouée à l'échec. La plupart du temps, les personnes qui pensent
connaître la définition du « vrai » SM sont plus intéressées par les
disputes avec ceux qui ne sont pas de leur avis, plutôt que de partager
honnêtement leurs propres convictions tout en restant ouvertes à celles des
autres. Comme pour toutes les étiquettes, ou les normes pré-établies à propos
du comportement humain, on peut débattre sans fin sur la question de savoir si
la « norme » est vraiment « normale », ou on peut
simplement parler par rapport à sa propre expérience. La dernière option menant
généralement à des discussions plus profitables et plus instructives.
Un
sujet qui est abordé dans ce contexte, toutefois, est de savoir si le vrai SM
est uniquement le SM consensuel - ou plutôt, si le terme "SM"
exclurait tout comportement qui ne soit pas consensuel. Comme je l'ai constaté
au début de ces FAQ, j'utilise "SM" pour parler d'actes entre deux
adultes consentants; la plupart des personnes sur a.s.b. et dans la scène
utilisent elles aussi le terme "SM" comme une abréviation de
« SM consensuel ». Il n'y a aucun doute que de nombreuses personnes
qui pratiquent le BDSM consensuel aient du plaisir à nourrir des fantasmes d'actes
non consensuels dans le cadre du bondage, de la domination, de la soumission,
du sadisme et/ou du masochisme. Mais quand il est question de la vraie vie, le
consentement est d'une importance fondamentale. Une histoire peut comporter des
actes non consensuels et pourtant bel et bien être une histoire de SM; une
relation SM peut devenir abusive tout en restant SM; mais quand les membres
d'a.s.b. et les personnes pratiquant le SM en général parlent de SM tel qu'il
devrait être (et à ce qu'il me semble, tel qu'il l'est la plupart du temps),
elles entendent par là un SM consensuel et sain.
Certaines
personnes font remarquer que: "le SM se référant à l'origine à des
pratiques décrites dans les ouvrages du Marquis de Sade [pour qui le
consentement n'avait aucune importance], donc les personnes pratiquant le SM de
nos jours mentent lorsqu'elles affirment que le consentement est important dans
le "vrai" SM!" En faisant cela, ces personnes jouent à un petit
jeu consistant à changer la définition du terme "vrai" par une
définition à propos de laquelle on peut se disputer. Par ailleurs, si nous
étions tous en train de mentir dans le but de tromper les gens et les forcer à
jouer avec nous (de telle manière que nous puissions abuser d'eux), nous nous
rendrions par là-même un très mauvais service en essayant d'éduquer les autres
au consentement et à la négociation - des connaissances qui serviraient à
protéger nos victimes ! Il vous faudra juger si nous pensons vraiment ce que
nous déclarons à propos de l'importance du consentement.
Un
acronyme fréquemment utilisé sur a.s.b. est "YKINOK" - qui veut dire
"Your Kink Is Not OK" (littéralement: votre perversion, votre vice
n'est pas OK). a.s.b. est principalement constitué de messages de personnes
dont les pratiques sexuelles sont considérées par beaucoup d'autres comme
malsaines ou tout au moins bizarres. Ici, nous acceptons que des gens très
différents aient des sexualités très différentes, et des préférences
différentes. Donc, nous essayons d'éviter les généralisations comme "le
comportement X est mauvais" ou "le comportement Y n'est pas bon"
ou plus souvent "YKINOK". Nous dirons plutôt: "Votre
"kink" (perversion) ne me conviendrait pas. Voici ce que j'y vois
comme risques. Comment les gérez vous ?". A partir de là, la discussion et
l'échange didactique peuvent démarrer, ce qui n'est pas possible avec un
"YKINOK" pur et simple. (Et, réciproquement, nous ne disons pas
"Votre perversion est OK" - puisqu'il n'existe pratiquement aucun
comportement que tout le monde apprécie sans exception. Le fait que des
pratiques consensuelles soient ou non "OK" est, et doit être,
déterminé sur une opinion individuelle).
19.
Qu'en est-il du cuir, du latex, des talons hauts, des corsets et autres
fétiches ?
Toutes
ces choses - vêtements érotiques ou objets de tout type - sont des
"fétiches". Un fétiche est un objet qui a des connotations sexuelles
à vos yeux. Si vous vous trouvez sexy en les portant, ou que vous trouvez sexy
que quelqu'un d'autre les porte, c'est un fétiche. Il n'y a rien de mal à avoir
des fétiches; en fait rares sont les personnes qui n'en ont pas ! Certains sont
excités à la vue d'une aisselle; d'autres par les doigts de pieds vernis; et
d'autres enfin par ce vieux classique qu'est la lingerie. Les techniques de
négociation et de communication dont j'ai déjà parlé peuvent aussi venir à
point pour découvrir quels sont vos fétiches, quels qu'ils soient.
Le
cuir est un des fétiches de base de la scène. Les jupes en cuir, les jambières
en cuir, les harnais en cuir, les manchettes en cuir, etc. Il en est de même
pour le latex. Le principal attrait de ces deux matières, il me semble, est
leur rigidité et leur brillance; les vêtements en cuir et en latex rehaussent
votre perception de votre moi sensuel, les contraintes qu'ils imposent collent
comme une seconde peau. Le cuir et le latex sont deux grandes catégories de
fétiches - et par définition un fétiche est un objet qui provoque une
excitation sexuelle; si cela soulève des questions, vous ne comprendrez
probablement pas.
Les
vêtements en cuir absorbent les liquides; il ne faut pas les mouiller. L'eau
abîmera le cuir; le sang et les autres fluides corporels y laisseront leur
odeur. Vous pouvez nettoyer vos articles en cuir avec de l'eau et un savon
spécifique et le nourrir avec de l'huile pour lui conserver sa souplesse et sa
beauté.
Le
latex n'absorbe pas les liquides à base d'eau, mais les huiles peuvent
l'endommager, et l'exposition prolongée au soleil le rendra cassant. Lorsque
vous portez votre vêtement en latex, talquez-le et talquez-vous au préalable;
cela rendra l'enfilage plus facile. Ne tirez pas sur le latex avec vos ongles,
ou il se déchirerait; de même coupez les ongles de vos doigts de pied avant
d'enfiler des bas en latex. Après les avoir utilisés, lavez-les avec de l'eau
pour enlever les traces d'huile, puis séchez les soigneusement (certaines
personnes conseillent de talquer à nouveau) avant de les ranger.
Il
existe aussi des vêtements en PVC (qui ont un aspect "mouillé"),
généralement noirs, brillants et extensibles. Le PVC est en fait du tissu
recouvert de plastic, il est lavable et relativement peu onéreux.
Bien
sûr, la lingerie classique peut-être évidemment très excitante aussi. Il est
souvent vrai qu'un petit rien est bien plus sexy que rien du tout. Les déguisements
érotiques peuvent ajouter beaucoup d'éclat à une scène; ce sont d'excellents
moyens de planter le décor. L'esprit est la zone érogène la plus importante, et
jouer un rôle ou faire semblant peut être quelque chose de particulièrement
chaud, que l'on combine cela ou non avec d'autres éléments SM.
Pour
ce qui est des corsets et des hauts talons: ces deux types d'accessoires
entravent les mouvements et mettent en valeur les courbes du corps, et cela
convient parfaitement au jeu SM - ils peuvent souligner le pas dominant d'une
maîtresse ou faire clopiner la démarche d'une esclave. Ce sont également des
éléments de base du fétichisme. Des talons suffisamment haut peuvent carrément
empêcher la marche, ce qui peut être très sexy ! Les corsets, portés correctement,
changent totalement la forme d'un corps, tout en intensifiant les sensations
tout au long du jeu. Les corsets et les talons hauts, comme tous les fétiches,
peuvent être combinés avec un très grand nombre de scènes différentes.
D'autres
fétiches: les slips de sport sales, les caleçons pour une femme, les vêtements
de soirée pour un homme, un attirail de cow-boy, des uniformes
(police/militaire/etc.), les blouses d'infirmières, les costumes de favorite de
harem... la liste est infinie. Si cela vous excite de les porter ou de voir
votre partenaire en porter, pourquoi ne pas les intégrer dans la scène ?
Une
chute que j'ai entendue récemment: "Vous faites dans le sexe normal... ou
je dois m'habiller ?"
En
général tout est bon comme fétiche ! Si vous estimez que vous vous retrouvez
plus impliqué dans un type de fétiche que vous ne le voudriez, prenez du recul
par rapport à votre comportement et déterminez si vous voulez en changer. Mais
si vous aimez ça, que votre partenaire aime ça (ou aime que vous aimiez ça),
que c'est totalement consensuel, alors allez-y ! Et si vous aimez les vêtements
fétichistes, allez faire un tour du côté du newsgroup alt.sex.fetish.fashion -
tout jeune mais il grandit vite...
20.
Et à propos de l'épilation du corps ou/et du travestissement ?
Un
autre de fétiche qu'ont beaucoup de personnes est d'avoir la peau toute lisse,
sans aucun poil. La peau épilée est douce comme de la soie, complètement et
totalement nue et très vulnérable. Les jambes, aisselles ou les parties
génitales, une fois rasées ou épilées, provoquent des sensations totalement
différentes... et comme ce qui compte, c'est la sensation, naturellement se
raser et les pratiques SM sont totalement compatibles !
Comme
l'épilation est une activité féminine par convention, lorsqu'un homme s'y
soumet cela a un sens supplémentaire. Cela peut être à la fois humiliant et
terriblement excitant. Beaucoup d'hommes aiment se raser pour pouvoir jouer au
travestissement (s'habiller en femme); donc j'évoque les deux sujets ensemble.
Tout
d'abord, l'épilation. Comment s'y prendre ? Vous devriez d'abord envisager de
prendre un bain ou une douche; cela ramollit le poil et la peau. Utilisez un
rasoir bien aiguisé et un bol d'eau chaude; mouillez bien la partie à raser, et
enduisez-la de crème à raser. Rasez ensuite dans le sens du poil (c'est-à-dire
du haut de la jambe vers les chevilles, ou du nombril vers l'entre-jambe);
aller contre la pousse du poil peut causer des poils incarnés lors de la
repousse. Faites de petites parties à la fois, et rincez le rasoir entre
chacune pour enlever les poils. Si vous vous rasez rarement, il se peut que
vous ayez besoin de plusieurs lames de rasoir pour faire rien que vos jambes.
N'appuyez pas trop (pour éviter le feu du rasoir par la suite).
Ceux
qui se rasent souvent utilisent le rasoir électrique d'abord pour enlever la
plus grosse partie des poils, puis un rasoir manuel pour ce qui reste et pour
les zones sensibles. (Les rasoirs électriques ont tendance à tirer sur le poil,
et sont très peu pratiques pour se raser le sexe). D'autres personnes ne jurent
que par la cire (utilisation de bandes de cire collantes pour enlever le poil)
ou autres méthodes d'épilation; à chacun la sienne. Le rasage peut faire partie
d'une scène; j'ai vu énormément de films SM gays dans lesquels des dominants
masculins costauds rasaient leurs prisonniers de force, et j'ai aussi vu des
dominatrices laver puis raser le cul de leurs dominés. (Ce n'est pas facile
d'accéder à son entre-jambe soi-même, et être attaché pendant qu'un rasoir
caresse doucement vos zones les plus sensibles est TRES intense!). Lorsque vous
êtes rasé, vous pouvez passer à toutes sortes d'autres divertissements.
En
ce qui concerne le travestissement: beaucoup d'hommes aiment porter des
vêtements de femme, soit parce que ces vêtements sont beaux ou agréables à
porter, ou soit pour l'humiliation que cela représente. Quelle que soit la
raison, il n'y a aucun doute que des tas de gens aiment ce genre de chose. Le
maquillage est souvent un aspect du jeu également. Beaucoup de femmes également
aiment se travestir en homme; inverser les sexes peut ouvrir un vaste éventail
de possibilité. On appelle parfois cela "genderfuck" (littéralement
baiser comme l'autre genre) - c'est-à-dire avoir des relations sexuelles avec
les perceptions de l'autre sexe, ou en jouant un sexe différent, ou les deux.
Il
existe toute une variété d'attitudes parmi ceux qui jouent de la sorte.
Certains apprécient le travestissement juste parce qu'ils trouvent que les
vêtements de l'autre sexe leur vont bien. D'autres ont en fait le phantasme
d'être vraiment une personne du sexe opposé, et utilisent ces fantasmes dans
leurs scènes. D'autres enfin veulent
aller jusqu'à sortir en public travesti comme, et jouant le rôle de, l'autre
sexe, avec tellement de talent qu'ils passent - c'est-à-dire qu'on les prend
pour – une personne du sexe dont ils jouent le rôle. Ils y prennent du plaisir,
soit qu'ils trouvent amusant de leurrer les gens, soit/ou qu'ils apprécient le
frisson de réussir à se transformer suivant leur fantasme.
Enfin
pour certains, le sexe biologique ne correspond pas avec celui qu'ils pensent
avoir. Ils peuvent avoir l'impression d'être un homme né avec un corps de
femme, ou vice versa. Ce sont ce qu'on appelle des "transsexuels";
ils peuvent avoir recours à la chirurgie pour modifier leur corps et leur sexe
afin de mieux correspondre physiquement avec le sexe auquel ils s'identifient
le plus. Les transsexuels sont encore largement condamnés; il n'est pas facile
de vivre dans une société orientée comme la nôtre sur les sexes et les rôles
sociaux qui en découlent; si vous ne vous conformez pas au modèle standard, et
les transsexuels ne s'y conforment absolument pas. Alors que beaucoup des
travestissements que j'ai évoqués sont
des jeux, les transsexuels eux ne jouent pas; leur identité sexuelle est
un problème vital et grave pour eux. (Bien que, lorsqu'ils ou elles veulent
jouer, peu en connaissent plus sur la question).
Il
est important de se rendre compte que ces deux groupes sont bien distincts: le
fait pour un homme d'aimer porter des bas de femme sous son costume de bureau
ne signifie pas qu'il ait le moindre désir de changer de sexe. Comme pour tous
les aspects de la sexualité humaine, le sexe et les comportements de jeu liés
au sexe comprennent une large variété de niveaux, et une communication honnête
est la seule et unique façon de savoir auquel de ces jeux joue une personne en
particulier.
Le
jeu avec les rôles sexuels peut être combiné à tous les autres repris dans
cette liste pour créer une Sex Magick extraordinairement puissante. Comme
toujours; écoutez vos désirs, décidez de jusqu'où vous voulez les accomplir (et
à quel rythme), communiquez et jouez !
21.
Pourquoi défendre le SM ?
Un
des problèmes avec le SM est le rejet que la société programme contre ce type
de sexualité. Notre culture n'est pas habituée à considérer le sexe comme un
divertissement et qu'il puisse être foutrement agréable de pousser ses propres
limites à la recherche de plaisir. De plus, en ce qui concerne le SM, beaucoup
de gens confondent les fantasmes et la réalité, et s'imaginent que les personnes SM font de même.
Dans
ces FAQ, j'ai essayé d'expliquer ce que mes amis et moi-même pensons du SM. Je
fais tout ceci parce qu'il fut un temps où j'ignorais presque tout du SM; tout
ce que je savais c'est que cela m'intéressait. Via s.s.b-b et des tas de
nouveaux amis, et des tas de merveilleuses expériences, j'ai appris. Ma vie
s'en est trouvée enrichie et mes relations se sont approfondies et renforcées
grâce à mon expérience du SM. Maintenant, je voudrais décrire tout ceci de la
manière la plus ouverte et la plus franche possible.
Si
vous estimez que le SM est pervers ou dégoûtant, c'est votre droit. Ces FAQ
démontrent comment il n'est généralement pas malsain pour ceux qui s'y
adonnent; il vous appartient d'accepter cette information ou non. Vous n'avez
toutefois pas le droit de réprimer ou de censurer ceux qui voudraient discuter
de cet aspect de leur vie, juste au nom de vos opinions personnelles sur leurs
pratiques sexuelles.
Si
vous ne pensez pas que ça vous plairait de pratiquer le SM, je n'y vois aucun
inconvénient; je voudrais juste vous demander d'être ouverts à ce que la
communauté SM a à vous apprendre à propos du consentement, de la négociation, de
la sécurité et de l'exploration.
Lorsque
j'ai commencé à fantasmer sur les activités liées au SM, j'étais vraiment très
jeune en fait - je n'avais pas 10 ans. J'ignore d'où sont venus ces aspects de
ma sexualité; certainement pas de ma famille. Mais lorsque j'ai entrepris d’en
apprendre plus sur le SM, j'ai d'abord été excité et heureux que d'autres
personnes que moi aiment ces choses, puis déprimé par le nombre d'informations
erronées ou nuisibles sur le SM et ses pratiques. Cette liste de FAQ est ma tentative
de relayer une information de meilleure qualité, dans l'espoir que, plus les
gens sauront ce que le SM est vraiment (et ce qu'il n'est pas), moins il y aura
de personnes pour utiliser des faits déformés pour en condamner d'autres à
cause de leur sexualité.
De
plus, j'ai décrit des pratiques que je n'aime pas (enfin pas encore J). Cette liste n'est pas la bible
des FAQ, ne la prenez pas pour telle; lisez ce que j'écris et tirez en vos
propres conclusions. Et nom d'un chien, envoyez vos messages sur soc.subculture.bondage.bdsm
avec toutes vos questions, vos opinions, vos fantasmes et vos rêves; le sang de
s.s.b-b est toujours renouvelé par de nouveaux membres! (cela nous aide à nous
distraire de nos disputes!).
22.
Le SM est-il dégradant ou abusif ? La plupart des personnes pratiquant le SM
ont-elles été maltraitées ?
Souvent
on aborde le SM avec uniquement des stéréotypes négatifs à l'esprit. L'esclave
ayant perdu toute volonté, dominé par un maître autoritaire et irréfléchi. Le
pervers qui aime se faire frapper parce qu'il pense ne pas mériter mieux. Ces
images, chargées négativement de connotations de maltraitance, ne reflètent pas
la réalité du SM consensuel.
Tout
d'abord, les personnes pratiquant le SM ont-elles été abusées étant enfant ?
C'est un stéréotype très fréquent. Des sondages d'opinions sur s.s.b-b n'ont
pas semblé indiquer de schéma particulier d'abus sexuel durant l'enfance, et il
y a eu très peu, si pas du tout, d'études scientifiques sur le sujet. Certaines
personnes y voient une relation de corrélation plus importante, mais il y a peu
de preuves concluantes.
Habituellement,
ce stéréotype est supposé vrai, tout comme les autres expressions sur les
aspects négatifs du SM - "oh, quiconque aimant ces choses doit avoir été
vraiment traumatisé pendant l'enfance". Ce genre de réflexions furent à
une époque couramment utilisées à l'encontre des homosexuels et de
l'homosexualité. (Pour donner un fait, je n'ai personnellement pas subi de
maltraitance étant enfant, et j'en suis reconnaissant. Et je suis également
impliqué dans différents aspects du SM, ce dont je suis reconnaissant aussi).
En général, en fait, personne ne semble avoir d'idée bien précise des raisons
pour lesquelles certains peuvent aimer
le SM et ses fantasmes, et d'autres non. Tout comme personne ne semble savoir
ce qui détermine les préférences sexuelles, le type de physique par lequel on
est attiré, ou tout autre point concernant la sexualité humaine. La notion de
sexualité "normale" est largement surfaite... les variations possibles
sont immenses.
Lorsque
vous prenez la peine d'observer les personnes impliquées dans le SM, et ce
qu'elles font, vous vous rendez compte que ce qui se passe en fait est une
puissante expression d'amour, qui s'étend dans de lointains horizons de sensualité
peu ordinaire. Le vrai SM est consensuel, fortifiant et nourrissant; ce n'est
pas le cas de la vraie dégradation. C'est là que réside la différence, et elle
est réellement très importante.
Des
débats occasionnels sur s.s.b-b tournent autour des personnes (relativement peu
nombreuses) qui pratiquent les relations de domination/soumission à temps
plein. Ce type de relation demande énormément de recherche et d'analyse de soi
pour s'assurer que les deux partenaires en profitent et s'épanouissent. Parfois,
on affirme que ces relations BDSM sont juste un moyen pour un dominant de
briser la volonté de leur soumis, et d'accepter les abus parce que le soumis ne
mérite pas mieux (d'après l'avis du dominant et peut-être aussi de son propre
avis). (C'est ce qu'un mari abusif fait subir à sa femme en substance: il prend
le contrôle de sa perception d'elle-même et la convainc que ses maltraitances
sont le prix à payer pour rester avec lui; ce n'est rien d'autre que son dû. De
plus, elle ne doit pas se plaindre.)
Ce
type de relation n'est pas une relation BDSM consensuelle: le dominant, dans
une relation consensuelle, écoute et respecte les limites du dominé, ne tente
pas de briser sa personnalité, mais au contraire de la construire à travers le
type de relation que tous deux désirent
et apprécient. Ces relations comportent quasi toujours une "clause de
fuite", par laquelle le dominé qui se sentirait vraiment dépossédé ou
maltraité pourrait demander au dominant de mettre les rôles de côté pour un
moment et de parler d'égal à égal. (En d'autres termes, un safeword
relationnel). Un tel souci d'une communication claire lorsque les choses se
passent mal (mais aussi lorsqu'elles se passent bien) est l'empreinte d'une
relation BDSM saine. Et chaque ouvrage que j'ai lu sur les relations BDSM à
long terme insistent sur l'importance des questions de sécurité émotionnelle.
(Comme je l'ai évoqué auparavant, les personnes souffrant de problèmes de
perception du moi devraient être conscientes que le SM est potentiellement dangereux
dans leur cas. Bien sûr, n'importe quel type de relation est potentiellement
dangereux pour eux...)
Pratiquer
le SM comme faisant partie d'une relation mutuelle et consensuelle peut avoir
une énorme influence sur l'affirmation de soi. Le SM peut être un moyen de vous
donner à votre partenaire plus profondément que vous auriez jamais pensé
pouvoir le faire, et déboucher sur des fantasmes que vous n'auriez jamais cru
réaliser. Ce type d'auto expression dynamique et active peut donner une
formidable poussée au respect de soi et apporter le bien-être psychologique aux
deux partenaires. Obtenir ce que vous désirez de votre vie sexuelle n'est sans
doute pas la panacée universelle, mais cela peut certainement vous aider
beaucoup. Je recommande l'ouvrage "Ties that Bind" ("Des
attaches qui lient") repris à la fin de ces FAQ, aux personnes qui
s'intéressent à ces problèmes.
(Certains
estiment que ce sont des paroles trompeuses, et nient le fait que quiconque
puisse tirer avantage à se soumettre à un partenaire en qui l'on a confiance.
Tout ce que je puis en dire, c'est que d'après mon expérience personnelle et
celle de nombre de mes amis, c'est loin d'être le cas, et beaucoup de
thérapeutes professionnels reconnaissent qu'il est tout à fait possible pour un
soumis d'être très équilibré psychologiquement dans une relation consensuelle.
Décidez par vous-même si vous pouvez nous croire).
Une
des autres sources des stéréotypes négatifs est tout simplement l'aversion pour
la sexualité en général. Les concepts de "limite" et de
"négociation" sont révolutionnaires en eux-mêmes, dans un monde où la
plupart des gens ne parviennent pas à parler de quoique ce soit ayant trait au
sexe. Pourtant, sans comprendre ces concepts, il est difficile de comprendre le
SM. Toute personne découvrant le SM doit travailler à réduire une partie de ses
préjugés, et pour certaines c'est plus difficile que pour d'autres.
Certains
se demandent comment une femme pratiquant le SM peut s'estimer féministe. Etre
féministe, n'est-ce pas affaire de toujours contrôler sa sexualité et de ne
jamais se soumettre à quelqu'un d'autre ? Personnellement je crois (et beaucoup
de femmes sur s.s.b-b sont d'accord) que le féminisme c'est de donner le
pouvoir aux femmes de faire leurs propres choix, de vivre comme elles
l'entendent, sans être limitées par des préjugés sur ce que les femmes
devraient faire ou comment elles devraient se comporter. Et de ce point de vue,
il n'y a que peu de différence si ces préjugés émanent d'un CEO (« Chief
Executive Officer ») patriarcal ou d'une journaliste tendance
"féministe radicale" critiquant le SM dans Ms. Magazine; le CEO et
l'auteur de l'article attaquant tous deux le droit des femmes au libre-arbitre.
J'aimerais
ajouter ici un texte qui m'a été envoyé par le comité « Leather/ Fetish
Celebration » à propos de la maltraitance dans la communauté SM. Cette
information peut aider ceux qui désirent distinguer le SM consensuel de la
maltraitance; bien qu'aucune liste de questions ne puisse se substituer à une
analyse personnelle et à la connaissance des personnes impliquées; à tout le
moins elle a le mérite d'interpeller. (Il n'existe pas de mètre étalon du
consentement pour déterminer si quelqu'un consent ou non au comportement SM; le
mieux que nous autres pauvres humains puissions faire est d'analyser les
situations au cas par cas).
Merci,
Leonard.
Le
Comité de Célébration veut vous informer de... la violence domestique au sein
de la communauté SM
La
violence domestique et le SM sont deux choses différentes. Toutefois, dans la
communauté SM, tout comme dans les autres groupes sociaux, les relations
abusives existent. Malheureusement, au vu de notre orientation sexuelle, les
victimes de ces abus, du fait qu'elles appartiennent au milieu SM, pourraient
souffrir d'un rejet supplémentaire et hésiter à se tourner vers les sources
d'aide à leur portée, par peur d'être rejetées ou de cautionner les stéréotypes
sur le SM. Aucun milieu social n'est à l'abri de la maltraitance conjugale;
mais la peur, le déni, et le manque d'information ont ralenti les mesures
publiques prises pour résoudre ce grave problème social.
La
violence conjugale n'est pas limitée à un groupe en particulier dans la
communauté SM. La taille, le sexe ou le rôle sexuel particulier (dominant,
dominé, lesbienne dominante ou homosexuel passif) des victimes n'a pas
d'importance; n'importe qui peut être maltraité. Les mauvais traitements ont
tendance à être cycliques et à s'aggraver au fil du temps. C'est un type
d'intimidation intentionnelle dans le but de dominer, de contraindre et
d'isoler quelqu'un sans son consentement. Du fait du facteur d'intimidation, il
ne peut y avoir de consentement là où il y a abus dans l'un ou l'autre aspect
de la relation.
Définition
du problème: Les questions suivantes peuvent aider à définir le problème, qui
peut être tant physique, sexuel, économique que psychologique.
Votre
partenaire vous frappe-t-il, vous étouffe-t-il, ou vous blesse-t-il
physiquement ou de toute autre manière en dehors des scènes ? Vous a-t-il
(elle) déjà retenu contre votre gré, enfermé dans une chambre, ou utilisé une
arme quelconque ?
Avez-vous
peur de votre partenaire ?
Avez-vous
du mal à déterminer quand la scène commence et quand elle se termine ? Le viol
ou les actes sexuels sous la contrainte ne font pas partie du SM consensuel. La
maltraitance n'est pas quelque chose qui puisse donner lieu à un
"accord"; il ne peut y avoir ni safeword, ni compréhension. Il ou
elle a-t-il (elle) déjà violé vos limites ? Vous sentez-vous prisonnier d'un
rôle spécifique, que ce soit dominant ou dominé ? Votre partenaire
critique-t-il sans cesse vos performances, se sert-il du sexe comme moyen de
contrôle, ou vous ridiculise-t-il pour les limites que vous fixez ? Vous
sentez-vous obligé(e) d'avoir des relations sexuelles ? Votre partenaire se
sert-il (elle) des rapports sexuels pour arranger les choses après une dispute
? Votre partenaire vous isole-t-il (elle) de vos amis, de votre famille, des
groupes que vous fréquentez ? Votre partenaire a-t-il (elle) déjà causé des
dommages matériels ou menacé des animaux domestiques ? Votre partenaire a-t-il
(elle) maltraité ou menacé vos enfants ?
Votre
partenaire limite-t-il (elle) votre accès au travail ou aux moyens de
subsistance ? Vous a-t-il (elle) déjà volé ou fait des dettes ?
Votre
partenaire et vous êtes vous émotionnellement dépendants l'un de l'autre ?
Votre
relation se partage-t-elle entre une grande distance émotionnelle suivie par
des passages de grande proximité affective ? Votre partenaire vous
critique-t-il (elle) sans cesse, vous humilie-t-il (elle), sape-t-il (elle)
habituellement votre amour-propre ? Votre partenaire utilise-t-il (elle) les
scènes pour masquer la colère ou la frustration ? Estimez-vous ne pas pouvoir
parler avec votre partenaire de ce qui vous ennuie ?
Personne
n'a le droit de vous maltraiter. Vous n'êtes pas responsable de la violence que
vous subissez. Vous n'êtes pas seul(e); prenez contact avec d'autres rescapés.
Il y a des raisons pour lesquelles on demeure dans un schéma de maltraitance:
la peur (ou les sentiments qu'on éprouve pour) son bourreau, et le manque de
ressources économiques ou émotionnelles. Si vous décidez de rester, de l'aide
est quand même à votre disposition. Vous pourrez trouver des refuges, des
groupes de soutien, des avocats, des programmes anti-violence, et des lignes
d'appels d'urgence dans votre région; demandez à un(e) ami(e) de vous aider à
faire ces démarches. Prévoyez une stratégie si vous devez partir rapidement.
Songez à vos amis et votre famille en cas d'urgence.
La
maltraitance est un crime. Vous trouverez des informations sur vos droits
civils et sur les solutions qui s'offrent à vous. Il vous est possible de
recourir au tribunal afin d'ordonner qu'une personne cesse de vous maltraiter,
par le biais d'un Ordre de Protection ou d'un Ordre de Cessation de
Harcèlement. Vous n'avez pas nécessairement besoin d'un avocat pour le faire.
Nous
pouvons réduire la violence conjugale: elle existe bel et bien dans la
communauté SM. Nous voulons qu'il soit clair que nous écouterons ceux et celles
qui auront le courage d'en parler. Nous comprendrons que quitter son (sa)
partenaire est difficile. Nous laisserons les victimes faire leurs propres
choix. Nous respecterons l'anonymat. Nous encouragerons ceux qui ont vécu ces
abus à entreprendre des actions légales et à chercher de l'aide. Nous les
aiderons à trouver un abri sûr et un conseil légal. Nous tiendrons les abuseurs
pour responsables et nous les exhorterons à entamer une thérapie. Nous ne
reconnaîtrons pas que les drogues ou l'alcool soient des excuses pouvant
justifier la maltraitance. Nous encouragerons les changements dans le
comportement de l'abuseur.
Il
est crucial pour les groupes de notre communauté de réduire la violence
conjugale. D'inviter des conférenciers bien documentés; de lancer des débats;
d'éditer pour nos membres des listes d'organisations régionales et/ou de
personnes non réfractaires aux pratiques SM. D'informer nos services locaux
d'aide sociale et légale à propos de notre style de vie; d'encourager leurs interventions
adéquates.
"Safe
Link" est un bureau central pour de la documentation ou des questions sur
la violence conjugale, spécifiquement destiné aux personnes appartenant aux
communauté SM, cuir ou fétichiste. Il informe sur les conférences à venir et est
en train de mettre sur pied une liste reprenant les conférenciers favorables au
SM, les abris, les thérapeutes, et certaines informations relatives aux
interprétations et aux applications des moyens légaux. Vous pouvez écrire à
Safe Link, c/o the Domestic Violence Education Project, National Leather
Association, 548 Castro Street #444, San Francisco, CA 94114, Californie,
Etats-Unis d'Amérique; ou appeler la National Leather Association au ++ 1 415
863 2444, ou envoyer un e-mail à nlaintl@netcom.com.
Publié
par ixion@dorsai.dorsai.org, sur base du programme de la "International
SM-Leather-Fetish Association"; texte fourni par Jan Hall. Le comité
autorise et encourage particulièrement la reproduction et la diffusion de cette
information.
23.
Pourquoi le SM est-il tabou ? Le SM est-il criminel, contre-nature, immoral,
contraire à l'éthique ou malsain ?
Si
ce que j'ai écrit dans ces FAQ est exact, alors pourquoi n'y a-t-il pas plus de
personnes au courant de tout ceci ? Pourquoi les images les plus répandues sur
le SM sont-elles si négatives ?
Il
ne fait aucun doute que le SM ait une image très négative. Il y a peu de temps,
on m'a informé que des membres de la police de Winnipeg (au Canada) pensaient
que soc.subculture.bondage-bdsm était, je cite: "un manuel sur la torture
des femmes à des fins de plaisir sexuel. C'est obscène." La dite police
envisageait d'entreprendre des actions contre s.s.b-b sur base de faits
obscènes. Au Royaume-Uni en 1991, un groupe d'homosexuels qui s'étaient réunis
pour une soirée SM dans laquelle ils utilisaient des fouets pour leur plaisir
furent arrêtés et inculpés de coups et blessures, BIEN QU'ils aient tous
reconnu avoir commis ces actes exactement parce qu'ils VOULAIENT le faire. Le
SM consensuel est illégal au Royaume-Uni. Comment est-ce possible ?
La
différence cruciale se situe ici entre le consentement et le non-consentement.
La différence entre fouetter quelqu'un dans une scène ou l'attaquer sur la voie
publique est la même qu'entre le sexe et le viol. Si tous les participants sont
consentants, il n'y a pas crime. S'ils doivent participer à ce qui se passe
contre le gré, alors on considère qu'il y a crime. Cette différence n'est en
principe pas difficile à comprendre, et être impliqué dans le SM rend les
choses très claires. Les personnes pratiquant le SM sont plus au fait des
questions traitant du consentement que la plupart des gens, et en l'occurrence
ils y a moins de probabilités qu'ils commettent les crimes que le public
confond en général avec le SM. Et AUCUNE information dans ces FAQ n'encourage
EN AUCUN CAS de comportements non consensuels ou criminels.
Malheureusement,
certains veulent se poser en arbitre de ce que d'autres pourraient ou non
consentir à faire dans la légalité. J'estime que les adultes consentants
devraient être libres d'agir comme ils l'entendent dans l'enceinte privée de
leur domicile. Nombreux sont ceux qui ne pensent pas que ce soit acceptable.
Cela leur permet de semer la confusion sur le sujet en déclarant que "les
personnes qui pratiquent le SM sont des violeurs sadiques", alors qu'en
fait il n'en est rien. Taxer les activités sexuelles consensuelles (telles que
la sodomie, le SM ou même la prostitution) d'actes criminels est une tradition
très ancienne, mais, à mon avis, sans fondement.
Ce
problème est encore exacerbé par le corps de "chercheurs
universitaires" qui étudient le SM et les pratiques qui s'y rapportent.
Pratiquement tous les ouvrages rédigés au 20ème siècle sur le SM ou des
activités similaires ont été écrits par des psychologues et des thérapeutes
(c'est-à-dire, des personnes en dehors de la scène), et presque tous faisaient
le portrait du SM comme étant une pratique dangereuse, à laquelle s'adonnaient
des individus "malsains". Pour quelle raison ? L'étude ne portait
jamais sur des individus sains; mais plutôt, tous les sujets étaient choisis
parmi les patients des auteurs ! Ces "études" ignoraient complètement
les nombreux individus heureux et équilibrés dans leur pratique du SM. Il est
aisé de conclure que le SM est malsain quand votre seule expérience se borne à
des sujets SM psychologiquement inadaptés, et lorsqu'il vous importe peu de
présenter une vue d'ensemble équilibrée sur la population étudiée (tous comme
beaucoup d'auteurs, les psychologues peuvent porter des jugements catégoriques
en ce qui concerne la sexualité).
Des
événement récents dans le milieu psychiatrique ont démontré un changement dans
les mentalités à propos du SM. Le "Diagnostic and Statistical Manual of
Psychiatric Conditions" (Manuel Statistique de Diagnostic des Conditions
Psychiatriques) est un document édité par la "American Psychiatric
Association" (Association Américaine de Psychiatrie). Ce document,
DSM-III, publié vers la fin des années 1980, classait le "sadisme
sexuel" et le "masochisme sexuel" comme étant des troubles pour
lesquels un traitement était recommandé. L'APA, dans le document DSM-IV, a
modifié la classification du SM en estimant qu'il n'était pas nécessairement un
trouble, sauf si la pratique du SM provoquait des traumatismes émotionnels
permanents et cliniquement observables, ou menait à la mort, à de graves
blessures ou à un handicap. Le document DSM-IV constitue de la part du milieu
thérapeutique une reconnaissance que le SM peut être pratiqué d'une manière
psychologiquement saine. En particulier, on trouve dans le document DSM IV, C,
1994, page 529, par. 302.83, "masochisme sexuel": classé comme
conduite déviante, pas une pathologie, sans implications négatives sauf au cas
où les "fantasmes, les désirs sexuels ou les comportements provoquent une
détresse cliniquement observable ou portant atteinte à la sphère sociale ou professionnelle, ou à d'autres parties
importantes du fonctionnement de l'individu." Le sadisme sexuel est évoqué
deux pages plus tard, par. 302.84, en termes similaires.
Pour
ce qui est de l'aspect "contre-nature": le comportement SM se
retrouve tout au long de l'histoire humaine. De nombreux Saints se flagellaient
au nom du Seigneur. L'utilisation de sensations intenses afin d'atteindre des
états de conscience modifiée est une pratique aussi ancienne que l'humanité
elle-même - de ce fait on ne peut considérer ces pratiques comme étant
"contre-nature".
Notre
société (comme beaucoup d'autres) tend à ostraciser les différences. Si vous ne
vous adaptez pas au moule, vous êtes bizarre et dangereux. Les personnes
pratiquant le SM ne s'adaptent pas au moule. C'est pourquoi il y a un tel souci
de rester anonyme dans la scène; certaines personnes ont perdu leur travail,
leur partenaire, leurs enfants et leur liberté en révélant leurs préférences
sexuelles à la communauté. Pour les mêmes raisons: manque de compréhension de
ce que nous faisons et pourquoi nous le faisons, et le manque de respect de ce
qui nous rend différents.
Bien
sûr, des tas de gens ne pratiquent pas le SM. (La plupart des gens, en fait).
Il n'y a absolument rien de mal à ne pas être SM, ou à ne pas vouloir être en
contact avec des personnes pratiquant différentes formes de SM; nombreux sont
celles et ceux pour qui les activités SM sont émotionnellement déstabilisantes
et qui pourraient être dégoûtés ou dérangés d'en être les témoins. Ces
personnes devraient définitivement éviter le SM (et probablement le site de
news soc.subculture.bondage.bdsm). J'ai l'espoir, toutefois, que ces personnes
pourraient quand même arriver à s'informer sur le consentement tel que le SM
l'envisage, et de comprendre un peu mieux que le SM, pratiqué dans de bonnes
conditions, n'est pas une maltraitance.
On
considère parfois que tout échange de pouvoir entre deux personnes est malsain.
Sur l'argument que donner le contrôle à une autre personne équivaut à renoncer
à son droit essentiel de décider par soi-même, ce qui doit être considéré comme
un mal inqualifiable. De plus, il ne fait aucun doute que de nombreux fléaux
-les guerres, les relations abusives, etc.- découlent du fait qu'un groupe de
personnes entreprend de prendre le pouvoir à un autre; donc, et de ce fait, il
est toujours mauvais de rechercher le pouvoir.
En
réalité, il existe des tas de situations dans la vie où l'on choisit de laisser
un peu de son pouvoir aux autres, car nous leur faisons confiance et nous
estimons qu'ils en useront sagement. Par exemple: entrer dans l'armée (qui
régule votre vie pendant toute la durée de votre service); se marier (qui
consiste en un engagement à renoncer à une partie de son autonomie
personnelle); être engagé dans un travail (ce qui restreint les choix quant à
la manière dont on occupe son temps); et, bien sûr, entamer une scène BDSM
(durant laquelle votre dominé a toute autorité sur ce qui se passe). Tous ces
échanges de pouvoir ont été mutuellement consentis et sont mutuellement
bénéfiques; lorsqu'ils cessent de l'être, l'échange lui-même devrait cesser.
Ceux
dont le code moral veut que tout échange de pouvoir -qu'il soit consensuel ou
non- est un mal devraient évidemment éviter de se retrouver impliqués dans le
BDSM. Ces personnes ont sans aucun doute un système de valeurs très cohérent
qui veut que le SM soit défini comme un acte immoral. En dehors de cette
éthique, toutefois, il est malaisé de distinguer en quoi une relation BDSM
pourrait être plus immorale intrinsèquement qu'un engagement dans l'armée, ou
un vœu de mariage traditionnel "jusqu'à ce que la mort vous sépare".
En ce qui me concerne, j'estime que dans une société libre, la morale veut que
chaque citoyen puisse faire ses propres choix de vie, et puisse s'exprimer
librement, ce et y compris dans ses choix sexuels. Les droits à la sexualité
font partie des droits de l'homme. Si nous perdons notre liberté d'aimer comme
bon nous semble, nous perdons une part fondamentale de ce qui fait de nous des
êtres humains.
Ces
questions sont encore actuellement très controversées. Dans un scrutin de
l'état d'Oregon réalisé en 1992, les votes ont fait capoter la mesure OR9, à
une très courte majorité. Cette mesure contenait le paragraphe suivant:
"Les
gouvernements d'Etat, régionaux et locaux et leurs départements, leurs agences
et autres entités, comprenant en particulier le State Department of Higher
Education (Ministère de l'Enseignement Supérieur) et l'enseignement public,
participeront à établir une norme pour la jeunesse de l'état d'Orégon
reconnaissant l'homosexualité, la pédophilie, le sadisme et le masochisme comme
des comportements anormaux, malsain, contre-nature et pervers qui doivent être
repoussés et évités."
L'homosexualité,
le sadisme et le masochisme ne sont ni malsains, ni contre-nature. Ils sont
tous trois des manières consensuelles de vivre et d'aimer dont jouissent de
nombreuses personnes. Tout le monde ne s'y retrouve pas, ce qui n'est pas une
raison pour prétendre que personne ne devrait adopter ces conduites. Notez
également que cette mesure tente de semer la confusion sur le sujet en
regroupant l'homosexualité, le sadisme et le masochisme dans la même catégorie
que la pédophilie, une pratique légalement non consensuelle dans la plupart des
pays. (Il n'est pas dans mon intention d'entrer ici dans un débat à propos de
la capacité mentale des enfants de consentir pleinement à des actes sexuels. Je
me contenterais de dire que le fait que les enfants puissent ou non émettre un
consentement n'a aucun rapport avec le fait que les adultes peuvent accepter ou
non le comportement SM). Légiférer sur ce que certains adultes consentants
pourraient faire dans l'intimité de leur domicile n'est ni sain, ni
démocratique.
(Ces
dernières années ont connu une avalanche d'articles sur la manière dont le SM
sort de l'ombre. Le livre de Madonna "Sex", son film "Body of
Evidence", le film "Exit to Eden" sont des exemples de cette
tendance. Il est à espérer que cela amènera plus de personnes à se sentir
libres d'exprimer leur amour comme elles le désirent - pour autant que cela
reste consensuel !).
Les
formes les plus extrêmes de SM sont celles qui se rapprochent le plus de la
limite entre le consentement et le non-consentement. La plupart des personnes
pratiquant le SM ont établi des mots de sécurité qu'ils utilisent si cela
s'avère nécessaire, bien qu'au cours d'une relation plus longue, dans laquelle
les deux partenaires se connaissent, cela soit rarement le cas. Malgré tout,
certains jouent sans safeword - soit qu'ils connaissent suffisamment leur
partenaire et ses réactions pour ne pas dépasser ses limites, soit qu'ils
apprécient le frisson de jouer sans garde-fou. Cette dernière façon de jouer
est appelée "consentement non-consensuel", et comporte des scènes
durant lesquelles le dominé ne peut littéralement pas échapper à ce que le
dominant désire lui fait subir. C'est un type de SM très élaboré; qui demande
un niveau de négociation et d'introspection exponentiel, et même de cette
manière c'est toujours un jeu dangereux. Ils sont peu nombreux à le pratiquer,
ou même à vouloir le pratiquer, mais certaines personnes trouvent cela grisant
et en sortent grandis. Plus d'information est disponible dans quelques-unes des
références... ou sur s.s.b-b, sans doute un des meilleurs endroits au monde où
entendre une myriade de voix s'élever pour parler de leur manière personnelle
de vivre et de pratiquer le SM.
24.
Le dominé n'a-t-il pas toujours le contrôle ?
Un
des paradoxes du SM tourne autour de la consensualité. Dans le SM, tout est
question de consentement; bien que le dominant ait toujours le contrôle, c'est
le dominé qui a fait le choix de permettre au dominant de prendre ce pouvoir.
Et comme la plupart du temps le dominant essaye de satisfaire le dominé, et
puisque le dominé en est conscient, finalement le dominé n'a-t-il pas toujours
le contrôle ?
Oui,
si votre définition de "contrôle" est "pouvoir d'arrêter la
scène". Le dominé peut toujours choisir de cesser de jouer, si le jeu est
consensuel. Mais le dominé peut aller très loin dans le processus de
fascination que le dominé développe pour lui, et soumettre le dominé à des
bondages ou à des coups vraiment très éprouvants, en l'utilisant à son gré. Un
de mes amis, par exemple, trouve un immense plaisir à lier sa partenaire par
les pieds et par les poings, les seins ligotés, les mains derrière le dos et
les chevilles attachées à sa queue de cheval, puis à la placer sur le bord du
lit et à fourrer son sexe dans sa bouche. Elle n'a aucun autre choix que de le
sucer jusqu'à ce qu'il jouisse. Lequel des deux "a le contrôle" ? Ils
répondraient tous deux que c'est lui, et tous deux y prennent leur pied, alors
en pratique le paradoxe n'a pas beaucoup d'importance.
De
plus, la négociation peut impliquer la réciprocité; le dominé peut consentir à
endurer de la douleur pour plaire au dominant, et le dominant peut ensuite
solidement ligoter le dominé et le tourmenter jusqu'au bord de l'orgasme. Dans
le SM, une activité particulière peut apporter du plaisir en elle-même, ou
parce que c'est une de vos sensations préférées, ou parce que cela excite
tellement votre partenaire de vous le faire, ou de le faire avec vous, ou parce
que vous décidez de l'endurer par entêtement d'orgueil pur et simple. Le
paradoxe du contrôle peut prendre de nombreuses formes.
Comme
je l'ai mentionné précédemment, certains joueurs particulièrement avancés
peuvent négocier des scènes durant lesquelles le dominé ne peut s'échapper. Ce
type de jeu est tout à fait minoritaire, mais il est néanmoins possible de
consentir à renoncer à votre capacité de retirer votre consentement. Ces scènes
sont étroitement liées au consentement mutuel des deux partenaires et doivent
être absolument précédées et suivies d'énormément de discussions. Et si le
dominé estime par la suite que la scène a mal tourné, la négociation devrait
être encore plus importante avant la prochaine scène, si jamais il y en avait
une autre.
25.
Peut-on réellement être l'esclave de quelqu'un d'autre ?
Ce
qui équivaut à la question précédente, sous une autre forme. Est-il possible
qu'il existe un consentement non-consensuel ? C'est-à-dire, peut-on accepter de
vivre dans une situation de laquelle on ne puisse se soustraire, et de
fonctionner de cette manière ?
Ce
sujet peut donner lieu à de vives controverses, comme celle qui suit:
l'esclavage dans l'histoire était totalement non consensuel et imposé par
l'état; aux pires époques, le maître de l'esclave avait droit de vie et de mort
sur lui. Actuellement, notre société n'accepte plus cette traite d’êtres
humains. Cela voudrait-il dire que quelqu'un ne puisse réellement devenir
l'esclave de quelqu'un d'autre, puisque la société donnerait toujours à cet
"esclave" la possibilité de se libérer ? Ou l'esclavage véritable
est-il possible en tant que lien particulier entre deux personnes, en dehors et
en dépit des lois sociales ? Vous attendez une réponse de ces FAQ ? Je suis
désolé, mais on n'y trouve que d'autres questions. (via le "voir une autre
question" pour en savoir davantage sur les dangers de cette saleté de mot:
"vrai").
26.
Qu'est-ce qu'un code ?
Souvent,
le terme "hanky code" (littéralement: code du mouchoir) est utilisé
sur s.s.b-b. En quoi cela consiste-t-il ? Traditionnellement dans la scène, on
indique son appartenance à telle ou telle tendance en portant un mouchoir dans
sa poche arrière gauche ou droite. La couleur dépend de l'activité; le côté
gauche ou droit symbolise le rôle (la gauche pour les dominants, la droite pour
les dominés). Pour les couleurs, on trouve par exemple le gris pour le bondage
(gauche si vous aimez attacher, droite si vous aimez qu'on vous attache), le
rouge pour le fisting anal (gauche pour la personne qui le fait, droite pour
celle qui le subit), et le noir pour le SM hard (piercing, flagellation
violente, etc.); il y en a beaucoup d'autres. Je n'ai pas de liste sous la
main.
Parfois
les mêmes codes sont utilisés avec les clés ou les menottes - des clés sur la
gauche indiquent que vous êtes un dominant, sur la droite que vous êtes un
dominé. Tout ceci n'est qu'une manière de signaler vos préférences dans un
endroit public.
En
dépit de nombreuses rumeurs, il n'existerait pas de code basé sur les boucles
d'oreilles portées à gauche, à droite, ou des deux côtés.
Si
vous avez besoin de plus de détails, reportez-vous à la "Liste des Hanky
Codes d'Elf".
27.
Mes fantasmes me font peur. Que faire si je deviens trop SM ?
Parfois
on se sent attiré par certains aspects du SM et on est inquiet à l'idée de
passer immédiatement de la fessée et du bondage léger au fisting et aux jeux
d'eau. Rien n'est plus éloigné de la vérité.
Le
SM est un terme général recouvrant toute une variété de comportements sexuels.
Cette liste de FAQ en a souligné certains. Personne à ma connaissance n'aime
tout ce qui se trouve sur cette liste; chacun a ses propres préférences et son
niveau de tolérance personnel. Certains aiment le bondage et pas la souffrance,
d'autres le latex et pas le cuir, d'autres le piercing et pas le fouet et enfin
pour quelques-uns, c'est le plaisir de se toucher et rien d'autre !
Ce
qui veut dire que la négociation est toujours importante dans le SM; il est
impossible de connaître les goûts de votre partenaire tant que vous ne les lui
avez pas demandés. Cela signifie également que quel que soit votre niveau, quel
que soit la dureté de jeu que vous aimiez, il vous est possible de trouver des
partenaires qui partageront vos goûts. Que vous soyez un amateur ou que le SM
soit votre principal mode de vie, entre les deux tout est possible ! Ne vous
inquiétez pas; le terme de rigueur dans toutes ces pratiques est "le
plaisir". Si vous n'aimez pas quelque chose, vous n'y trouverez aucun
plaisir et vous ne le ferez donc pas !
On
peut avoir des fantasmes de scènes SM plus violentes que celles qu'on réalise
vraiment. Pour ceux dont c'est le cas, je dirais ceci: les fantasmes ne sont
pas la réalité. Un fantasme féminin assez bien étudié est le fantasme de viol;
avoir un tel fantasme de temps en temps ne signifie en rien que ces femmes
désirent réellement subir un viol. Le SM peut impliquer qu'on joue sur les
limites entre le réel et l'imaginaire, et qu'on utilise le fantasme comme une
source d'énergie créatrice de quelque chose de fantastiquement fort et
passionné dans le monde réel; mais cela ne veut pas dire que les fantasmes
soient autre chose qu'un pur produit de l'imagination, ou qu'ils puissent se
réaliser malgré vous.
Si
vous estimez que pratiquer le SM pourrait nuire à votre équilibre ou à votre
sécurité, ou vous faire éprouver des difficultés à conserver votre propre
estime et votre fierté, ce sont d'excellentes raisons d'éviter le SM - ou à
tout le moins de ne jouer qu'aux jeux qui vous grandiront au lieu de vous
détruire. Le SM est une forme de relation particulièrement intense - si vous
n'êtes pas sûr de vous, prenez votre temps. Pourquoi se presser ? Faites ce que
vous souhaitez faire uniquement, et ce pour quoi vous vous sentez prêt.
Les
personnes qui débutent dans la scène ont parfois une véritable liste à puces
mentale de ce qu'elles désirent essayer. Elles passent une année ou deux à en
épuiser chaque point, en prenant beaucoup de plaisir, se languissant de
l'expérience suivante. Ensuite, la liste finie, elles se demandent soudain ce
qui vient après. Cela peut causer un vrai sentiment de vide. Le SM n'est pas
une fin en soi, mais un moyen d'entrer en contact avec d'autres; en définitive
le SM a pour but de créer des relations, et de se développer personnellement.
Si
vous êtes inquiet de devenir un jour "trop SM"; cela implique que
vous êtes sensible à votre développement spirituel et sexuel, ce qui est plutôt
rassurant. Ayez confiance en votre instinct. Le SM n'est rien d'autre qu'une
manière de s'ouvrir à la puissante énergie qui est en chacun de nous, et de
vouloir en faire l'expérience avec d'autres et par les autres; c'est quelque
chose d'intime et d'aimant. Même une scène violente, impliquant une impitoyable
domination et une grande douleur; est un acte d'amour, un amour profond car il
requiert énormément de confiance et un contact très fort entre les partenaires
pour créer une scène d'une pareille intensité. Plus vous serez conscient du Sex
Magick, meilleur vous pourriez devenir en communication et comme partenaire
amoureux - il n'est pas nécessaire d'être un joueur avancé pour comprendre le
Sex Magick.
Parfois,
ceux qui estiment que les comportements BDSM sont malsains ou destructeurs
interviennent en proférant des menaces du genre: "attends un peu pour
voir, tu pourrais commencer par aimer la fessée, mais bientôt tu voudras qu'on
te frappe, qu'on t'écartèle, qu'on te fouette et qu'on t'assassine !"
C'est tout simplement ridicule. Alors que de nombreuses personnes se rendent
compte que leur seuil de tolérance à la douleur augmente avec la pratique régulière
du BDSM, beaucoup d'autres ne ressentent pas ce phénomène, ou n'ont même aucune
envie d'essayer. On dirait que le "thermostat" interne de la plupart
des gens, le niveau de stimulation qui les excite, reste assez constant. Je ne
connais certainement personne pratiquant le SM consensuel qui ait gravement
blessé son (sa) partenaire sexuel(le). Il existe de nombreuses informations
très répandues dans la scène SM sur la manière d'infliger des sensations
intenses sans causer de dommage permanent ou involontaire. Tous ces
avertissements sur le BDSM devraient être considérés comme alarmistes.
Et
finalement, en conclusion, il se pourrait que vous ayez encore des fantasmes
que vous estimiez trop intenses ou trop contraires à votre nature pour être
réellement vécus dans une scène de la vie réelle. C'est assez commun,
également; nous avons tous des désirs que nous estimons ne pouvoir satisfaire
sans danger. Ne faites rien que vous n'estimiez devoir faire ou pouvoir faire,
même si votre désir demeure fort; ou au moins, si vous décidez d'explorer ce
fantasme, soyez très prudent et restez prêt à tout arrêter si vos soupçons se
confirment. Si la frustration est douloureuse, elle fait partie de
l'acquisition de la maturité - rejeter des désirs qui vous entraînent dans des
situations pouvant vous nuire, tout en choisissant de réaliser ceux qui vous
aident à vous affirmer. De toute façon, le processus d'introspection, qui
consiste à vous demander ce que vous voulez (et ce que vous pouvez vous
permettre), et pourquoi vous le voulez, peut être vital pour votre
développement personnel et votre perception de vous-même. La vie, c'est le
changement et chaque choix comporte un risque... c'est à vous de décider quel
chemin vous voulez prendre.
28.
Je veux organiser une soirée de jeux; comment dois-je m'y prendre ?
A
certaines occasions, soc.subculture.bondage-bdsm est envahi d'e-mails sur
quelque événement qui s'est déroulé peu de temps auparavant (souvent dans la
région de la baie de San Francisco) auquel de nombreuses personnes du net
étaient présentes, et racontant l'incroyable plaisir des participants aux
scènes y ayant eu lieu. A la suite de quoi, d'autres e-mails arrivent, dans
lesquels les auteurs regrettent de ne pas vivre dans la région de San Francisco
eux-mêmes. Et bien, ce n'est pas nécessaire si vous voulez faire de même !
Qu'est-ce
qu'une soirée de jeu ? Une soirée au cours de laquelle vos invités peuvent (et,
c'est à espérer, vont) jouer ensemble ! Cela peut être aussi simple qu'un
cercle de personnes passant à des activités plus intimes, ou un seul
participant qui se voit appliquer des pinces à linges à même la peau pendant
que les autres regardent et contribuent à l'énergie qui en découle avant de se
disperser pour leurs propres scènes, etc. L'idée est de se donner du plaisir,
de le communiquer et de le partager grâce aux caresses et au jeu. S'il existe
un intérêt commun au SM, cela facilite l'action, dans le sens où énormément de
scènes peuvent démarrer sur une simple paire de menottes ou sur un fouet qu'on
serait tenté d'essayer; de plus, si les invités font partie du cercle SM, ils
comprendront la nécessité de la négociation, et ils sauront ce que signifie
"respecter les limites de quelqu'un".
Quelques
conseils: n'encouragez pas la consommation d'alcool; soyez sobres. Cela rend la
soirée plus sûre; plus vous serez ivre, moins vous serez à même de communiquer
et de négocier correctement. Trop de musique forte ou de films video sont à
déconseiller également; vous encouragerez par là-même les invités à entrer en
relation, ce qui est le but du jeu, plutôt que de rester passivement assis.
(Toutefois, une musique choisie avec soin peut aider à créer une ambiance).
Mettez à disposition des invités des préservatifs, des carrés et des gants de
latex, du lubrifiant à base d'eau, de l’isobétadine (si des joueurs pratiquent
le piercing ou le cutting), de l'eau de javel (pour nettoyer les jouets) et des
serviettes en papier; cela les aidera à se rendre compte qu'ils peuvent jouer
en toute sécurité - une question de vie ou de mort- tout en leur montrant que
vous vous souciez d'eux.
Si
c'est possible, mettez à leur disposition plusieurs espaces de jeu
(c'est-à-dire, des chambres où les invités peuvent se retirer et jouer
ensemble); cela permet aux exhibitionnistes de s'exhiber, alors que les plus
discrets restent discrets, et que les joueurs expérimentés peuvent aller aussi
loin qu'ils le veulent (scènes de fouet poussées, tortures à la cire, etc.)
sans effrayer les autres participants aux goûts moins violents. Demandez à
quelques personnes de confiance de se relayer pour surveiller la soirée; si
quoi que ce soit de dangereux ou de non-consensuel semblait se passer,
donnez-leur l'autorité de prendre des mesures. Etablissez un safeword pour la
soirée ("safeword" en est un excellent). Métamorphosez l'endroit en
un havre de sécurité, où les invités puissent se laisser aller et jouir les uns
des autres autant qu'ils le désirent, sans se sentir sous pression ou mal à
l'aise.
Sans
doute le conseil le plus utile; si vous le pouvez, essayez de réunir un groupe
de personnes de votre région, et planifiez d'autres activités entre les soirées
de jeu - déjeuners, shopping à plusieurs dans votre boutique de jouets
habituelle, soirées cinéma, etc. Il est difficile de surmonter les obstacles
qui vous empêchent parfois de faire suffisamment confiance à quelqu'un pour
avoir des contacts sensuels ou sexuels avec lui (elle), particulièrement dans
notre société rejetant le plaisir; pour cette raison, peut-être votre première
soirée ne sera-t-elle pas aussi réussie que vous l'auriez espéré. La présence
de quelques exhibitionnistes qui briseront la glace pourrait toutefois être
utile; au fur et à mesure que vos invités apprendront à mieux se connaître et à
devenir des amis, le plaisir de ces moments passés ensemble ne fera que
croître!
29.
Je désire assister à une soirée de jeu; quelles sont les règles de l'étiquette
?
La
meilleure manière de se fondre à une soirée est de se comporter poliment. En
face de vous, des personnes en train d'avoir des relations sexuelles très
poussées. Elles le font pour leur propre plaisir, pas pour le vôtre. Restez en
dehors de l'action à moins d'y avoir été invité(e) vous-même - et un regard
dans votre direction ne constitue en rien une invitation, sachez-le.
Il
existe des voyeurs, qui dérangent réellement l'énergie d'une scène;
apparemment, ces personnes supposent que leurs commentaires sont les bienvenus
puisque la scène se déroule dans un contexte semi-public. Ce n'est PAS le cas.
Le dominant, dans une scène, est totalement concentré sur le plaisir de son
(sa) soumis(e), qui se trouve sans aucun doute dans un espace mental très
personnel. Ni le dominant, ni le dominé n'apprécieront d'être brutalement
rappelés à la réalité par une suggestion ou une salutation grossièrement lancée
par quelqu'un de l'assistance. Si vous désirez les féliciter sur un point en
particulier, ATTENDEZ QUE LA SCENE SOIT TERMINEE, et que tous deux circulent de
nouveau parmi les invités. Intervenir au cours du déroulement d'une scène est
d'une grossièreté impardonnable, si j'étais maître du dongeon, je vous
jetterais immédiatement dehors pour un tel comportement.
Lorsque
vous aurez compris que les scènes sont privées alors même qu'elles ont lieu en
public, la question qui se pose est la suivante: "comment être spectateur
sans porter atteinte à l'énergie de la scène ?"
Sans
aucun doute, certaines personnes dérangent uniquement en regardant. On les
appelait par le passé des "vampires énergétiques". Ces personnes
assistent à la scène comme s'il s'agissait d'un film porno - comme si l'intense
magie se déroulant sous leurs yeux n'était rien d'autre qu'une mauvaise série B
dans laquelle l'actrice serait à moitié endormie. Ils n'ont aucune empathie,
aucune connexion avec ce qui a lieu;
ils pourraient tout aussi bien être dans un vulgaire cinéma.
Si
vous êtes capable de regarder la scène avec le cœur ouvert, si vous parvenez à
capturer un peu de l'énergie qui s'en échappe et d’envoyer en retour vos
propres vibrations bénéfiques aux joueurs, vous deviendrez un spectateur d'une
tout autre qualité. Les joueurs d'une scène en public ne font aucune objection
à ce que le public apprécie la manière dont ils jouent ! Un tel public,
estimant cette permission de regarder à sa juste valeur, et offrant sa bonne
volonté à la scène en échange, est une merveille; par contre, ceux qui
regardent sans rien donner, sans se sentir en phase, ôtent à la scène toute sa
vitalité et toute sa spiritualité. (Et n'oubliez pas, un bon public ne fait
AUCUN commentaire qui puisse être entendu par les joueurs - il n'est pas
question d'interférer avec la scène !).
Vous
pouvez faire partie de cette magie sans jouer vous-même. Tout ce que cela
demande, c'est une appréciation honnête de ce qui a lieu, alliée à la politesse
et au tact.
Si
vous désirez jouer à votre tour, et que vous ayez quelqu'un en vue, vous pouvez
le lui demander - mais soyez prêt(e) à accepter dignement un non poli. Si vous
vous sentez plus à l'aise à vous mêler aux autres et à bavarder, il ne fait
aucun doute que vous ne trouviez quelqu'un qui partage vos goûts dans
l'assistance - après tout, tous les participants les ont! Souvent, on trouve
des espaces réservés à des jeux poussés, et d'autres pour se détendre et pour
discuter; ne vous engagez pas dans une activité ne cadrant pas avec l'espace
dans lequel vous vous trouvez.
(S'habiller
d'une manière sexy est utile, même si vous ne jouez pas - plus il y aura de
cuir et de dentelle à regarder, mieux ce sera !).
30.
Pourquoi l'anonymat ?
Des
tas de personnes utilisent soc.subculture.bondage.bdsm via le service de
publication anonyme "wizvax", tandis qu'une majorité a recours à des
comptes pseudonymes. Les raisons sont évidentes; le sexe "déviant"
est stigmatisé dans notre société, et s'intéresser ouvertement à la sexualité
ou à des pratiques sexuelles déviantes peut avoir pour résultat de graves
conséquences personnelles et/ou professionnelles, allant de la perte d'emploi,
à celle de ses amis, et de la garde d'un enfant dans certains cas. Oui, aux
Etats-Unis aujourd'hui, il est possible de perdre la garde de ses enfants si
votre appartenance au milieu SM était révélée. (Ceci n'est pas une simple
anecdote; c'est arrivé réellement à des personnes du net). Le sexe oral est
considéré dans certains états comme un acte criminel ! Après avoir lu ces FAQ,
il est à espérer qu'il soit clair que cette situation soit particulièrement
compliquée, lorsque des actes d'amour sont utilisés comme une preuve de
maltraitance psychologique.
C'est
pourquoi beaucoup d'entres nous écrivent et publient dans l'anonymat. En
utilisant un pseudonyme, ils peuvent exprimer ce qu'ils ont à dire, tout en se
prémunissant des graves problèmes qui se produiraient si leurs collègues
découvraient leurs centres d'intérêt. Les homosexuels savent pertinemment ce
qu'est l'ostracisme au travers du rejet dont ils sont victimes à cause de leurs
préférences sexuelles et affectives; les adeptes du SM sont, sous certains
aspects, dans le même bateau. Nous vivons dans un monde étrange, où l'amour est
perçu comme un mal, et où la beauté est considérée comme une horreur...
Les
utilisateurs anonymes ne sont pas des lâches. Les conséquences que j'ai
décrites sont suffisamment éloquentes pour que n'importe qui se pose la
question de savoir si l'utilisation de
son nom réel est un risque qui en vaille la peine. Ceux qui choisissent de le
faire ne sont pas forcément plus courageux, mais bien plus chanceux - ils ont
la chance de pouvoir sortir de l'ombre, et de déclarer publiquement quel est
leur style de vie. (Les pseudonymes sont parfois utilisés dans des situations
de la vie réelle également; beaucoup de personnes du net ont recours à leur
pseudonyme lors de leurs rencontres sociales).
Ce
qui signifie qu'il est grossier de s'enquérir de l'identité réelle de quelqu'un
qui aurait choisi de se présenter sous un pseudonyme. Il est également très
grossier de révéler cette identité à d'autres, si d'une manière ou d'une autre
on vous a admis dans une certaine intimité, sans demander au préalable la
permission de la personne concernée; l'on vous a fait confiance en vous mettant
dans la confidence d'une chose dont il n'est sans doute pas souhaitable de
parler. NE REVELEZ PAS L'IDENTITE DE QUELQU'UN QUI NE DESIRE PAS SORTIR DE
L'ANONYMAT. Que vous n'ayez pas besoin d'un pseudonyme n'est en rien une raison
pour prendre l'anonymat des autres à la légère. Ceci vaut tant pour le net que
pour la vraie vie. Si, lors d'une soirée, vous rencontrez une personne que vous
avez connue sur le net, et que écriviez un compte-rendu par la suite,
assurez-vous d'avoir sa permission avant de décrire les scènes auxquelles elle
a participé (ce et même si vous ne divulguez que son pseudonyme).
La
question reste ouverte de savoir s'il serait préférable que nous sortions tous
de l'anonymat. Certains sont d'avis de faire sortir toute la communauté du
placard, de telle manière que le monde soit conscient du nombre que nous sommes
(et nous sommes nombreux !). D'autres, et j'en suis, estiment que chacun
devrait être libre de choisir la manière dont il veut vivre - y compris dans le
choix de l'anonymat.
31.
Ceux et celles qui pratiquent le SM sont-ils (elles) sujet au harcèlement
social et politique ?
Comme
toutes les autres formes de sexualités "déviantes", le SM est
stigmatisé de nombreuses manières par pratiquement l'ensemble de la société.
Dans des cas extrêmes, les membres de la scène SM sont poursuivis en justice,
ou persécutés par des personnes qui aimeraient les poursuivre en justice. Cette
section des FAQ évoques quelques-unes des affaires en cours. (Voir une autre
question pour un bref résumé d'une de nos dernières victoires en date).
L'affaire
Spanner
Tout
d'abord; l'une des actions anti-SM les plus graves depuis des années: l'affaire
Spanner. En Grande-Bretagne en 1992, seize hommes participant à une soirée SM
furent déclarés coupables d'agression, en dépit du fait que tout ce qui était
arrivé durant cette soirée ait été totalement consensuel. Le jugement rendu les
condamna de quatre à six ans de prison.
Les
prévenus firent appel, finalement jusqu'à la Haute Cour de Justice de Grande
Bretagne, qui rendit un jugement bourré des pires et des plus inexactes des
idées préconçues que l'on se fait traditionnellement du BDSM, sans tenir compte
de toutes les informations désormais largement répandues sur la sécurité des -
et le libre consentement aux - pratiques incriminées. Ce jugement est une
parodie de procès portant atteinte aux droits de l'homme, et battent
aveuglément en brèche des faits médicaux et psychologiques, au profit d'une
préjudiciable ignorance.
Les
hommes en question tentent maintenant d'amener leur cause devant la Cour
Européenne des Droits de l'Homme. Ils ont besoin de toute l'aide qu'on pourrait
leur apporter. Une organisation appelée "Countdown on Spanner" a été
mise sur pied pour aller en appel aussi loin que cela sera nécessaire.
Vous
pouvez écrire à "Countdown on Spanner" à l'adresse postale suivante:
C/O Central Station, 37 Wharfdale Road, LONDON N1, Grande Bretagne. Veuillez
joindre une enveloppe affranchie pour la réponse. Vous pouvez également les
contacter par e-mail: phas@siva.bris.ac.uk Il existe également une page web
« Spanner web page ».
La
censure canadienne
Une
autre situation requérant notre vigilance est la censure pratiquée par les
douanes canadiennes. Au Canada, le Premier Amendement n'existe pas et les
douanes ont saisi des publications érotiques gay et lesbiennes,
particulièrement les ouvrages ayant trait au SM, empêchant ainsi la
distribution dans les librairies canadiennes. Cette action arbitraire ont rendu
la survie des-dites librairies extrêmement difficile. Le gouvernement canadien,
par l'intervention des douanes, veut réduire au silence les voix de ceux et
celles qui veulent s'exprimer librement sur leur sexualité.
La
boutique "Little Sisters" à Vancouver a assigné les douanes en justice,
protestant que les douanes n'avaient pas le droit de saisir des ouvrages pour
suspicion d'obscénité. Si le procès est gagné, le caractère obscène d'une
publication devra être déterminé par les tribunaux, pas par les douanes. Il
n'est pas sûr que la cause soit gagnée, une décision récente de la Cour Suprême
du Canada a eu recours aux termes de Catherine MacKinnon, une activiste
anti-pornographie, qui définit la pornographie comme tout support
"violent" ou "dégradant" pour les femmes. Ces lois peuvent servir
à interdire à tout jamais la publication de TOUT support ayant trait au SM - et
c'est précisément leur but. Mesdames Mac Kinnon et Andrea Dworkin ont à maintes
reprises encouragé une telle législation aux Etats-Unis également. Le cas du
Canada est donc de première importance pour les personnes pratiquant le SM aux
Etats-Unis.
Si
vous désirez apporter votre soutien, veuillez écrire à « Little Sisters
Defense Fund », 1221 Thurlow Street, Vancouver, British Columbia, Canada
V6E 1X4. Le procès sera très onéreux, et l'aide sera la bienvenue.
Les
Etats-Unis
Les
Etats-Unis ont eux aussi leur part de persécutions à l'encontre du SM, sans
toutefois atteindre la gravité de l'affaire Spanner. Les clubs SM sont encore
actuellement associés par les média aux pratiques sexuelles à risques, que
le-dit club exige ou non la protection des affiliés (ce qu'ils font quasiment
tous). Bien évidemment, aux Etats-Unis, l'ignorance actuelle de l’aspect
consensuel du SM mène régulièrement à des accusations contre des personnes
produisant du matériel érotique, que ce soit des vidéos, des magazines, ou des
films. Les amendes pénales imposées par le gouvernement pour obscénité peuvent
mettre un petit producteur ou un éditeur dans l'incapacité de poursuivre ses
activités avant même que l'affaire ne soit jugée. Par exemple, des films
impliquant des scènes de ligotage et de sexe sont particulièrement censurés
dans ce pays, précisément à cause de ces actions gouvernementales.
Ce
qui est important est d'apprendre par vous-même les réalités du SM et de les
opposer aux mythes. Et d'élever votre voix pour protester contre l'oppression
née de l'ignorance.
32.
Quels sujets ne sont pas acceptables sur s.s.b-b ?
Au
temps jadis, le groupe de discussion de sujets déviants était alt.sex.bondage.
Ce groupe fut créé à l'origine par plaisanterie, qui s'avéra devenir une
affaire sérieuse lorsqu'arrivèrent les premiers utilisateurs du groupe. Mais
jamais il n'y eu de charte ou de définition de ce qui était acceptable ou non,
tout comme dans tous les autres newsgroup du type alt.* En conséquence,
alt.sex.bondage est désormais totalement noyé sous la publicité et le spam.
soc.subculture.bondage-bdsm
fut créé principalement afin de mettre sur pied une charte interdisant le spam,
mais aussi pour élargir le programme explicite du groupe du bondage seul au
bondage et au BDSM (qui comme nous le savons est un acronyme regroupant un
grand nombre de comportements différents !). Ainsi, la majorité des batailles à
propos de "ce n'est pas du ligotage et ne relève donc pas de ce groupe
!" ont disparu pour toujours.
La
charte s.s.b-b est disponible en ligne. Vous en trouverez ici une copie.
Aujourd'hui,
on assiste toujours à de violentes controverses, et à de nombreuses batailles
verbales sur le nombre de ces controverses et l'environnement hostile qui en
découle... mais il ne fait aucun doute que bien plus de conversations
profitables sur le BDSM ont lieu sur le nouvel s.s.b-b que sur a.s.b. dans les
dernières années de son déclin !
Ce
vers quoi s.s.b-b a évolué (et ce qu'il a toujours été en fait) est, ainsi que
l'introduction de ces FAQ le déclare, un groupe de discussion sur "les
manières d'avoir des rapports sexuels qui sont hors de la norme". C'est
une description affreusement vague. Elle laisse le champ totalement libre à
tous les sujets de discussion depuis le "comment s'y prendre pour ligoter
quelqu'un ?" ou "comment jouer avec des rasoirs sans danger ?"
jusqu’au "comment est-ce d'aimer une personne du même sexe ?".
La
conséquence inévitable est que parfois, on tombe sur des sujets qui dépassent
les limites que l'on s'est fixé. C'est la vie sur le net. Il n'y a aucune
garantie que tout ce qui est publié sur s.s.b-b corresponde à vos intérêts
particuliers. La règle générale du net s'applique ici par excellence: si vous
n'aimez pas ça, tapez "n" et ignorez-le. Il est sûr que beaucoup
d'autres, eux , apprécieront ce qui vous déplaît. N'oubliez pas que la notion
de limite est relative; nombre de joueurs expérimentés dont vous lisez les
messages ont été des novices eux-mêmes, et les personnes qui viennent juste de
décrire leurs violentes scènes de fouet pourraient s'avérer totalement
incapables de supporter la moindre petite chatouille...à méditer !
Je
viens juste de terminer de lire quelques récits de viol non-consensuel et de
meurtre sadique qui ont été diffusées à travers le monde sur le net.
Personnellement, je n'aime pas ces récits. Puis-je en conclure qu'ils ne soient
pas appropriés sur s.s.b-b ? Pas vraiment. Puis-je empêcher leur publication.
Ben non. Puis-je les ignorer ? Bien sûr que oui. N'oubliez pas qu'une histoire
est une fiction qu'un auteur a pris la peine d'écrire... et les fictions ne
peuvent blesser personne physiquement - si ce qui s'y raconte vous répugne,
ignorez-les ! C'est certainement plus productif que de s'en prendre violemment
à la personne qui les a écrites.
Le
ferment de certaines idées et de certains sujets sur s.s.b-b peut-il dégénérer
en une espèce de chaos ? Oui, et parfois cela arrive bel et bien. Mais la
plupart du temps, de la confrontation des idées et des intérêts naît un
dialogue vraiment merveilleux duquel jaillit un nouveau savoir et un nouvel
imaginaire. Les novices s'abreuvent de certaines questions qui provoquent
l'étincelle d'une réponse spirituelle chez un vieil habitué. Ou alors quelqu'un
qui connaît un type de jeu à la perfection essaye autre chose et en publie un
compte rendu.
s.s.b-b
fonctionne comme tout autre groupe que je connaisse sur le net. Alors ne soyez
pas trop pressé de presser la touche "n", vous pourriez bien
apprendre quelque chose de nouveau !
33.
Certains sujets sur s.s.b-b me rendent malade. Comment puis-je les éviter ? Et
aussi, qu'en est-il de toutes ces annonces ?
s.s.b-b,
comme tous les groupes de news du net, a sa part de controverses. Beaucoup
d'entres elles tournent autour de questions sur le caractère malsain de
certaines activités BDSM (auxquelles la réponse courante est: c'est risqué en
effet, mais il est toutefois possible de les pratiquer d'une manière saine et
positive comme le font beaucoup de joueurs), ou sur l'hypothèse de savoir si
soc.subculture.bondage-bdsm est un groupe hétéro sexiste ou non (je ne vais
toutefois pas m'y attaquer ici). Un phénomène assez commun quoiqu'il en soit,
est que certaines personnes s'épuisent à lire les centaines d'articles publiés
dans la liste.
Quelle
est la solution ? La plupart des logiciels de news ont un outil appelé
"kill file" (fichier tueur), qui n'est rien d'autre qu'une manière de
trier les sujets et/ou les auteurs qui ne vous intéressent PAS et dont vous ne
désirez rien savoir. Les différents logiciels de news ont des façons
différentes d'utiliser les kill files. J'utilise rn, aussi mon exemple s'y
référera-t-il. (Si vous utilisez un
logiciel différent, veuillez vous reporter à la documentation qui vous a été
fournie).
Pour
ajouter un sujet particulier (disons, "liste FAQ") à votre killfile
dans rn, allez à soc.subculture.bondage-bdsm. Lorsque vous lisez le groupe,
tapez ^k (control-k). Cela ouvrira l'éditeur de votre killfile pour soc.subculture.bondage-bdsm.
Tapez alors ceci:
/FAQ
List/h:j
puis
sortez de l'éditeur. Ce que veut dire la ligne de commande c'est "envoyer
à la poubelle tous les articles qui contiennent le texte "FAQ List"
en en-tête". Vous pouvez remplacer le terme "FAQ List" par le
sujet qui vous déplaît ou par l'identité de l'utilisateur que vous ne désirez
plus lire, et très vite, votre pression sanguine sera beaucoup moins élevée.
Voici
ce qu'on m'a dit à propos du newsreader"gnus":
Dans
gnus, depuis le buffer de sujets, pour un article ou une personne que vous
désirez ignorer: tapez meta-k [gnus-Subject-edit-local-kill], C-c C-k C-a
[gnus-Kill-file-kill-by-author], C-c C-a [gnus-Kill-file-apply-buffer], C-c C-c
[gnus-Kill-file-exit]." "C-a" signifie "control-A", et
"meta-k" signifie "echap-K". Ne tapez pas le texte entre
crochets; c'est juste une explication de ce que chaque combinaison de touches
signifie.
Si
vous utilisez nn, localisez un message publié par la victime qui sera ajoutée
au killfile, et tapez juste "K" (K majuscule). Suivez ensuite les
invites quelque peu énigmatiques, et répondez suivant vos besoins. Par exemple:
le
programme nn vous demande vous répondez
AUTO
(k)ill or (s)elect [...] k
AUTO
KILL on (s)ubject or (n)ame [...] n
KILL
Name: (=/) /
KILL
Name (regexp): FAQ
List
KILL
in (g)roup 'soc.subculture.bondage-bdsm' or
in
(a)ll groups a
Lifetime
of entry in days (p)ermanent [...] p [or 21915 to 25568]
CONFIRM
KILL Name perm regexp: FAQ List y
Si
vous utilisez tin, vous pouvez soit editer à la main avec .tin/kill (les
instructions devraient être données dans le fichier) ou vous pouvez taper
control-K en lisant n'importe quel article. Cela fera apparaître un beau menu à
l'écran. Suivez les instructions. Par exemple:
tin
vous dit vous répondez
Kill
type: Kill [return/enter]
Kill
text pattern: FAQ List [return/enter]
Apply pattern to: [barre d'espace jusqu'à ce que
"Subject: & From: lines" apparaisse
Kill
Subject [...]: No [return/enter]
Kill
From [...]: No [return/enter]
Kill pattern scope: [barre d'espacement jusqu'à ce que le
choix apparaisse
Deux
termes de jargon en rapport avec les killfiles: parfois certaines personnes
répondent à une insigne stupidité (du moins de l’avis de la personne qui
répond) émanant de quelqu'un d'autre. Les réponses peuvent ressembler à un
"Ho, hum. <Plonk.>" Que signifie « plonk » ?
« Plonk » est le son que produit quelqu'un qui vient d'être éjecté
par un killfile; la personne qui envoie la réponse annonçant par là qu'elle
ignore l'auteur du message de manière permanente. A d'autres moments, il se
peut que quelqu'un importune énormément de personnes sur s.s.b-b, ce qui
déclenchera un message du genre "Everyone PISS on the guy!"
(littéralement: "Tout le monde: on PISS sur ce type!", double sens
avec le verbe anglais "to piss", uriner). L'acronyme "PISS"
signifie "Passive Ignorance Silence Strike" (Grève du Silence
d'Ignorance Passive), ce qui en gros revient à dire que chacun devrait
simplement ignorer cette personne, plutôt que de se disputer ou de s'engager
dans une controverse avec lui. L'idée est que si cette personne ne peut plus
faire réagir quiconque, elle va s'ennuyer et finalement partir. Et souvent,
cela fonctionne... ou au moins cela libère de la fréquence.
Qu'en
est-il des annonces ? Reportez-vous à la question suivante; les annonces
personnelles ne sont pas les bienvenues sur s.s.b-b et elles vous attireraient
des tas d'ennuis si vous décidiez d'en publier une !
34.
D'accord, je ne peux pas passer d'annonce personnelle sur s.s.b-b. Ou puis-je
le faire alors ?
A
des tas d'endroits, camarade !
*
Vous recherchez un partenaire déviant ? Essayez de publier votre annonce sur
alt.personals.bondage ou sur alt.personals.fetish
*
Vous voulez vendre ou acheter quelque chose ? Essayez de publier votre demande
ou votre offre sur alt.sex.marketplace ou sur alt.sex.erotica.marketplace
*
Mmmmh et bien, disons que cela sera tout pour le début ! (Qu'ai-je oublié,
chers lecteurs ?)
35.
Je n'ai pas accès à soc.subculture.bondage-bdsm; que puis-je faire pour obtenir
des informations sur la scène ?
Une
question que l'on me pose de plus en plus souvent à mesure que cette liste de
FAQ est diffusée à travers le monde est "je ne peux lire
soc.subculture.bondage-bdsm", mais les sujets abordés dans les FAQ ont
l'air vraiment intéressant. Existe-t-il un moyen pour moi d'avoir accès à
soc.subculture.bondage-bdsm, ou pourriez-vous m'indiquer des groupes SM ou des
"BBS" (Bulletin Board System, littéralement: "Système de Tableau
d'Affichage") près de chez moi ?
Tout
d'abord, à moins que vous n'ayez accès à un système qui puisse recevoir les
news de type "USENET", et soc.subculture.bondage-bdsm en particulier,
vous n'aurez pas de moyen de lire alt.sex.bondage. Il n'existe aucun portail de
liste de mailing ou d'archives FTP sur soc.subculture.bondage-bdsm. Il se
pourrait que vous trouviez dans votre région des sites internet qui vous
donneraient accès à s.s.b-b.
Deuxièmement:
je n'ai pas la localisation de beaucoup d'organisations SM locales, en dehors
de celles que je mentionne à la fin de ces FAQ. Donc vous êtes prié de ne pas
me demander d'autre information que celle qui est contenue ici.
TOUTEFOIS:
Voici le moyen de trouver les réponses à vos questions ! Si vous disposez d'un
e-mail sur internet, vous pouvez utiliser un "anonymous posting
service" ("service d'envois anonymes") qui consiste en un
logiciel tournant sur certains ordinateurs connectés à l'internet. Vous pouvez
adresser un e-mail à ce service, et il supprimera votre identité d'utilisateur
de votre compte mail, y appliquera une nouvelle identité anonyme qu'il génère
lui-même, et enfin enverra votre e-mail à soc.subculture.bondage-bdsm! Tout le monde peut vous envoyer un e-mail en
réponse, et le service vous le fera parvenir. Donc si vous avez la moindre
question sur les ressources SM dans votre région, utilisez ce type de service
pour envoyer votre question sur s.s.b-b (par exemple "je ne peux lire
soc.subculture.bondage-bdsm, mais j'aimerais savoir s'il existe des groupes SM
à Vancouver. Veuillez me répondre par e-mail"). Vous recevrez certainement
plus de réponses que vous n'en auriez eues de toute autre manière.
(Bien
sûr, si vous pouvez lire s.s.b-b mais que vous ne vouliez pas envoyer de
message sous votre identité réelle, vous pouvez utiliser un service d'envois
également, c'est leur principale raison d'être).
Malheureusement,
en novembre 1996, le principal service d'envois anonymes a été fermé (ce
service se trouvait à "help@anon.penet.fi"), suite à des plaintes
selon lesquelles il était utilisé à des fins de pornographie enfantine. Je ne
connais personnellement aucun autre service pouvant réellement s'y substituer.
Quelle serait ma suggestion actuellement ? Abonnez-vous à un fournisseur
d'accès gratuit, choisissez un pseudonyme idiot, et envoyez vos messages à
soc.subculture.bondage.bdsm de cette manière. Je reconnais que c'est un piètre
ersatz. Quiconque aurait d'autres solutions d'envois de messages anonymes
serait bien aimable de m'en faire part, et je mettrai cette information à jour
une nouvelle fois.
36.
Quels sont les sites web/ les ouvrages/ les magasines/ les organisations/ les
boutiques / les archives de news où je puisse trouver des informations sur le
SM, les jouets, ou rencontrer des personnes de la scène ?
Et
bien, le temps fait son oeuvre sur les informations SM de cette liste. Elle est
désormais très dépassée. Je ne prétendrai donc plus que ce n'est rien d'autre
qu'un point de départ pour vos recherches.
En
voici le contenu:
1.
Les sites web et les newsgroups
2.
Les ouvrages généraux
3.
La fiction
4.
Les vidéos
5.
Les magazines
6.
Les organisations
7.
La vente par correspondance
1.
Les sites web et les newsgroups
Nombre
des ouvrages et des boutiques repris dans cette liste ont également un site
web; je mentionne les url dans la description de ces ouvrages et ou de ces
boutiques.
Mais
tout d'abord, un site à voir absolument:
www.houseofgord.com
est le meilleur site d'ultra-bondage sur le net, à mon avis, pas si humble que
ça...
Yahoo
! a une BDSM page ! Elle est très pratique pour commencer à surfer. Je suis
très heureux que cette page existe; toutes mes félicitations à Yahoo ! pour
avoir le courage de la mettre en ligne.
Un
autre site de survol très large est le « the Mining Co.'s site on
BDSM »
La
« Society for Human Sexuality » de l'Université de Washington a une
page web à http://www.sexuality.org; elle contient un guide des pratiques
sexuelles à risque ainsi qu'un manuel de base sur la flagellation.
Il
existe également de nombreux sites web de communautés BDSM:
*
« D/S Kiosk » est un magnifique site si vous aimez l'IRC
("Internet Relay Chat", littéralement, "relais de discussions
sur Internet" -> tchatche); c'est là que nombre de tchatcheurs BDSM
coordonnent leurs abominables exploits.
*
La page de Steven S. Davis, LMNOP Page en vaut la peine si vous êtes intéressé
par l'une ou l'autre des plus prolifiques et des plus valables auteurs publiant
sur soc.subculture.bondage-bdsm - et la liste de ressources qui y est
disponible est nettement plus à jour que celle-ci !
*
La « Alternate Source page » ressemble à une liste de liens assez
complète en elle-même.
Ces
sites ont des tas de liens qui pourraient servir d'excellents points de départ
pour votre surf déviant.
Une
référence indispensable pour toute personne déviante est la liste « Kink
Aware Professionals » (littéralement "Professionnels Ouverts aux
Déviants"). Vous êtes à la recherche d'un médecin ou d'un thérapeute qui
comprenne ce qui se passe dans votre tête ? N'allez pas plus loin ! (ou tout au
moins commencez par consulter cette liste !)
Elf
Sternberg héberge la liste FAQ d'alt.sex; veuillez voir sa page personnelle
pour plus de détails.
Trevor
Jacques a un site SM de qualité à http://SaferSM.org/SaferSM.html
Un
document intéressant sur la soumission spirituelle et magique se trouve sur
« Spiritual BDSM FAQ »
Une
page très dogmatique est la « Submissive Women Speak ». Il y a là
matière à réflexion, sans aucun doute.
Autrefois,
deux des auteurs les plus connus sur s.s.b-b furent Rosie Marquez et Laylah
Martelli. On trouve des copies de leurs messages à
http://www.xs4all.nl/~wijnands/rosie/rosie.htm et à
http://www.xs4all.nl/~winjands/laylah/laylah.html
D'autres
newsgroups en rapport, de l'une ou l'autre manière, avec s.s.b-b sont alt.sex.spanking
(pour ceux que cela intéresse), alt.sex.fetish.fashion (pour les amoureux des
vêtements sexy), alt.sex.stories (souvent des récits SM y sont publiés),
alt.sex.stories.bondage (et parfois on trouve des récits SM ici aussi),
alt.sex.femdom (pour les récits et les discussions à propos de la domination
féminine), etc.
Et
n'oubliez pas de consulter également alt.binaries.pictures.erotica.bondage,
alt.binaries.pictures.erotica.fetish.latex ou
alt.binaries.pictures.erotica.fetish.leather !
Note
pour la postérité: en fait j'ai créé alt.sex.stories.bondage et les trois
autres groupes alt.binaries.pictures.erotica que je mentionne ci-dessus, et à
ce jour j'ai téléchargé bien plus de 500 histoires et 10.000 photos de ces
groupes ! Internet n'est-il pas un endroit fantastique ? Si vous participez à
sa construction, ils ne cesseront de venir J
Sur
le site SM « Community Outreach Project », aucune mise à jour n'a eu
lieu semble-t-il depuis environ un an (printemps 1999), mais je peux
difficilement les critiquer puisque j'ai moi-même tant tardé à le faire pour
cette liste FAQ ! Sur ce site également, des références utiles.
Un
autre lien activiste précieux semblerait être sur « S/M Policy Reform
Project » dédié à réorganiser la politique actuelle sur le SM.
Si
vous désirez entamer une négociation avec un nouveau partenaire à propos de vos
limites, vous trouverez ici une excellente liste reprenant tous les points importants à vérifier avant de
commencer à jouer.
Et
si vous cherchez l'inspiration sur des jouets SM abordables, voyez cette liste
!
Jay
Wiseman, l'auteur de SM 101 (voir la section "ouvrages" a une liste
personnelle de ressources en ligne.
Quelques-uns
de mes sites de bondage et de fétichisme favoris sont aussi:
*
Devonshire Productions
*
Liquidsmooth
2.
Ouvrages généraux
Si
vous avez apprécié ces FAQ, vous aimerez très certainement ces ouvrages. Ils
décrivent des relations SM consensuelles telles qu'elles ont été décrites ici
et sont d'excellentes références pour apprendre.
Pat
Califia, "Sensuous Magic" (New York, Masquerade Books, 1993). ISBN
1-56333-131-4, poche. Pat Califia est un auteur de légende sur le comportement
et les fantasmes SM. Cet ouvrage est son dernier et je le recommanderais sans
hésiter. Si vous pratiquez le SM, vous apprendrez certainement de cet ouvrage,
et si vous avez aimé ces FAQ mais que vous souhaitez plus de détails, c'est LE
livre qu'il vous faut. A commander chez Good Vibrations (voir la liste de
boutiques ci-après).
"Different
Loving" par Gloria G. Brame, William D. Brame et Jon Jacobs (Villard
Books, New York, 1993, ISBN 0-679-40873-8) est un ouvrage complet, impartial,
décrivant tous les aspects de la sexualité SM. Il contient des centaines
d'interviews et des tas d'informations précises. Si vous vous êtes jamais demandé
s'il existait quelqu'un dans le monde d'aussi pervers que vous, achetez ce
livre, et sachez que vous n'êtes pas seul. C'est un survol du sujet, pas un
manuel, mais il dévoile énormément d'informations de toute façon. Il existe une
page web pour ce livre et ces auteurs.
Une
brève et excellente introduction au SM sans risque est l'ouvrage « The
Lesbian S/M Safety Guide », publié par Pat Califia chez Lace Publications
(une publication d'Alyson Publications). Il contient tout depuis la sécurité
physique jusqu'aux problèmes émotionnels en passant par la négociation avec les
dominées et les contrats d'esclavage consensuel. Il est destiné spécifiquement
aux lesbiennes, mais peu des informations de l'ouvrage sont vraiment
spécifiques au sexe féminin. Excellent.
Larry
Townsend, "The Leatherman's Handbook II". Cet ouvrage est assez
répandu, et est de toute manière la meilleure source d'information sur le SM
gay. Personnellement, je ne l'ai jamais lu, mais il est très connu. (La
première édition est toujours disponible, mais il y a plus d'information sur le
SIDA et la prévention dans la deuxième, c'est donc sans doute celle qu'il
faudrait conseiller).
"On
the Safe Edge: A Manual for SM Play" de Trevor Jacques, avec le Docteur
Dale, Michael Hamilton et Sniffer. ISBN: 1-895857-05-8. Cet ouvrage est
recommandé par beaucoup de personnes réputées et reconnues dans la scène. C'est
en fait une méthode de la manière de pratiquer le SM, avec une foule
d'informations sur la sécurité. Pour le commander directement, vous pouvez
appeler WholeSM Publishing (SAN S1196111) au ++ 1 416 962 1040 ou vous pouvez
joindre les auteurs à l'adresse Editor@alternate.com ou via leur page web
http://www.alternate.com.
"Coming
to Power" par Samois, publié par Alyson Press. Ce livre sur le SM lesbien
a été écrit par un ancien collectif de femmes de la Bay Area (région de la Baie
de San Francisco). Il couvre un large nombre de sujets qui vont des fantasmes
érotiques à des témoignages personnels en passant par les déclarations
politiques sur le sujet. Très intéressant pour tous ceux et toutes celles qui
se posent des questions sur le SM, qu'il soit lesbien ou non.
"The
Second Coming", édité par Pat Califia et Robin Sweeney, et publié par
Alyson Press. Génial ! C'est la mise à jour datant de 1996 de "Coming to
Power" et il faut absolument le lire si vous avez aimé la première
version. Voyez comment la communauté a évolué en vingt ans. Comprenez
l'histoire. Renseignez-vous. Sortez vos billets. Hautement recommandé.
"Leatherfolk"
chez Alyson Press par Mark Thompson (Editeur). Une excellente anthologie sur la
scène SM aux Etats-Unis, depuis les années 1930 jusqu'à nos jours. L'accent y
est principalement mis sur les communautés SM gay et lesbienne, mais c'est
néanmoins une précieuse source d'information pour toute personne intéressée par
toute question sur le SM.
"Learning
the Ropes: A Basic Guide to Safe and Fun S/M Lovemaking" par Race Bannon,
aux éditions Daedalus Publishing Co., 4470-107 Sunset Blvd., Suite 375, Los
Angeles, CA 90027, Etats-Unis d'Amérique. Vous pouvez vous le procurer par
correspondance via l'éditeur au prix de 12,95$ + 2,50$ de frais (pour les
personnes habitant la Californie, il y a une taxe de 8,25 %). Race est une
personnalité connue de la scène SM, ce livre est somme toute assez complet, en
décrivant tous les aspects du SM sans risque que ce soit sur le plan physique
ou mental. Si vous avez aimé ces FAQ, j'imagine que vous aimerez aussi ce
livre.
"SM
101", publié par Jay Wiseman, PO Box 1261, Berkeley, CA 94701. Prix de
l'ouvrage: 19,95 $. C'est une des explorations les plus complètes et les plus
profondes de la sécurité dans la pratique du SM que j'aie jamais eu le plaisir
de lire. Je considère cet ouvrage comme très précieux pour toute personne qui
se demanderait "comment commencer ?". Jay y donne des exemples
relativement spécifiques et des conseils pour faire de vos scènes des moments
délicieux et inoubliables. Il a des opinions bien tranchées, mais n'est-ce pas
le cas pour nous tous ?
"Anal
pleasure and Health" de Jack Morin, aux éditions Down There Press,
Burlingame, Californie. Cet ouvrage est une mise à plat complète de tous les
aspects du sexe anal: sécurité, hygiène, problèmes émotionnels, etc. Une
information très précieuse et bien présentée.
"Pain
and Passion: a psychoanalyst explores the world of S&M", par Robert J.
Stoller, 1991, New York et al.: Plenum, X, 306 pages. ISBN 0-306-43770-8. On
m'a dit que cet ouvrage réussissait par un excellent travail à revisiter et à
réfuter les principaux préjugés freudiens sur le SM, en dépit de nombreuses
parties qui sont loin d'être objectives.
Deux
autres ouvrages de psychanalyse traitant du SM (que je n'ai lu ni l'un ni
l'autre) sont "Dark Eros" de Thomas Moore et "Masochism" de
Lyn Cowan.
"Sadomasochism
in Everyday Life: The Dynamics of Power and Powerlessness" par Lynn S.
Chancer, 1992, maison d'édition inconnue pour l'instant, ISBN 0-8135-1808-3.
L'ouvrage de Chancer analyse longuement et avec sévérité les nombreux contextes
sociaux dans lesquels un groupe exerce abusivement son pouvoir sur un autre.
C'est une perspective fascinante pour l'étude du racisme, du sexisme, etc. et
il contient de plus un nombre important d'informations sur le BDSM tel qu'il a
été décrit dans ces FAQ.
"Ties
that bind: the SM/Leather/Fetish Erotic Style" par Guy Baldwin, aux
éditions M.S. Daedalus Publishing Company, Los Angeles, 1993, 244 pages, prix:
14,95$. Baldwin est un thérapeute suivant un grand nombre de personnes
appartenant à la scène SM. Il a une perspective thérapeutique unique sur de nombreuses
questions émotionnelles et psychologiques émanant de ces patients. Si vous vous
demandez si le SM vous serait bénéfique ou non, ou que vous et votre partenaire
ayez entrepris un travail sur votre manière de pratiquer le SM et que vous
désiriez un autre point de vue, faites-vous la colossale faveur de vous offrir
ce livre. (Vous pouvez le commander auprès de « Mr. S. Leather », ou
par « QSM ».)
"The
Sexually Dominant Woman, A Workbook for Nervous Beginners" par Lady Green
(l'ouvrage de Lady Green a la réputation d'être une excellente référence pour
ceux et celles qui ne savent par où commencer).
3.
Les Fictions
Tous
les scenarii des ouvrages de fiction repris ici ne sont pas toujours ce que
j'appellerais du SM consensuel, mais ainsi que je l'ai constaté plus haut, les
fantasmes ne sont pas la réalité; pas plus que ces récits érotiques. Il est à
conseiller de ne pas prendre ces livres au pied de la lettre. Il est à espérer
que désormais vous pensiez tous "Bien sûr que non, pff !".
Anne
Rice a écrit de nombreux livres sur la scène SM. Sous le pseudonyme d'A.N.
Roquelaure, elle a publié la "Sleeping Beauty Trilogy": "The
Claiming of Sleeping Beauty", "Beauty's Punishment" et
"Beauty's Release", dans lesquels les héros sont sujets à toutes
sortes de merveilleuses tortures sensuelles. On pourrait le recommander à tout
le monde ou presque. Un autre ouvrage très répandu est "Exit to
Eden", publié sous le nom d'Anne Rampling; la première partie du livre est
la plus axée sur le SM.
Tout
ce que Pat Califia a écrit ("Macho Sluts", "Doc and Fluff",
"Sapphistry", ainsi que son dernier livre, "Melting Point")
est à recommander également. On trouve ses livres aux éditions Alyson
Publications (40 Plympton St., Boston, MA 02118, (800)8-ALYSON). Pat est très
connue dans la scène et ses oeuvres sont "chaudes"
("chaudes" dans le sens de "bouillantes",
"ardentes", "volcaniques", "radio-actives" ou
"BRULANTES"). Soyez donc prévenus; "Doc and Fluff" en
particulier n'est pas pour les âmes sensibles ! Si ce que vous recherchez est
de l'érotisme SM, "Macho Sluts" ou "Melting Point" sont
sans doute ce qu'il vous faut.
"Leatherwomen"
édité par Laura Antoniou, aux éditions Rosebud, ISBN 1-563-33095-4. Prix: 4,95$
dans la plupart des librairies, ou à commander directement par téléphone au ++
1 800 458 9640. Ce nouveau format de poche est une anthologie de fiction SM
écrite par des femmes. C'est d'un style extrêmement poussé ! Certains des
récits de ce livre valent les oeuvres de Pat Califia, ce qui est un très bel
éloge. A conseiller.
"The
Slave" par Sara Adamson, aux éditions Rhinoceros Press, 1994, ISBN
1-56333-173-X. Un regard très surprenant et très direct sur la recherche d'une
femme - et sa découverte - d'une vie de servitude telle qu'elle l'avait rêvée.
J'ai vraiment beaucoup aimé ce livre, et non seulement il était brûlant, mais
en plus il m'a fait réfléchir. Je le recommande. Son livre précédent dans sa
trilogie "The Marketplace" est également excellent. Et même son
dernier ouvrage "The Trainer" est désormais disponible. Procurez-les
vous tant qu'ils sont chauds !
Quelques
autres recommandations:
"Masochism"
(New York, Zone Books, 1991). Ce livre consiste en une traduction de la
"Vénus en fourrure" de Leopold von Sacher-Masoch, et la préface
reprend un long essai "Coldness and Cruelty" du philosophe français
Gilles Deleuze. Pour citer la jaquette "Dans cet étonnant essai, Deleuze
tente de rendre à l'oeuvre de Masoch l'analyse philosophique rigoureuse et
documentée qui lui est due"... Je pense que Deleuze démontre que Masoch
est plus en phase avec la communauté BDSM que Sade.
"Pleasure
and Danger: Exploring Female Sexuality" (aux éditions Carol Vance). La
conférence "The Scholar and Feminist Conference" qui se tint à
Barnard en 1982 fut presque mise en morceaux lorsque des féministes
"politiquement correctes" sont intervenues pour essayer de s'en
prendre à d'autres féministes qui réclamaient la liberté de jouir de leurs
relations d'échange de pouvoir. Cet ouvrage est un recueil de coupures de
presses et discussions sur ce grand tournant du "Woman's Movement".
"S&M:
Studies in Sadomasochism", par les éditeurs Thomas Weinberg and G.W.
Kamel. Voici un recueil d'essais sur la nature, l'origine, et le développement
de ce que les éditeurs appellent le sado-masochisme. Quelques-uns de ces essais
sont corrects, d'autres ont quelqu'intérêt; mais un certain nombre sont si
éloignés de la vérité qu'ils en sont risibles.
"A
taste for Pain: On Masochism and Female Sexuality" par Maria Marcus.
L'auteur, une sado-masochiste ainsi qu'elle le déclare elle-même, explore la
littérature existante sur le sado-masochisme avec un point de vue très
personnel et très perspicace.
Enfin
trois références pour les personnes qui aiment la fessée en particulier:
CF
Publications, PO Box 713, E Setauket, NY 11733. Bulletins d'information, récits
et fiction.
CD
Publishing Corp., 213 Valley St., Ste 228, South Orange, NJ 07079.
Documentation, bulletins d'information et annonces personnelles.
Shadow
Lane, PO Box 1910, Studio City, CA. Un des meilleurs, avec beaucoup de
documentation, des vidéos, etc.
4.
Les Vidéos
"Safe,
Sane and Consensual SM" est un documentaire composé d'interviews de 20
joueurs SM expérimentés, à propos de leurs expériences et de leurs points de
vue sur le sujet. Je connais plusieurs des personnes interviewées, et ce qu'ils
ont à dire vaut certainement la peine d'être entendu. La vidéo coûte 49,95$ +
5$ de frais; ajouter la taxe d'état pour les personnes résidant en Californie.
Vous devrez prouver que vous avez plus de 21 ans. B&D Video Production and
Distribution Company, 2215-R Market Street #214, San Francisco, CA 94114,
téléphone: ++ 1 415 863-0199 (pour des réductions par quantité).
Les
firmes Jay Edwards Collection/Close-Up Productions/John Floyd Productions, P.O.
Box 691658, Los Angeles, CA 90069, Californie éditent différentes vidéos sur le
bondage hétérosexuel, la plupart du temps avec des dominées du sexe féminin.
Très connu.
"Learning
the Ropes" par Ona Zee Productions, P.O. BOx 9951, Marina Del Rey, CA
90295, Californie. Ona et son mari Frank ont réalisé sept (et bientôt le n° 8
sera disponible) vidéos d'apprentissage sur le BDSM, sur des sujets tels que le
bondage, les godemichés, les fouets ou la cire chaude. On m'a dit que ces
cassettes en valaient la peine.
J'ai
entendu que les vidéos suivantes sont très utiles à ceux qui veulent apprendre
le ligotage japonais en tant qu'art martial: "Hojo Jitsu Volume I",
par Don Angier, 60 minutes, Couleur, VHS, prix 39,95$ + 7$ de frais. Ainsi que
"Hojo Jitsu Volume II" au même prix. A commander à la Bugei Trading
Company, "tout pour le Samouraï...", 1070 Commerce St. Suite I, San
Marcos, CA 92069-2626, Californie, téléphone: 1-800-437-0125.
5.
Les magazines
"Sandmutopian
Guardian". Un excellent magazine explicatif, mettant l'accent sur les
bases du jeu SM (beaucoup d'articles de lecteurs et de photos noir et blanc),
et des tas d'adresses de clubs aux Etats-Unis. Procurez-vous tous les anciens
numéros que vous pourrez. L'abonnement à 5 n° est à 29$ aux Etats-Unis et 39$ à
l'étranger. "Sandmutopian Guardian", c/o The Utopian Network; PO Box
1146; NY NY 10156 ou appelez le ++ 1 516 842-1711 de 11 heures à 21 heures (heure locale) du lundi au vendredi. Ou
consultez leur page web.
"Skin
Two", Freepost, 23 Grand Union Centre, Kensal Rd, London W10 5BR, Grande
Bretagne. Un magazine TRES classe, papier glacé avec d'excellents articles et
de superbes photos, insistant principalement sur le latex mais très intéressant
pour toute personne pratiquant le SM. "Skin Two" comprend en outre en
fin de chaque n° une importante section sur les magazines, les livres et les
boutiques disponibles. Vous pouvez vous abonner par carte de crédit au ++ 44
081 968 9692. Chaudement recommandé. Voyez leur site web !
Carter
Stevens publie une série de magazines et de vidéos SM. Rendez-vous sur sa page
à www.smnews.com
"Body
Play and Modern Primitives Quaterly", Editions Insight Books, P.O. Box
2575, Menlo Park, CA 94026-2575, Californie. Ce magazine, publié et édité par
le célèbre Fakir Musafar, contient des articles mensuels sur des sujets divers,
dont les corsets, les ceintures, les tatouages, les piercings, et les pratiques
SM extrêmes. Très bien réalisé. L'abonnement coûte 45$ pour 4 numéros.
"Bad
Attitude", P.O. Box 39110, Cambridge, MA 02139, Etats-Unis. Ce magazine
est plus fourni que "Brat Attack", et contient principalement de la
fiction produite par des lesbiennes pratiquant le SM. On y trouve des récits
très forts et très prenants. Pour 6 numéros, 24$.
"Black
Leather In Color" est un magazine pour les personnes de couleur. C'est une
publication collective de BLIC, 874 Broadway, Suite 808, New York, NY 10003,
Etats-Unis.
"Secret
Magazine" est un magnifique
magazine sur le fétichisme. Voyez leur site à www.secretmag.com
"Boudoir
Noir" est un magazine non fictionnel sur le Cuir, le fétichisme et le SM
consensuel. L'adresse est Box 5, Stn. F, Toronto, Ontario M4Y 2L4, Canada. Le
téléphone: ++ 416 591-2387; le fax: ++ 416-591-1572; l'e-mail:
boudoir@asgo.net. On peut obtenir un numéro d'essai pour 10$. L'abonnement
coûte 24$ (50 $ en dehors de l'Amérique du Nord); ou 6,95$ chez un marchand de
journaux. Ce magazine est membre de la "Canadian Magazine Publishers
Association". Leur site web est à http://boudoir-noir.com
Les
magazines suivants sembleraient avoir cessé de
paraître, mais j'en fais mention pour leur intérêt documentaire (et dans
l'espoir qu'ils reprennent un jour leurs activités).
"Brat
Attack", P.O. Box 40754, San Francisco, CA 94140-0754. Ce magazine était
édité par des lesbiennes pratiquant le SM, principalement pour des lesbiennes,
bien que le style en soit intelligent et drôle quelles que soient vos
préférences. Les abonnements coûtaient 10$ pour 3 numéros.
"Frighten
the Horses", paraissait aux éditions Heat Seeking Publishing, 41 Sutter
St. #1108, San Francisco, CA94104, Californie. Ce magazine s'est avéré plus
fourni et plus intéressant au fur et à mesure de chaque numéro; on y trouvait
un bon équilibre entre des articles généraux (souvent d'activisme politique),
des fictions sexy pour tous les goûts, et des nouvelles et des informations sur
la révolution sexuelle. Les abonnements étaient à 16$ pour 4 numéros.
Malheureusement, les parutions sont devenues irrégulières récemment.
"Venus
Infers", 2215-R Market Street, Suite 294, San Francisco, CA 94114,
Californie. Le prix de l'abonnement se montait à 8$ par numéro. Ce magazine
traitait de SM poussé pour les lesbiennes et était écrit par des lesbiennes.
Artistique, bien écrit et d'un design élégant, il avait tout ce qu'il fallait.
6.
Les organisations
Pour
commencer, les lecteurs de s.s.b-b ou d’autres newsgroups SM forment souvent
des groupes sociaux dans leur région. Parfois, ces groupes se réunissent et tout le monde y est le bienvenu. La
meilleure façon de s’informer sur ces réunions est d’envoyer son message sur
s.s.b-b (voir la question 31 si cela s’avère nécessaire) et de demander s’il y
a une soirée de prévue près de chez vous.
Les
…………………… de science-fiction ont parfois aussi des soirées, qui sont
habituellement annoncées sur le net à l’avance, et parfois discrètement au …
C’est
une autre manière correcte de rencontrer des personnes de la scène.
Sorry I don’t understand what you’re talking about : what’s a
« science fiction con » ???
Il
existe différentes associations régionales qui ne cessent de changer. Je vous
conseille de consulter les magazines « Sandmutopia Guardian » ou
« Skin Two » ; ils comportent habituellement une liste de ces
associations à la fin de chaque numéro. Vous pouvez également poser la question
auprès d’une boutique spécialisée dans les articles pour adultes ; ils
pourraient avoir beaucoup de renseignements sur des groupes SM locaux. Il vous
suffit de regarder autour de vous, des tas de personnes aiment comme vous les
pratiques SM ! Je cite ici quelques-unes des organisations SM les plus
connues et les plus anciennes :
« QSM »,
P.O. Box 880154, SF CA 94188, San Francisco, Etats-Unis d’Amérique,
téléphone : ++ 1 415 550-776 du lundi au vendredi de 11 heures à 17
heures, heures locales). QSM est la meilleure organisation dans le monde pour
toute information sur le SM. QSM organise de nombreux cours et d’ateliers sur
tous les aspects du SM. Ecrivez-leur pour vous inscrire sur leur liste
d’adhérents ou pour réserver votre place pour un cours – ils ont une longue
liste de livres et de magazines disponibles en vente par correspondance (tous
les livres et les magazines mentionnés ci-dessus, et d’autres). Et oui, ils ont
une page web ! Voir aussi leur e-mail : info@qualitysm.com
« The
Southbay Leather and Uniform Group » (« SLUG ») est un club
ouvert à tous les sexes dont le but est de promouvoir les activités
pédagogiques, sociales et les œuvres de charité parmi les personnes intéressées
par Levis, le cuir et les uniformes – et tout ce que cela implique
habituellement ! Leur adresse est : SLUG, Billy De Frank Center, 175
Stockton Avenue, San Jose, CA 95126, Californie, Etats-Unis, ++ 1 408 929-SLUG.
« The
Eulenspiegel Society », P.O. Box 2783, Grand Central Station, New York, NY
10163-2783, Etats-Unis, téléphone : ++ 1 212-388-7022, e-mail : TES@dorsai.org. Ce club déjà ancien regroupe
des pratiquants du SM de la côte est. Il est connu. Ils éditent un trimestriel
de 64 pages sous forme de bulletin d’information. Des réunions hebdomadaires
ont lieu tous les mardis et mercredis. Leur page web : http://www.tes.org
« The
Society of Janus », P.O. Box 426794, San Francisco, CA 94142, Californie,
Etats Unis, www.soj.org Cette organisation de
la région de la Baie de San Francisco est ouverte à tous, quel que soit le sexe
ou les tendances. « Janus » est une organisation que les novices
peuvent joindre sans risque. Ils sont soucieux des problèmes d’anonymat, et
organisent une série d’ateliers et d’événements sociaux et publient également
un bulletin d’informations mensuel.
« Threshold »,
2554 Lincoln Blvd, Suite 381, Marina Del Rey, CA 90921, Californie, Etats-Unis.
Ce groupe de la région de Los Angeles est l’organisation SM mixte la plus
connue de Californie du Sud. Elle s’occupe d’une série d’événements tant
éducatifs que sociaux ou politiques. (Je n’ai pas leur n° de téléphone ni leur
e-mail, quelqu’un pourrait-il m’aider à les obtenir ?)
Le
« BackDrop Club », P.O. Box 390486, Moutain View, CA 94039-0486,
Californie, Etats-Unis. Téléphone : ++ 1 414-965-4499, Système de Bulletin
d’Information : ++ 1 415-964-3100, fax : ++ 1 415-964-3879. Ce club
de 4.000 adhérents a son propre club-house, son bulletin d’information, et sa
bibliothèque. Ils se disent ouverts à des personnes de tous les sexes et de
toutes les tendances partageant un intérêt commun pour le SM. Des soirées, des
événements sociaux, du soutien mais aussi des discussions y ont lieu.
Dans
la région de Washington, on trouve « The Black Rose ». On peut
obtenir leur adresse en téléphonant au répondeur ++ 1 301 369-7667. Ce groupe
de support mixte est ouvert à toutes les orientations sexuelles et propose des
réunions tous les mardis soirs. Ils organisent une soirée une fois par mois,
ouverte à tous ceux et toutes celles qui ont assisté à au moins deux réunions
hebdomadaires. Ils offrent aussi la possibilité de joindre des sous-groupes
(dont l’un réservés uniquement aux femmes).
Le
groupe « Chicagoland Discussion Group », 3023 N. Clark St. #806,
Chicago, IL 60657-5205, Chicago, Etats-Unis. Ligne d’information 24 heures sur
24 au ++ 1 312-281-1097. Ce groupe SM fétichiste mixte, organise des
événements, et propose un bulletin d’information, des soirées, et des
rencontres. Une grande variété d’intérêts y sont représentés.
« Luxuria »,
P.O. Box 53063, Ottawa, ON, K1N 1C5, Canada ; téléphone ++ 1 613567-9033.
Ce groupe a une orientation mixte pour les personnes intéressées par le SM et a
pour but principal l’échange d’information et les réseaux. Ils ont un magazine,
une ligne téléphonique et un bulletin d’information à cet effet.
« APEX »,
l’Arizona Power Exchange, 5821 North 67th Avenue, Suite 103-276, Glendale,
Arizona 85301, Etats-Unis. Ce groupe social accepte toute orientation sexuelle
et fétichiste, et est spécialement destiné aux personnes s’intéressant aux
échanges de pouvoir soumission/ domination. Il traite de sujets tels que le SM,
le B&D et le fétichisme sans préjugés, avec respect et dignité. Pour les
endroits de réunion, appelez le ++ 1 602 906-0851.
La
« NLA » (National Leather Association) se trouve à Seattle. Ce groupe
national est ouvert à quiconque fait partie du fétichisme cuir ou du SM. Je
n’ai actuellement aucune adresse de contact où les joindre. Quelqu’un
pourrait-il m’aider ?
Le
service « San Francisco Sex Information », ++ 1 415 989-7374, www.sfsi.org est un service d’information et de
référence sur base de volontariat traitant de tous les aspects de la sexualité
humaine, SM compris ! Si vous avez une question sur une scène que vous
ayez faite ou que vous envisagiez de faire, et que vous désiriez en parler à
quelqu’un qui puisse répondre à vos questions de manière anonyme et impartiale,
appelez-les ! Leurs lignes sont ouvertes de 15 heures à 21 heures, heure
locale, du lundi au vendredi, et de 15 heures à 21 heures la plupart des
dimanches également.
« Atlanta
SM Solidarity », P.O. Box 8361, Atlanta, GA 31106, Etats-Unis. Ce groupe
d’enthousiastes du SM de Géorgie a des ateliers, des événements, etc.
« The
New Mexico Grant County Power Exchange Group » se trouve ici : G-PEG
« The
Phoenix Society », 1131 S. Clinton St., Baltimore, MD 21224, téléphone ++
1 410 385 3369. Ce groupe social de support et d’éducation est ouvert aux
adultes consentants intéressés par la domination et la soumission, quel que
soit leur sexe. Des réunions s’y tiennent tous les vendredis et proposent des
discussions et manifestations pour divertir et informer les adhérents, quel que
soit leur niveau ; on y est invité à s’y créer des relations, à s’amuser
et à utiliser le matériel mis à disposition ; le jeu dans le cadre de ces
réunions n’a pas de caractère sexuel et toute information sur les adhérents et
les invités est strictement confidentielle. Pour un horaire des événements et
les conditions à remplir, appelez-les ou visitez leur site web au http://www.bold.ly.com/phoenix
7.
La vente par correspondance
Pour
pouvoir commander, vous devrez la plupart du temps prouver que vous êtes âgé de
plus de 21 ans. (Cette liste en particulier accueillera volontiers vos
informations complémentaires car je ne connais que peu de boutiques en dehors
de la région de la baie de San Francisco. Envoyez-moi les coordonnées de vos
endroits favoris et je les mentionnerai ici !).
Les
meilleurs magasins sont à mon avis ceux de la liste de alt.sex.fetish.fashion
FAQ list. Ils sont pour la plupart spécialisés dans les vêtements, mais offrent
également beaucoup d’accessoires.
Comme
je l’ai indiqué plus haut, « QSM » vend des livres et des magazines
par correspondance.
« Good
Vibrations », 1210 Valencia, San Francisco, CA 94110, Californie,
Etats-Unis. Téléphone : ++ 1 (800)BUY-VIBE (289-9423), e-mail goodvibes@well.com, site web : www.goodvibes.com (oui ils ont leur site
internet !). C’est une excellente adresse, pour l’érotisme pas vulgaire,
les propriétaires sont des femmes et elles proposent une belle sélection de
livres et de magazines axés sur le sexe, ainsi qu’un beau choix de jouets
sexuels de base. Si vous souhaitez vous procurer des livres cités dans ces FAQ,
il y a beaucoup de chances que vous les trouviez chez « Good
Vibrations », sinon adressez-vous à « QSM ». Ce magasin n’est
toutefois pas spécifiquement SM, mais c’est une bonne référence quoiqu’il en
soit. Pour obtenir leurs catalogues de livres et de jouets, envoyez-leur 5$.
« Adam
and Gillian’s Sensual Whips and Toys » est au service de la communauté SM
depuis 1987. Adam et Gillian, les propriétaires, produisent des fouets de
qualité à des prix raisonnables. Pour leur catalogue, envoyez-leur 3$ :
AGSWT, c/o The Utopian Network, P.O. Box 1146, NY NY 10156, Etats-Unis. Vous
pouvez également commander par téléphone (carte de crédit) au ++ 1 516 842 1711
de 11 heures à 21 heures ou par fax 24 heures sur 24 au ++ 1 516 842-7518. Ou
consultez leur page web et leur catalogue en ligne.
« Mr.
S. Leather Co. & Fetters USA », 310 7th St., San Francisco, CA 94103,
Etats-Unis, téléphone ++ 1 415 863-7764, fax : ++ 1 415 863-7798, site
web : http://www.dnai.com/sex-bondage.
Certainement la boutique la mieux achalandée au monde pour ce qui concerne
l’ équipement SM. Vous y trouverez un grand nombre d’appareils de bondage
SM, y compris des fers en métal et des camisoles en cuir, ainsi qu’une immense
sélection de menottes, pour ne pas parler de leurs vêtements en cuir et en
latex. Ils viennent de terminer leur catalogue « The New 1996 Mr. S.
Leather and Fetters Catalog », 208 pages superbement illustrées de plus de
1.000 photos, et 2.000 articles. Vous pourrez obtenir ce catalogue moyennant
20$ pour les Etats-Unis et 30$ pour l’étranger.
« Leather
Master », 969 Park Avenue, San Jose, CA 95126, Californie, Etats-Unis,
téléphone ++ 1 408 293-7660 est une boutique de jouets et de cuir sur mesure,
mais aussi de matériel d’entretien, de retouches, d’articles de fantaisie et de
cartes, de piercings pour le corps, d’équipement B&D, de vidéos et de
latex. Un catalogue et un bulletin d’information sont disponibles.
« Northbound
Leather », 19 St. Nicholas St., Toronto, Ontario M4Y 1W5, Canada.
Téléphone ++ 1 416 972-1037, fax ++ 1 416-975-1337, site web http://www.northbound.com C’est une
boutique de cuir pleine d’avenir avec une excellente réputation pour la qualité
et les articles de latex et de cuir inhabituels. Ils ont deux très beaux
catalogues (un pour les vêtements, et un autre pour les jouets) à 10$ pièce,
que l’on peut déduire si l’on commande. Les deux catalogues et des informations
sont disponibles en ligne. Si vous indiquez vos mesures très précises lors de
la commande, les vêtements iront certainement.
« Strangeblades
& More », 54 Hazard Avenue #175, Enfield, CT 06082, téléphone ++ 1
860-741-2965, e-mail sblades@sblades.com.
Ces designers fabricants de vêtements et d’accessoires avec métal proposent un
catalogue en couleur « Chainmail & More » pour 3$ à condition que
vous prouviez que vous avez au moins 18 ans. Tout le catalogue est disponible
en ligne à http://www.sblades.com
« M.B.
Productions » propose des vêtements fétiches, de l’équipement de bondage,
de l’équipement pour donjons, et des jouets pour adultes. Voyez leur site à http://www.mbpro.com
« House
of Wacks », Chicago, IL, Etats-Unis, téléphone ++ 1 773 761-6969, fax ++ 1
312 761-4375. Ce magasin vend des magazines luxueux et des catalogues, y
compris une production maison onéreuse et pleine d’imagination. Ils
sponsorisent également des réunions périodiques.
« Male
Hide Leathers », 2816 N. Lincoln Ave., Chicago, IL 60657, Etats-Unis,
téléphone ++ 1 773 929-0069. Cette boutique principalement orientée pour les
gays propose des articles tant gays que BDSM (vêtements, jouets). J’ignore
s’ils ont un service de vente par correspondance.
« Black
Market Chicago », 1116 N. Milwaukee Ave., Chicago 60622, Etats-Unis,
téléphone : ++ 1 773 278-6780. Ils proposent des équipements BDSM, des
appareils, des jouets et des livres. Ils sponsorisent des nuits du bondage
régulières dans des bars locaux.
« Taboo
Tabou » (ou est-ce dans l’autre sens ? J),
856 W. Belmont Ave., Chicago 60657, Etats-Unis, téléphone ++ 1 773 SAFE-SEX (ou
son équivalent digital). Ils vendent de la lingerie érotique, des équipements
et des accessoires BDSM, des jouets et une large sélection de préservatifs.
« Paul
C. Leather », 2421 W. Pratt Ave., Suite 959, Chicago 60645, Etats-Unis,
téléphone 800 FETISH-0 (ou son équivalent numérique). Proposent un catalogue de
vêtements de cuir pour le BDSM ; visite du showroom sur rendez-vous
uniquement. Leur adresse e-mail est au FetishO@aol.com
« Pleasure
Chest », 3155 N. Broadway, Chicago 60657, Etats-Unis. Téléphone ++ 1 773
525-7151. Un sex-shop généraliste avec une belle sélection d’appareils et d’équipements
BDSM.
« Slimwear
of America », P.O. Box 997, Eastsound, WA 98245, Etats-Unis, répondeur au
++ 1 206 376-5213, fax au ++ 1 206 376-5231. Un fournisseur bien connu de
vêtements en caoutchouc et en latex. Le catalogue de vêtements est à 17,50$, celui
de cagoules et de bâillons à 6$ et pour 22$, vous recevrez les deux port
inclus.
« Heartwood
Whips of Passion », 412 N. Coast Hwy. #210, Laguna Beach, CA 92651,
Etats-Unis. Vous y trouverez les meilleurs fouets. Les fouets de Jeanne sont
des œuvres d’art, qu’on les utilise ou pas.
« Bondage,
James Bondage, Inc. », 7926 Woodvale Cir., Tampa, FL 33615, Etats-Unis.
Téléphone ++ 1 813 443-3658. Fournisseurs d’équipements de bondage, de vidéos
et de magazines, à ce que je crois.
Si
vous êtes à la recherche d’accessoires en cuir dans la région de l’Upstate de
New York, adressez-vous à « Savage Gifts & Leather ». Le nom du
propriétaire est Ken Savage et son magasin se trouve au 88 Central Ave., Albany
NY 12210. Son n° de téléphone est le ++ 1 518 434-2324. Il fabrique sur mesure
tout appareil ou accessoire dont vous pourriez rêver et il m’a aidé à créer
quelques harnais sur mesure. Son magasin est ouvert tous les jours, sauf le
dimanche, de 12 heures à 20 heures, heure locale, et jusqu’à 23 heures le samedi.
Il participe également à des expositions dans sa région et accepte les
commandes par courrier.
« JT
Toys, Inc. », téléphone ++ 800 755-TOYS, e-mail à jttoys@world.std.com J.T. (son nom est
Joel Tucker) a une très belle sélection d’équipement SM de qualité au meilleur
prix. De plus c’est quelqu’un de très agréable avec qui faire des affaires. Son
nouveau site web se trouve à http://www.stockroom.com
Cecilia
Tan, présente depuis longtemps sur s.s.b-b, a désormais une boutique à
elle : « Circlet Press Mail Order Books », P.O. Box 15143,
Boston, MA 02215, Etats-Unis. Pour toutes sortes d’ouvrages généraux et de
romans érotiques spécialisés dans le cuir/ le fétichisme et le SM. Vous pouvez
obtenir un catalogue gratuitement en incluant 29 cents de frais d’envoi, ou par
e-mail à she’s ctan@world.std.com.
« Constance
Entreprises Ltd. », P.O. Box 43079, Upper Montclair, NJ 07043, Etats-Unis.
Voir aussi « Dressing for Pleasure », 590 Valley Road, Upper
Montclair, NJ, Etats-Unis, téléphone ++ 1 201 746-5466. Un magasin avec
beaucoup de classe, spécialisé dans les vêtements et les jouets pour les
amateurs de BDSM.
« Il
Bolero », 6846-6842 St. Hubert St., Montreal, Quebec, Canada H2S 2M6,
téléphone (514) 270-6065. Je ne connais pas grand chose sur ce magasin, si ce
n’est qu’ils proposent un beau choix de cuirs « Northbound Leather ».
« Bon-Vue
Entreprise, Inc. ». Les propriétaires, Bill et Debbie Majors (qui publient
parfois sur s.s.b-b) proposent des vidéos, des magazines, des BD, des
portfolios d’art, des livres de poche sur le B&D, entres autres
produits ; la plupart étant orientés dominant homme/ soumise femme. Ils
s’occupent également de « Hedonism BBS » au (310) 631-7697. Leur
catalogue coûte 55$ et peut être obtenu à « Bon-Vue Entreprise, Inc, P.O.
Box 92886, Long Beach, CA 90803, Etats-Unis. Ils offrent en outre une totale
garantie de satisfaction dans le domaine des articles érotiques pour adultes.
Téléphone : ++ 1 310 631-1600.
« BR
Creations » à Moutain View fabrique des corsets sur mesure – leur
adresse : P.O. Box 4201, Moutain View, CA 94040, Etats-Unis. Leur
catalogue coûte 5$ et la qualité de leurs articles est excellente.
Mark
I. Chester fabrique des body bags et des cagoules en spandex ; son adresse
est P.O. Box 42501, San Francisco, CA 94101, Etats-Unis, téléphone ++ 1 415
621-6294.
Pour
une touche d’élégance, procurez-vous une paire de « Vampire Gloves »
(gants de vampire) à la boutique de Leonard « Lucifer’s Armory ».
Vous pouvez contacter Leonard à ixion@dorsai.org,
ou à l’adresse suivante : Box 808, 874 Broadway, New York, NY 10003,
Etats-Unis.
« Aslan
Leather » par Carrie, 363 Sorauren Ave., Box 58, Toronto, Ontario, Canada
M6R 2G5, téléphone ++ 1 416 38-9759. Carrie fabrique de l’équipement de bondage
(sans cuir, pour les végétaliens qui veulent éviter les produits d’origine
animale dans leurs accessoires de jeu). Mais elle fabrique également des
articles avec cuir pour le reste d’entre nous.
J’apprends
que l’on peut appeler le (800) 305-5525 pour obtenir un catalogue de ceintures
de chasteté contemporaines.
Les
magazines classiques de « Love Bondage » (spécialisé dans de ravissantes
créatures posant ligotée et vêtues de lingerie ) sont disponibles via
« Harmony Concepts », Box 69976, Los Angeles, CA 90069, Etats-Unis.
Vous
pourrez vous procurer un beau choix d’équipement de bondage en spandex chez
« Noelle Nielson Softwear », Box 69826, Los Angeles, CA 90069,
Etats-Unis. Ecrivez-lui pour plus d’information.
Voici
une publicité assez suggestive que j’ai reçue récemment : « JG
Leather est fabricant de harnais de discipline sur mesure, et s’est spécialisé
dans les articles en cuir et en caoutchouc. Parmi les modèles proposés, on
trouve des harnais complets « poney-fille » et
« poney-garçon », avec mors et bride séparés et des harnais de
discipline « cow-girl » ou « cow-boy » pour la traite. Tous
les harnais sont prévus pour être suspendus en toute sécurité, et peuvent
également être utilisés avec des masques à gaz spéciaux afin de faire office
d’accessoire de privation sensorielle, de contrôle respiratoire ou de
« techniques de conditionnement » électriques. Des jouets standard sont
également disponibles suivant les spécifications du client. Le catalogue coûte
5US$ ou 6,50$ canadiens. Ecrivez à « JG Leathers », 5324 10A Avenue,
Delta, B.C., Canada V4M 1Y6.
« The
Naughty Victorian » (2315-B Forest Drive, Suite 68, Annapolis, MD 21401,
Etats-Unis, téléphone ++
1-800-778-7428, fax ++ 1 410-626-1879). Ils offrent « le plus bel ensemble
de littérature, de vêtements, d’accessoires et de matériel » pour
« la pratique de la discipline domestique pour les adultes ». Leur
catalogue est disponible au prix de 5$.
Pour
ceux qui préfèrent fabriquer leurs propres jouets, on m’a renseigné une
excellente adresse pour les peaux de cuir et les outils de maroquinerie est la
« M. Siegel Company, Inc., 120 Pond Street (Route 126), Ashland, MA 01721,
Etats-Unis. Téléphone ++ 1 508 881-5200, fax ++ 1 508 881-5203, et uniquement
pour les commandes le (800) 932-8956. Ils ouvrent à des heures bizarres et ont
des quantités de commande minimum, aussi est-il préférable de les appeler au
préalable.
Si
vous passez par San Francisco, faites un saut chez « Stormy
Leather », 1158 Howard St., San Francisco, CA 94103, Etats-Unis. Leur
téléphone est le ++ 1 415 626-1672, et leur site web se trouve à www.stormyleather.com. Cette boutique
est tenue par une femme et propose une excellente sélection de vêtements sexy
en cuir et en latex, un beau choix d’équipement de bondage de base, et une
magnifique section « livres et magazines ». Elle s’adresse autant aux
hommes qu’aux femmes, elle aura sans aucun doute le jouet que vous
cherchez ; elle fait aussi du sur-mesure. Malheureusement, elle n’accepte
plus les commandes par courrier.
Un
autre magasin à San Francisco est « Romantasy », qui a également une
page web. Pour plus d’information, cliquez ici.
Traductions,
etc.
Ces
FAQ ont été jusqu’à présent traduites en quatre langues ! (J’en fais
mention avant les FAQ parce que j’en suis très fier et très heureux J). Si vous désirez les traduire
dans une autre langue, ou re-traduire l’une des quatre premières versions,
faites-le moi simplement savoir – j’ai à votre disposition un formulaire
d’autorisation si nécessaire – et j’établirai le lien vers votre traduction dès
qu’elle sera disponible, puis je l’archiverai également sur ce site. Merci
BEAUCOUP à tous ceux qui ont investi leur temps et leurs efforts à traduire mes
FAQ ; c’est un grand honneur pour moi et une aide précieuse pour beaucoup
d’autres.
·
Vous
trouverez la version japonaise en ligne ici. J’ai archivé une ancienne version
ici.
·
Une
version en italien est disponible ici (ainsi qu’une copie plus ancienne
archivée ici.)
·
La
version en allemand est en ligne ici ; je l’ai aussi archivée ici.
·
La
version la plus récente est en tchèque, pour le moment elle n’est disponible
que sous forme d’archive, ici.
·
Si
vous désirez télécharger l’entièreté des FAQ sous format texte (en
anglais J), vous le pouvez grâce aux efforts
de spectrum@magenta.com ; voici donc la copie des FAQ au format texte.
Questions
fréquemment posées sur les FAQ
Quelques
réponses simples à des questions simples.
*
Qu’en est-il des FAQ de alt.sex.bondage ? Alt.sex.bondage fut le premier
groupe de discussion BDSM sur Internet. Actuellement, il est noyé sous la
publicité (ainsi que toute l’arborescence alt.sex). Lorsque soc.subculture.bondage-bdsm
fut créé, j’ai demandé si je pouvais reprendre les FAQ de alt.sex.bondage (dont
j’étais l’auteur) pour ce nouveau groupe. Les utilisateurs m’ont répondu :
« Mais bien sûr ! », et je ne l’ai jamais fait. Jusqu’à
maintenant. Les FAQ de s.s.b-b forment désormais une référence à la première
version. Je suis enchanté de constater à quel point s.s.b-b a recapturé de
l'ancien esprit qui habitait a.s.b. (J'ai désormais une vie bien plus remplie
qu'à l'époque, ce qui est la principale raison pour laquelle ce FAQ a été
négligé... j'espère que je n'ai pas trop abandonné la communauté en réalisant
plus de perversions dans la vraie vie que dans le virtuel...)
Depuis
combien de temps vous occupez-vous de ces FAQ ? Depuis 1991. Depuis tout ce
temps, j'ai reçu énormément de remerciements et de suggestions et j'espère
pouvoir trouver plus de temps afin de travailler les points fondamentaux de ces
FAQ qui sont toujours à l'heure actuelle (et à ma connaissance) les meilleures
références sur le SM de tout l'Internet. (Si je me trompe, veuillez me le faire
savoir quels sites sont meilleurs de telle manière que je puisse les mentionner
ici !).
Appendice
Je
ne suis pas la seule personne à poser des questions ou à y répondre à propos du
BDSM. On trouve énormément d'autres auteurs SM sur le net, et parfois certains
d'entre eux m'envoient des questions ou des réponses personnelles. J'ai
recueilli un peu des ces informations ici.
Beaucoup
des informations de cet appendice recoupent celles dont je traite dans mes FAQ,
mais ce n'est pas le cas pour toutes. De toute manière, il n'est jamais inutile
de s'informer d'autres points de vue et d'autres sources lorsqu'on découvre le
SM. Ces textes sont offerts tels quels dans cet esprit; je n'y ai pas apporté
beaucoup de modifications (et, en conséquence, je pourrais ne pas être toujours
d'accord avec les informations qu'ils contiennent, ni voir les choses sous le
même angle. Ne les prenez donc pas plus au pied de la lettre que ces FAQ
elles-mêmes !)
L'auteur
des réponses est [mis entre crochets] avant le nom de leur question. Je n'ai
écrit aucun texte sur ses pages, si ce n'est l'introduction. (Par contre, j'ai
rédigé les codes HTML, je suis donc le seul responsable des erreurs qui
pourraient s'y être glissées).
1.
[Hans Meijer] Le bondage japonais, trouver un partenaire, etc.
2.
[Jonathan Peters] le self-bondage: conseils détaillés.
3.
[Tanith Tyrr] les jouets SM bon marché et créatifs.
Déclaration
de plagiat et acte de renonciation de droits d’auteur illégaux.
Vous
pourriez supposer qu'après avoir été un auteur sur Internet depuis 1991
(lorsque j'entamai la rédaction de ces FAQ), j'aurais acquis des notions de ce
qu'est un droit d'auteur. Malheureusement, en 1994 et en 1999, j'ai prouvé que
non, en republiant des passages extraits de l'œuvre de l'admirable écrivain Carol Queen, sans la citer - et dans un
cas en indiquant ma propre mention de droits d'auteur sur son texte. J'ai créé
une page détaillant l'incident et reprenant mes excuses officielles et mon acte
de renonciation formelle sur ces droits d'auteur illégaux de ses textes.
Ce
site fait désormais partie du "Sex Education Web Circle" !
[
précédent - 5 derniers - au hasard - 5 suivants - suivant ]
Cette
page pourrait devenir illégale bientôt
Si
vous accordez de l'importance à la libre expression (comme cette page en fait
usage) sur Internet, informez-vous et participez aux activités des groupes qui
travaillent à écarter la censure. Vous en saurez plus sur ce que vous pouvez
entreprendre pour apporter votre soutien en visitant les sites suivants:
Center
for Democracy and Technology
Voters
Telecommunications Watch
Electronic
Frontier Foundation
Merci
de m'avoir lu !
J'espère
que vous avez appris quelque chose ! Souvenez-vous, votre sexualité est
merveilleuse: préservez-la et développez-la !